Libye

« Nous avons vu des équipes médicales et des ambulances visées, ce qui est complètement inacceptable. »

— Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Stéphane Dujarric a réclamé hier une « pause humanitaire » dans les combats aux abords de Tripoli, afin de faciliter le départ des civils et apporter une aide à ceux qui restent. Depuis une semaine, l’ONU a lancé en vain plusieurs appels à un arrêt des combats et de l’offensive des troupes du maréchal Khalifa Haftar sur Tripoli. (Agence France-Presse)

Mexique

Des migrants entrent de force à partir du Guatemala

Un groupe de 350 migrants centraméricains est entré hier à l’aube par la force au Mexique à partir du Guatemala, ouvrant la voie à une caravane composée au total de quelque 2500 personnes, a annoncé le gouvernement mexicain. « Avec une attitude agressive, ils ont brisé le cadenas fermant la grille située à la frontière et ils sont entrés dans le pays », a précisé le communiqué de l’Institut national de migration (INM). Selon l’INM, à la suite du premier groupe de 350 personnes, quelque 800 autres personnes ont franchi la frontière, mais l’AFP a constaté que la caravane était bien plus importante ; une partie des migrants sont passés par la rivière Suchiate, qui sépare le Mexique du Guatemala. La caravane a ensuite emprunté la route qui relie la ville frontière de Ciudad Hidalgo avec Tapachula, dans l’État du Chiapas (sud). « Là-bas [NDLR : dans notre pays], on ne peut pas vivre. On va vers la frontière, vers les États-Unis », a déclaré Jorge, un jeune Hondurien qui marchait à côté de son ami, refusant de donner son nom de famille.

— Agence France-Presse

Ukraine

Les rivaux à la présidentielle en campagne à Berlin et à Paris

Les deux prétendants à la présidence ukrainienne, le sortant Petro Porochenko et le comédien Volodymyr Zelensky, sont allés chercher des soutiens internationaux à Berlin et à Paris hier, à neuf jours du deuxième tour de l’élection. À Berlin, où il était venu discuter sécurité, coopération économique et investissements, le président ukrainien, Petro Porochenko, a été reçu par la chancelière allemande, Angela Merkel. Presque au même moment, Volodymyr Zelensky, novice en politique et favori du scrutin, s’entretenait avec le président français, Emmanuel Macron. « Ce fut une réunion très positive. Une rencontre pour se connaître et échanger sur le développement des relations bilatérales et du pays », a ensuite indiqué Ivan Bakanov, chef de la campagne de M. Zelensky. Selon lui, les discussions, d’une heure environ, ont notamment porté sur le processus de paix dans l’est de l’Ukraine, la corruption et les réformes. Emmanuel Macron a également reçu dans la soirée Petro Porochenko, qui est reparti à l’issue de la rencontre sans faire de déclaration. Mais il a publié sur Twitter et Facebook des photos sur lesquelles le président français et lui-même apparaissent souriants. — Agence France-Presse

Colombie

L’accord de paix doit être respecté, prévient l’ONU

L’ONU a appelé hier le gouvernement colombien à ne pas remettre en cause les éléments clés de l’accord de paix avec la guérilla des FARC, à défaut de quoi il pourrait créer une incertitude dangereuse pour le processus historique qui a mis fin à un demi-siècle de conflit armé. « La plus grande incertitude serait de rouvrir les éléments clés de l’accord de paix », a estimé l’émissaire de l’ONU pour la Colombie, Carlos Ruiz Massieu, lors d’une réunion du Conseil de sécurité. Le président colombien, Ivan Duque, souhaite modifier une partie de l’accord qu’il considère comme trop indulgente avec les combattants qui ont commis des crimes graves, et qui est liée à l’établissement dans le pays d’une Juridiction spéciale de paix. Ivan Duque, soutenu par la droite dure et les conservateurs, entend modifier certains de ses points, issus du pacte signé par son prédécesseur, le Nobel de la Paix Juan Manuel Santos, et les Forces armées révolutionnaires de Colombie. L’accord prévoit que les auteurs de crimes graves durant le conflit, ex-guérilleros comme militaires, bénéficient d’autres peines à la prison s’ils avouent leurs forfaits, dédommagent les victimes et s’engagent à ne plus recourir à la violence. — Agence France-Presse

Afghanistan 

Les talibans annoncent leur offensive de printemps

Les talibans ont annoncé hier lancer leur offensive annuelle de printemps alors que des pourparlers de paix sont en cours tant avec les États-Unis qu’avec des représentants du gouvernement afghan qu’ils doivent rencontrer la semaine prochaine.

Washington a immédiatement dénoncé une annonce « irresponsable ». « Au moment où tous les Afghans doivent se retrouver dans le cadre de discussions pour déterminer un avenir commun, un appel au combat montre que les talibans sont coincés dans leurs méthodes du passé », a gazouillé l’émissaire américain pour les pourparlers de paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad.

Il a toutefois confirmé que l’administration de Donald Trump poursuivrait ses efforts pour « mettre fin à la guerre » et « réunir les différentes parties autour d’une table pour négocier la paix ».

Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a donné le coup d’envoi à l’opération Al-Fath – « victoire » ou « conquête » en arabe – pour « éradiquer l’occupation » et « nettoyer notre patrie musulmane de l’invasion et de la corruption ».

« Notre devoir djihadiste n’est pas encore terminé », a-t-il poursuivi dans un communiqué.

L’offensive de printemps des talibans marque habituellement le début de ce qui est considéré comme la « saison des combats », bien que ces dernières années ils se soient poursuivis l’hiver.

En mars, l’administration du président afghan, Ashraf Ghani, a annoncé une offensive des forces de sécurité afghanes, nommée « opération Khalid ».

Multiples rencontres

Talibans et autorités de Kaboul espèrent renforcer sur le champ de bataille leur position à la table de négociations.

Les États-Unis, qui cherchent à s’extraire de la plus longue guerre de leur histoire, ont entamé l’été dernier des pourparlers avec les rebelles. La dernière session de discussions bilatérales s’est achevée en mars au Qatar.

Des membres de l’opposition au président Ghani ont également rencontré les talibans en février à Moscou.

Et, pour la première fois, du 19 au 21 avril à Doha, une délégation du gouvernement afghan doit rencontrer des représentants talibans, a fait savoir jeudi la présidence afghane.

Les rebelles, qui refusaient jusque-là de discuter avec les autorités de Kaboul, qu’ils qualifient de « marionnettes » de Washington, n’ont pas confirmé cette date.

Ils nient également tout caractère officiel à cette rencontre, insistant sur « un échange de points de vue » et sur le fait que « toute personne faisant partie de l’administration de Kaboul […] ne participera qu’à titre personnel ».

— Agence France-Presse

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