Bourse

Après Apple, Samsung entrevoit aussi des profits moindres

Le géant sud-coréen Samsung Electronics s’attend à une baisse de près de 30 % de son bénéfice opérationnel au deuxième trimestre, la première en deux ans, brossant un sombre tableau de l’avenir pour cause de concurrence féroce des fabricants chinois de téléphones intelligents et de recul du coût des puces mémoires.

Cet avertissement, fait hier dans un communiqué, ajoute aux inquiétudes pour le secteur technologique après l’avertissement-choc sur résultats publié la semaine dernière par le géant américain Apple, qui a mis en cause le ralentissement des ventes en Chine et la guerre commerciale.

Samsung, premier fabricant mondial de téléphones intelligents et de puces, affichait ces dernières années des résultats records malgré une série de revers, dont le rappel planétaire humiliant de son appareil phare et la condamnation de l’héritier de l’empire.

Mais le bénéfice opérationnel du dernier trimestre 2018 devrait tourner autour de 10 800 milliards de wons (12,7 milliards de dollars canadiens), soit 28 % de moins qu’un an auparavant, a déclaré le groupe dans un communiqué. Loin des 13 500 milliards de wons attendus par les analystes, sondés par FnGuide.

Le chiffre d’affaires devrait quant à lui s’afficher en baisse de plus de 10 %, à 59 000 milliards de wons.

Dans un contexte de contraction des marges de sa division mobile, Samsung avait jusque-là tiré son épingle du jeu grâce aux ventes florissantes de ses puces mémoires, qui équipent ses propres téléphones, mais aussi ceux de ses concurrents, dont Apple.

Mais les perspectives pour les prochains mois sont sombres en raison de la « demande maussade dans le secteur des puces et de la concurrence exacerbée dans le secteur des téléphones intelligents », explique le groupe. « Les revenus du secteur mémoire ont fortement chuté […] en raison de la faiblesse plus grande que prévu de la demande dans un contexte d’ajustement des stocks de la clientèle des centres de données. »

De ce fait, les exportations ont reculé, tandis que les prix des puces ont baissé « plus que prévu ».

« Nous nous attendons à ce que le chiffre d’affaires reste modeste au premier trimestre 2019 […] mais à ce qu’il se renforce au deuxième trimestre. »

Ce n’est pas l’avis de Kim Sun-woo, analyste chez Meritz Securities, pour qui les conditions difficiles, tant pour les semi-conducteurs que pour les téléphones intelligents, perdureront toute l’année.

Samsung dévoilera ses performances sectorielles au moment de la publication de ses résultats définitifs, attendue à la fin du mois.

Pour l’année 2018, le mastodonte table sur un résultat opérationnel de 58 900 milliards de wons, en hausse de 10 % sur un an, ainsi que sur une légère augmentation de son chiffre d’affaires, à 245 500 milliards de wons.

Revue boursière

Troisième hausse d’affilée

Les Bourses nord-américaines ont terminé dans le vert, hier, pour la troisième séance de suite, aidées par les performances de quelques vedettes de la technologie comme Apple et Facebook et l’espoir d’avancées dans les négociations entre la Chine et les États-Unis. L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné 1,1 % et le NASDAQ s’est apprécié de 1,1 %.

FNB

La RBC et BlackRock s’allient

RBC Gestion mondiale d’actifs et Gestion d’actifs BlackRock Canada Limitée ont conclu un partenariat qui offrira la gamme de fonds négociés en Bourse (FNB) la plus complète sur le marché canadien, ont annoncé hier les deux groupes. Cette alliance unit deux chefs de file du marché : le plus grand gestionnaire de FNB au monde et le principal gestionnaire d’actifs au Canada. Les familles de FNB offertes au Canada par BlackRock Canada et RBC GMA Inc. sont réunies sous une seule marque : RBC iShares. Globalement, cette gamme de solutions, qui représente 60 milliards de dollars d’actifs, constitue l’offre de FNB la plus large et la plus complète au Canada. La gamme RBC iShares comprendra au total 150 FNB.

— La Presse canadienne

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.