Marché Central

Les maraîchers déménageront sur le boulevard Pie-IX

Les producteurs maraîchers du Marché Central ont enfin trouvé leur destination. La Place des producteurs migrera en septembre 2019 sur le boulevard Pie-IX, au nord du boulevard Robert, dans le quartier Saint-Michel.

Regroupant plus de 250 producteurs québécois, la Place des producteurs forme le plus important marché de gros de fruits et légumes et de végétaux de l’est du Canada, lit-on dans le communiqué annonçant la nouvelle. Elle était établie au Marché Central depuis 1960.

L’an dernier, le propriétaire du Marché Central, la caisse de retraite bcIMC, a racheté pour 30 millions de dollars le bail des producteurs maraîchers qui avait encore pratiquement 35 ans à courir.

« L’achat du 9190-9252, boulevard Pie-IX, sera notarié en février prochain. Le processus de vérification préalable à l’achat est terminé à 99 % », dit dans un entretien Jocelyn St-Denis, DG de l’Association des producteurs maraîchers du Québec (AMPQ), propriétaire de la Place des producteurs.

On ne connaît pas la valeur de la transaction, mais des travaux considérables sont requis pour la remise aux normes du bâtiment.

« C’est un bâtiment bâti au début des années 80 et qui a besoin d’amour. On a un bon budget pour refaire l’intérieur, l’isolation, la réfrigération, probablement la toiture », énumère M. St-Denis, sans vouloir dévoiler l’ampleur du chantier. « On veut le remettre en état selon les règles de l’art pour la commercialisation des fruits et légumes. On va être 100 % à l’intérieur, dans un endroit fermé et réfrigéré. » Les travaux s’échelonneront de la date de prise de possession à septembre 2019.

Un terrain de 475 000 pi2

Les acquéreurs du 9190-9252, boulevard Pie-IX seront l’APMQ et Fruits et Légumes Gaétan Bono, en parts égales. Deux autres grossistes viendront les rejoindre dans l’est de la ville, soit les champignons Essex et les pommes Dagenais.

La propriété retenue consiste en un terrain de 475 000 pi2 sur lequel deux bâtiments sont érigés : un de 120 000 pi2 à deux étages avec 130 quais d’accès et un second de taille plus modeste.

Pour l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, la venue des maraîchers prend l’allure d’un cadeau de Noël.

« C’est une bâtisse qui était sous-utilisée depuis un bon laps de temps, dit Marc-André Hernandez, chef de division de l’urbanisme et des services aux entreprises de l’arrondissement. On est vraiment heureux qu’une entreprise aussi solide vienne s’installer sur un site stratégique pour la portion nord du parc industriel, là où le maillage entre les occupants est plus faible que dans sa partie sud. » Il a bon espoir que l’arrivée des producteurs provoque un effet d’entraînement dans le secteur.

Selon ses dires, l’arrondissement n’appréhende pas de problèmes de voisinage malgré le va-et-vient prévisible des camions.

La circulation dans le secteur sera toutefois perturbée prochainement avec l’arrivée du service rapide par bus (SRB). « Il y a déjà des discussions qui sont amorcées avec le bureau de projet pour voir quelles sont les incidences autant des travaux que pour la suite des choses entre ce nouvel arrivant et le projet SRB Pie-IX », précise M. Hernandez.

Restauration

Le propriétaire de la Cage achète Moishes

Le restaurant montréalais Moishes, qui célèbre cette année son 80e anniversaire, change de propriétaire. Sa destinée sera désormais entre les mains du Groupe Sportscene, connu pour La Cage – Brasserie sportive.

La transaction, dont la somme n’a pas été dévoilée, inclut le restaurant du boulevard Saint-Laurent, les marques de commerce et la gamme de produits Moishes (saucisses, cornichons, côtes levées, salade de chou) vendue dans les supermarchés.

« Avec l’acquisition de Moishes, [Sportscene] compte maintenant dans ses rangs un restaurant de classe mondiale », s’est réjoui le président et chef de la direction, Jean Bédard, dans un communiqué.

Le propriétaire de Moishes des dernières décennies, Leonard (Lenny) Lighter, demeurera à la direction de Moishes. Il est le fils de l’immigré d’origine roumaine Moishes Lighter qui a donné son prénom à la grilladerie pendant la Seconde Guerre mondiale. Auparavant, l’établissement s’appelait The Romanian Paradise.

« Cette association d’entreprises québécoises constitue un événement majeur et très stimulant pour nous », a indiqué Lenny Lighter, en qualifiant Moishes de « véritable icône montréalaise de la restauration et de la scène culinaire québécoise depuis 1938 ».

Le restaurateur croit que « l’apport de Sportscene » permettra d’attirer de nouveaux clients et d’accélérer le développement de la marque. Il a dit avoir espoir que Moishes célèbre ses 100 ans.

« Moishes et Groupe Sportscene sont deux fleurons québécois, notre avenir commun s’annonce encore plus prometteur », a conclu M. Lighter.

Groupe Sportscene compte 43 restaurants La Cage – Brasserie sportive aux quatre coins du Québec. De plus, l’entreprise cotée à la Bourse de Toronto s’est associée aux restaurants L’Avenue (en avril 2018) pour en développer le concept et elle exploite dans la province l’enseigne P.F. Chang’s, spécialisée dans la cuisine asiatique.

Canada

Creux historique pour le chômage

Le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,6 % en novembre, soit le taux le plus bas enregistré depuis 1976, année où des données comparables sont devenues disponibles, a annoncé hier Statistique Canada.

L’agence fédérale a expliqué que l’emploi a progressé de 94 000 en novembre, stimulé par une hausse du travail à temps plein. Cette création mensuelle de nouveaux emplois « est la plus importante depuis 2012 », a noté Royce Mendes, économiste à la Banque CIBC.

Au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en novembre, l’emploi a augmenté de 219 000 ou de 1,2 %, sous l’effet d’une hausse du travail à temps plein (+ 227 000 ou + 1,5 %). Au cours de la même période, le nombre total d’heures travaillées s’est accru de 2,1 %.

L’emploi a augmenté dans six provinces, notamment au Québec et en Alberta, tandis qu’il a peu varié dans les quatre provinces de l’Atlantique.

Au Québec, l’emploi a augmenté de 26 000 en novembre, en raison d’une hausse du travail à temps plein. Le taux de chômage a peu varié pour s’établir à 5,4 %. L’emploi a connu une hausse notable dans les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans les services d’enseignement. Au cours de la période de 12 mois ayant pris fin en novembre, l’emploi dans la province a peu varié.

L’emploi dans les services professionnels, scientifiques et techniques a augmenté de 26 000, et les hausses les plus fortes ont été observées en Ontario et au Québec.

Un effet cannabis

Légalisé sous sa forme récréative le 17 octobre, le cannabis est devenu « une source bourgeonnante » de travail en novembre, avec la création de 10 400 emplois dans ce secteur, soit une hausse de 266 % sur un an, a souligné Statistique Canada.

La majeure partie des emplois créés dans ce secteur consistait en l’exécution de tâches comme la coupe de bourgeons.

Les employés du secteur du cannabis étaient aussi mieux rémunérés que la moyenne nationale, avec un salaire de 29,58 $ par heure travaillée, contre 27,03 $ ailleurs.

États-Unis

Une création d’emplois sous les attentes

Le taux de chômage aux États-Unis est resté stable en novembre, à 3,7 %, pour le troisième mois d’affilée, mais les créations d’emplois ont été moins fortes que prévu, selon des données publiées hier par le département du Travail. Les créations d’emplois sont tombées à 155 000 le mois dernier, après 237 000 en octobre (révision en baisse), un nombre inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 185 000 créations. À 3,7 %, le taux de chômage reste à son plus faible niveau depuis 48 ans. Il y avait encore, en novembre, 6 millions de chômeurs aux États-Unis. Mais sur un an, le nombre de chômeurs a diminué de 641 000, a précisé l’administration Trump. — Agence France-Presse

Transport

Uber a lancé cette semaine la procédure d’entrée en Bourse

La plateforme de réservation de voitures avec chauffeur Uber a discrètement lancé cette semaine une procédure en vue de son entrée en Bourse, a affirmé hier le Wall Street Journal (WSJ) au lendemain d’une annonce similaire de son rival Lyft.

Le WSJ, qui cite des sources proches du dossier, souligne qu’Uber escompte être le premier des deux à faire son entrée sur les marchés et viserait une cotation au premier trimestre, alors que Lyft viserait mars ou avril, ajoute le journal.

Ce serait une échéance plus brève que ce qui avait été évoqué par le patron du groupe américain.

Dès son arrivée à la tête d’Uber, fin août 2017, Dara Khosrowshahi avait en effet évoqué une introduction en Bourse au premier semestre 2019.

Une énorme introduction en Bourse

Mi-octobre, le WSJ avait affirmé que les banques d’affaires Goldman Sachs et Morgan Stanley étaient pressenties pour être les principales conseillères d’Uber dans cette opération et auraient présenté des propositions de valorisation dont l’une des plus optimistes avancerait 120 milliards de dollars de capitalisation boursière.

À plus de 100 milliards, le groupe établi à San Francisco ferait l’objet de la plus grosse introduction en Bourse jamais enregistrée dans le secteur technologique. Et Uber vaudrait autant que General Motors, Ford et Fiat Chrysler Automobiles, soit les trois premiers constructeurs automobiles américains, combinés.

Une entrée en Bourse d’une telle ampleur serait surtout une marque de confiance des investisseurs pour Dara Khosrowshahi, qui avait été nommé pour succéder au sulfureux fondateur Travis Kalanick, poussé vers la sortie par des investisseurs inquiets des scandales.

Pétrole

L’OPEP et ses alliés réduiront leur production

L’OPEP et ses alliés, dont la Russie, ont convenu d’une baisse commune de leur production de 1,2 million de barils de pétrole par jour dans l’espoir de redresser les cours, au terme de pourparlers marathons scrutés par le président américain Donald Trump. Cet objectif, attendu fébrilement par les marchés, sera réparti à hauteur de 800 000 barils quotidiens pour les 14 pays de l’OPEP et de 400 000 pour ses 10 partenaires, a précisé l’organisation lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à son siège de Vienne. La réduction, correspondant à un peu plus de 1 % de la production mondiale, est destinée à enrayer le recul des cours, qui ont dévissé de 30 % en deux mois dans un contexte de surproduction chronique. Dans la foulée de l’annonce, le cours du brut de référence (WTI) a augmenté de 1,12 $ à 52,13 $US hier sur le marché new-yorkais. — Agence France-Presse

Italie

Barilla s’attaque au mythique Nutella

Barilla, géant italien des pâtes et des biscuits, a décidé de défier son compatriote Ferrero en lançant une pâte à tartiner. Mais rivaliser avec Nutella ne sera pas une mince affaire. Détail important : la pâte à tartiner « Pan di Stelle » sera sans huile de palme, a précisé Barilla en annonçant hier que les premiers pots seraient commercialisés en janvier. L’huile de palme est un des ingrédients sur lesquels Nutella est régulièrement attaqué, même si Ferrero a reçu le soutien de WWF et de Greenpeace pour la traçabilité et la production durable de ses fournisseurs. Malgré cette controverse, Nutella reste le leader incontesté des pâtes à tartiner au chocolat. Selon Euromonitor International, il s’enorgueillit d’une part de marché de 54 % sur le plan mondial. Son rival le plus sérieux est Cokokrem, du groupe turc Yildiz Holding, très loin derrière avec… 2 % du marché. — Agence France-Presse

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