Boîte techno

Après Desjardins et Capital One… votre prochaine auto ?

Le piratage informatique est une affaire dont l’impact se fait essentiellement sentir de façon purement dématérialisée pour le moment. Mais quand la voiture autonome et connectée circulera sur les routes en plus grand nombre, les risques que des cyberpirates puissent menacer le monde physique et même la vie des gens seront bien réels, avertissent des chercheurs qui se sont penchés sur la question.

« Contrairement aux failles informatiques dont on entend parler ces jours-ci, les autos piratées vont avoir des conséquences physiques concrètes », avertit Peter Yunker, professeur adjoint à l’Université technologique de Géorgie (Georgia Tech). « Le problème est qu’en voiture, un seul ordinateur central gère tous les systèmes. Il n’existe pas nécessairement d’unités séparées pour la radio et pour les assistances à la conduite », ajoute le coauteur d’une étude portant précisément sur cet enjeu.

Celui-ci illustre le problème en imaginant une situation où un accident grave survient sur une autoroute congestionnée, et où la plupart des véhicules sont désactivés à distance, par le biais des réseaux sans fil, par un pirate informatique. Comment l’ambulance pourra-t-elle se rendre sur les lieux de l’accident ? C’est un cas extrême, mais pas si éloigné que ça de la réalité, conclut le chercheur. « Il suffirait d’immobiliser 20 % des véhicules sur la route à l’heure de pointe pour complètement neutraliser le réseau routier », dit-il, une proportion qui sera facilement atteinte par le nombre de véhicules reliés à l’internet par les réseaux mobiles d’ici quelques années, selon lui.

Le chiffre de la semaine

2,23 milliards de yuans

Taxe annuelle payée par Tesla pour son usine chinoise. Selon l’entente signée par Tesla et la Ville de Shanghai, en plus de cette taxe équivalant à environ 425 millions de dollars, le groupe californien s’engage à investir 2,6 milliards au cours des cinq prochaines années sur le sol chinois. On est loin des accommodements gouvernementaux faits dans d’autres pays pour attirer les entreprises étrangères…

Des X3 et X5 branchables confirmés par BMW

Le groupe bavarois BMW a rénové son usine de Caroline du Sud où sont assemblées des batteries afin d’en équiper ses deux VUS. Leur mise en marché ne devrait pas tarder, la direction du constructeur ayant confirmé que la production du X3 xDrive30e avait débuté le 1er août dernier, tandis que celle du X5 xDrive45e débutera en décembre prochain. BMW n’a pas dit un mot quant à la fiche technique de ses deux nouveaux VUS, mais la mécanique du X5 branchable serait, dit-on, similaire à celle de la grosse berline 745e qui figure déjà au catalogue. Celle-ci est animée par un six-cylindres turbo jumelé à un groupe électrique produisant une puissance totale de 388 chevaux (et un couple de 442 livres-pied), mais peut aussi parcourir un peu plus de 50 km en mode purement électrique. Le X3 partagerait la mécanique de la 330e, bonne pour 288 chevaux et un peu plus de 60 km d’autonomie électrique par charge. Il reste à connaître leur prix de détail.

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