Actifs au quotidien

Courir avec son chien chinois

Claude Lagueux
66 ans
Retraité
Bromont
Claude Lagueux a eu une aide précieuse pour se remettre en forme : Gucci, son chien chinois à crête, qui l’accompagne dans ses séances de canicross. La bête ne sera pas de la partie lorsque M. Lagueux s’attaquera à un demi-marathon la semaine prochaine, mais le petit chien ne perd rien pour attendre : il y aura d’autres séances de canicross à l’avenir.

Avez-vous toujours été physiquement actif ?

Je faisais un peu de tout, mais pas de hockey : ce n’est pas un sport qui m’attirait. J’ai fait un peu d’équitation, un sport technico-artistique. J’aimais tellement ça que j’en ai fait un métier : j’étais cavalier et entraîneur en sport équestre. J’ai fait ça toute ma vie.

Vous avez pris votre retraite il y a quatre ans. Qu’est-il arrivé ?

En prenant sa retraite, on pense qu’on est en vacances. On a tendance à ne rien faire. Je regardais autour de moi : je côtoyais des gens qui avaient mon âge, ils jouaient aux cartes et prenaient un verre. Je me suis dit que ce n’était pas moi, que je devais faire quelque chose. J’ai commencé à marcher sur la piste cyclable derrière chez moi. J’ai voulu courir un peu : c’est là que j’ai vu que je n’étais pas en forme.

Qu’avez-vous fait pour remédier à la situation ?

J’ai croisé des gens qui s’entraînaient avec leurs chiens. J’ai demandé si je pouvais me joindre au club de canicross local (Sirius Sports Canins). Ils ont dit oui. J’ai poursuivi mon entraînement une à deux fois par semaine avec le club, sous la direction de l’entraîneuse Geneviève Baril, ce qui m’a amené à participer à quelques compétitions de canicross.

Est-ce que ça a été difficile pour votre chien ?

Au début, il se demandait ce qui se passait. Après, il y a pris goût. Ce que les chiens font, c’est de se mettre en avant et de tirer un peu. C’est un peu ça, le principe du canicross : ils nous amènent avec eux. Les gros chiens, les chiens de chasse, ils tirent plus fort. Gucci, lui, ne tirait pas trop fort. C’est un chien chinois à crête, il a tout ce qu’il faut pour ne pas être un chien de canicross : il pèse 9 kg, ce n’est pas le chien le plus excité au monde. Il fallait que je le pousse un peu. Mais je faisais ça pour m’amuser : il faut garder un côté amusant, il faut que ce soit agréable.

Est-ce que vous continuez à faire du canicross ?

Cette année, ça a mal adonné avec les horaires pour les compétitions. J’ai continué à m’entraîner. J’ai fait une course de 10 km à Cowansville, mais sans chien. Il va peut-être m’en vouloir. J’ai fait un autre 10 km au canal de Chambly avec mon gendre. Je me suis inscrit au demi-marathon au Marathon de Montréal, le 23 septembre prochain.

À quoi ressemble votre semaine d’entraînement ?

Mon gendre m’a fait un programme. Je m’entraîne de deux à trois fois par semaine. À deux reprises, je fais de courtes distances, de 5 à 8 km. Une autre fois, je fais une longue distance, de 12 à 15 km. Je vais essayer de monter à 15-18 km, puis je vais diminuer le kilométrage. Il ne faudra pas trop courir, garder ses énergies avant le marathon. J’essaie de faire des marches pendant la journée où je ne m’entraîne pas, la journée qu’on appelle « repos actif ». J’encourage ma femme, qui est un peu moins sportive que moi, à m’accompagner. Je fais un peu de vélo aussi.

Allez-vous retourner au canicross ?

Ce que j’essaie de faire actuellement, c’est de courir 2 km avec Gucci. Je le ramène à la maison et je continue mon entraînement. C’est sûr que je vais retourner au canicross à un moment donné. Ce que je fais maintenant, le sport, c’est le chien et le canicross qui m’ont mené à ça. On embarque tranquillement, et hop, deux, trois ans après, on se retrouve là où on est.

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