Professionnels et bien lookés

Patrice Bergeron
Journaliste politique et correspondant parlementaire pour La Presse canadienne,
46 ans

Quel est le code vestimentaire que vous devez adopter dans le cadre de votre travail ?

C’est sûr qu’à l’Assemblée nationale, il y a un certain décorum, mais l’étiquette est plus floue, pour les médias, qu’il y a 10 ou 15 ans. Plusieurs vont porter des jeans et des polos ; cela dit, le veston est assez généralisé. Comme les élus, eux, sont tenus d’être en chemise, cravate et veston et qu’on les côtoie tous les jours, cela déteint, mine de rien. 

Quel est votre plus grand défi lorsque vient le temps de vous habiller le matin ?

Mon plus grand défi est surtout de trouver des pièces seyant à ma taille, comme je suis assez petit. Sauf quelques adresses comme Zara et Uniqlo, c’est assez catastrophique ! Voilà pourquoi je magasine beaucoup à Paris et au Japon lorsque j’y voyage. Sinon, mon plus grand défi est d’alterner mes ensembles pendant la semaine, tout en restant fidèle à un certain style.

Comment décririez-vos votre style, au bureau comme dans la vie ?

Je me suis imposé, au travail, de porter la chemise et la cravate. Cela dit, j’aime tout de même m’amuser avec mon look ; certains jours, je suis plus classique, d’autres plus excentrique ou j’adopte un esprit « british ». L’important pour moi est d’avoir une variété, de créer une sorte de rythme au fil des jours. J’aime aussi oser avec des pièces moins conventionnelles : la redingote, pour assumer mon petit côté dandy, ou encore porter un pantalon plus streetwear, avec élastique dans le bas. J’aime beaucoup porter des bottillons l’automne, c’est une façon de « casser » un look très classique.

Quel conseil général donneriez-vous, et que vous suivez vous-même, pour réussir à se démarquer avec son look lorsqu’on est au travail ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir 10 complets. Un ou deux, bien coupés, de couleur relativement sobre, suffisent. Ensuite, il est important de choisir ses chemises avec soin et un certain souci, et aussi d’oser quelques couleurs – pas juste du brun et du beige ! – et des motifs, comme le vichy [les petits carreaux]. Côté accessoires, on peut s’amuser. J’aime mettre l’accent sur la cravate ; j’en ai une grande collection et j’en ramène de chaque endroit où je voyage. Il y a aussi les chaussettes, bien sûr. On parle beaucoup des chaussettes de Justin Trudeau. Mais, dans le fond, c’est le seul élément de liberté qu’il a !

Un faux pas vestimentaire trop fréquent à votre goût ?

Je côtoie chaque jour des politiciens et le pire, c’est vraiment les mauvaises coupes. Des fois, ils pourraient rentrer deux ou trois dans le même veston. Ce n’est pas une question d’être mince, mais de coupe adéquate. C’est la chose qui me désespère le plus.

Votre marque ou détaillant favori pour dénicher des vêtements ou des accessoires pour le bureau ?

Pour me dépanner, je vais chez Zara et Simons. J’aime bien aussi les cravates chez RW & Co. Il est important pour moi d’investir dans de bonnes chaussures ; je me suis récemment acheté deux paires chez John Fluevog et j’apprécie aussi Chrome, à New York [ils vendent en ligne !]. Je voyage beaucoup, donc j’ai des adresses favorites dans plusieurs villes, comme Be Gentleman à Bruxelles et Hanky Man à Tokyo, une vraie caverne d’Ali Baba !

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