OPINIONS

Courrier

« Le dernier clou dans le cercueil », éditorial d’Ariane Krol publié hier

Enfin !

N’en déplaise aux tenants nationalistes, je suis très heureux qu’Ottawa intervienne enfin dans ce dossier honteux pour mettre les provinces au pas. Au fil des ans, j’ai payé une fortune pour des soins aux yeux et autres examens urgents que notre système de santé met une éternité à planifier.

— Charles Lavoie, Mont-Saint-Hilaire

Il y a des limites

Les frais accessoires sont scandaleux. J’approuve la ministre Philpott qui veut diminuer pour autant le transfert en argent qui a été dépensé par les médecins. Ils ont carrément pigé dans le plat de bonbons depuis 40 ans, aux dires de Gaétan Barrette. Cet argent n’a pu être dépensé à bon escient pour les patients. Il était temps que quelqu’un mette fin à ce stratagème éhonté.

En plus des augmentations salariales importantes dépassant même celles de nos voisins ontariens, les médecins se payaient des frais accessoires pour des actes couverts par l’assurance maladie. Il y a une limite à tout vouloir envoyer sur le dos des patients.

— Francine Roy

Droit de regard

Malgré toutes les lois, au provincial ou au fédéral, puisque les taxes fédérales participent au financement des dépenses de la santé, je crois que celui qui met la main dans sa poche a un minimum de droit de regard sur l’utilisation de ces fonds. Sinon, à quoi servent les gouvernements qui nous imposent ces taxes de toutes sortes ?

Les deux ordres de gouvernement ont des comptes à rendre à leurs électeurs.

Nous avons eu besoin de l’UPAC pour voir ce qui se passe quand on ne vérifie pas trop. Oui, le gouvernement fédéral a un minimum de droit de regard dans ces dépenses, même et surtout si ce n’est pas lui qui dépense directement cet argent.

— Yvan Sauvageau

« La fin de la société du consensus ? », chronique d’Alain Dubuc publiée hier

Une opposition légitime

Dans la recherche d’un consensus, il faut aussi que les promoteurs prennent en compte les inconvénients d’un projet et tentent de les minimiser.

Dans le cas du pipeline Énergie Est, on a soumis un tracé qui ne respecte aucune des règles de prudence devant les risques environnementaux, et c’est avec raison que l’opposition a dénoncé ce tracé. Au lieu de refaire leurs devoirs, les promoteurs ont commencé par nier l’autorité du BAPE, puis faire pression pour que les audiences soient faites en mode « fast track ». C’est cet entêtement qui empêche le consensus.

Dans le cas du Réseau électrique métropolitain de la Caisse de dépôt, presque tout le monde a souligné au départ le côté enthousiasmant de ce projet. Mais reste là encore à s’assurer que le trajet et les infrastructures proposées minimiseront les impacts négatifs. Dans ce cas, heureusement, la Caisse semble plus ouverte aux changements. Il ne faut pas voir l’opposition légitime de certains groupes comme un obstacle au consensus, mais comme une étape essentielle pour développer et affermir ce consensus.

— Pierre Sormany

La recherche de la querelle

Votre chronique correspond bien à la situation actuelle alors que toute critique est montée en épingle et davantage publicisée que le projet lui-même. Cet état de fait ne changera pas, cependant, vu l’appétit gargantuesque de la presse pour les mauvaises nouvelles, la recherche de la querelle et le parti pris en faveur de certains groupes de pression, y compris les écologistes et d’autres théories acceptées d’emblée par un groupe de meneurs d’opinion sans critique ni étude suffisante. Chapelles privées et besoins économiques sont l’âme de la presse actuelle.

— Guy Lafontaine

« Des délais à rendre fou ! », texte d’Alain Turcotte publié dimanche

De nombreuses idioties

Si vous trouvez que le Programme d’adaptation de véhicule est mal pensé, attendez de voir les embûches reliées au Programme d’adaptation de domicile !

Toutes les personnes suivantes doivent être impliquées dans le dossier : un entrepreneur spécialement approuvé par la Régie du bâtiment, un représentant de la ville de la MRC, un ergothérapeute du CLSC en plus de la Société d’habitation du Québec.

Cela fait en sorte que les délais avant de pouvoir commencer les rénovations sont de plus d’un an. De plus, pour faire la demande, vous êtes obligé d’habiter le logement en question, logement qui ne répond pas à vos besoins.

Vivre avec un handicap serait plus facile si ce n’était pas de tous les combats qui doivent être livrés contre les idioties des organismes censés nous donner un coup de main.

Je vous épargne les détails sur le programme d’aide à la mobilité. Une autre belle aventure compliquée cette fois-ci par la machine bureaucratique de la RAMQ !

— Jean-Philippe Brabant, Laval

Rectitude administrative

Des processus complexes et onéreux pour prévenir des fraudes peu probables. L’enfer bureaucratique est pavé de rectitude administrative. Si on simplifiait le dédale des procédures, on sauverait des coûts et les services seraient disponibles plus rapidement. Très peu probable que le commerce des véhicules adaptés ne donne lieu un jour à une commission d’enquête.

— Esther Martin

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