L’intimidation et la violence à l’école

L’importance de les prévenir
et de les contrer

L’intimidation et la violence à l’école ont des conséquences qui peuvent être très graves. Les écoles privées québécoises veillent heureusement à offrir un milieu d’apprentissage sain et sécuritaire de manière à ce que tous leurs élèves puissent y développer leur plein potentiel, à l’abri de toute forme d’intimidation et de violence.

L’intimidation et la violence peuvent être présentes dans tous les milieux : dans les corridors de l’école, dans la cour de récréation, en classe, sur le terrain de jeu, dans la rue, au centre commercial, etc. Ces comportements peuvent malheureusement transformer des activités quotidiennes en cauchemars, comme marcher pour aller à l’école ou dîner à la cafétéria. Ils peuvent notamment entraîner de la méfiance, de l’insécurité, une baisse du sentiment d’appartenance à l’école et de l’estime de soi, de l’anxiété et de l’isolement. Ils peuvent même rendre malades ceux qui en sont victimes. Cela est sans compter l’absentéisme, les échecs scolaires et le décrochage des élèves.

Voilà pourquoi l’intimidation et la violence à l’école ne doivent pas être tolérées.

Des définitions précises

Pour pouvoir agir contre l’intimidation et la violence à l’école, il faut d’abord comprendre de quoi il s’agit. Selon la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur l’enseignement privé, l’intimidation se définit ainsi : «  tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser  ». Quant à la violence, la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur l’enseignement privé définissent celle-ci comme suit : «  toute manifestation de force, de forme verbale, écrite physique, psychologique ou sexuelle, exercée intentionnellement contre une personne, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse, de la léser, de la blesser ou de l’opprimer en s’attaquant à son intégrité ou à son bien-être psychologique ou physique, à ses droits ou à ses biens  ».

Un plan de lutte dans chaque école

Pour lutter contre cette problématique, le projet de loi no 56 : Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école a été adopté par l’Assemblée nationale, en juin 2012. Afin de respecter leurs obligations légales face à la prévention des actes d’intimidation et de violence, les écoles privées québécoises se sont donc dotées d’un plan de lutte contre l’intimidation et la violence. Ce plan doit notamment prévoir des mesures qui favorisent la collaboration des parents à la lutte contre l’intimidation et la violence et à l’établissement d’un milieu d’apprentissage sain et sécuritaire. Il doit aussi préciser les actions qui doivent être prises à l’école lorsqu’un acte d’intimidation ou de violence est constaté ainsi que les mesures de soutien ou d’encadrement alors offertes. Il doit également déterminer les sanctions disciplinaires applicables dans un tel cas et spécifier le suivi qui doit être donné à tout signalement et à toute plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence. Afin d’aider ses membres à mettre en œuvre un tel plan, la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) a produit un «  Guide de référence pour prévenir et contrer l’intimidation et la violence à l’école  ». La FEEP encourage également ses membres à suivre une formation traitant d’intimidation, de harcèlement et de discrimination raciale et sur leurs conséquences.

« Un climat scolaire positif et un milieu d’apprentissage et d’enseignement sécuritaire sont essentiels pour que les élèves réussissent à l’école. »

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