Brésil 

« [Jair Bolsonaro] fomente la violence, y compris la culture du viol. Il a dit à une députée qu’il ne la violerait pas parce qu’elle ne le méritait pas. Vous voulez un signal plus fort ? »

— Fernando Haddad, candidat de gauche à la présidentielle au Brésil, au sujet de son adversaire d’extrême droite, Jair Bolsonaro, rappelant les propos de ce dernier à l’encontre d’une députée du Parti des travailleurs (PT) en 2014. À deux semaines du second tour, le dernier sondage donne le candidat d’extrême droite largement vainqueur (58 % contre 42 %). (AFP)

Grèce

11 passagers d’un véhicule de migrants meurent brûlés vifs

Les 11 passagers d’un véhicule soupçonné de transporter clandestinement des migrants sont morts brûlés vifs à la suite d’une collision frontale avec un camion, hier, dans le nord de la Grèce, a annoncé la police. Le chauffeur du camion, qui se dirigeait vers Kavala, ville de la côte nord-est, s’en est en revanche sorti indemne. Le camion a entièrement brûlé. Les pompiers ont extrait 11 corps du véhicule à bord duquel se trouvaient très probablement des migrants et qui faisait route vers Thessalonique, une agglomération également située dans la partie septentrionale de la mer Égée. La police grecque a souligné dans son communiqué que ce véhicule avait par le passé été utilisé pour le passage illégal de migrants et que son conducteur n’avait pas obtempéré, plus tôt dans la journée d’hier, aux injonctions des policiers qui voulaient procéder à un contrôle.

— Agence France-Presse

NEW YORK

558 000 $

Une bouteille de Romanée-Conti millésime 1945 a été adjugée hier 558 000 $, du jamais vu pour du vin, lors d’une vente organisée par la maison Sotheby’s à New York qui a vu deux bouteilles battre l’ancien record en la matière. Le prix final, qui comprend les taxes et les commissions, correspond à 17 fois la limite haute de l’estimation initialement établie par Sotheby’s, soit 32 000 $. Cette bouteille à l’étiquette tachée est l’un des 600 exemplaires produits en 1945, juste avant que le domaine de la Romanée-Conti n’arrache les vignes pour les replanter ensuite. Le Romanée-Conti est souvent considéré comme le plus grand vin de Bourgogne, peut-être le cru le plus prestigieux au monde. Le domaine est situé sur une parcelle de moins de deux hectares et ne produit aujourd’hui que de 5000 à 6000 bouteilles par an. — Agence France-Presse

Agressions sexuelles

Le pape François défroque deux évêques chiliens

Le pape François, qui recevait hier au Vatican le président du Chili Sebastián Piñera, a rendu à l’état laïque deux évêques chiliens pour agressions sexuelles sur des mineurs, au moment où l’Église catholique de ce pays d’Amérique du Sud est plongée dans un scandale sans précédent. Cette décision, qui concerne l’archevêque émérite Francisco José Cox Huneeus et l’évêque émérite Marco Antonio Órdenes Fernández, est sans appel, a précisé le Vatican. Elle a été prise en « conséquence d’abus contre des mineurs », a précisé un communiqué du Vatican, ajoutant qu’elle avait été prise jeudi dernier. Ce n’est pas la première fois que le pape François défroque ainsi des ecclésiastiques chiliens. Fin septembre, il avait rendu à l’état laïque le prêtre Fernando Karadima, accusé d’abus sexuels multiples sur des mineurs, et au centre du scandale que traverse l’Église chilienne. Le Vatican avait alors évoqué une « décision exceptionnelle » en raison des crimes graves commis par cet ecclésiastique. Mais si le pape François a accepté plusieurs démissions d’évêques chiliens, c’est la première fois qu’il en rend deux à l’état laïque. — Agence France-Presse

Livraison de mazout

Israël accentue la pression sur le Hamas

En suspendant la livraison de mazout à Gaza après un nouvel accès de violence dont il accuse le Hamas, Israël remet en cause une mesure qui était censée soulager les maux du territoire palestinien et atténuer des mois de tensions.

L’accord sur la livraison de mazout, obtenu par l’ONU et soutenu par les États-Unis, avait vu la livraison cette semaine de milliers de litres de mazout payé par le Qatar dans l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Mais le ministre de la Défense d’Israël Avigdor Lieberman a annoncé vendredi l’arrêt « immédiat » de ces livraisons, vitales pour la production d’électricité dans cette enclave sous blocus, après des affrontements qui ont coûté la vie à sept Palestiniens dans la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël.

Hier, M. Lieberman a affirmé sur son compte Twitter que les livraisons de carburant et de gaz à Gaza ne reprendraient qu’en cas d’« arrêt total des violences, du lancement de ballons incendiaires [de Gaza vers Israël] et de l’utilisation de pneus brûlés face aux localités israéliennes » voisines du territoire.

L’accord sur le mazout a été conclu sans l’aval de l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, une première pour Gaza, selon des diplomates.

On a soulevé à cet égard des interrogations quant à une éventuelle marginalisation de M. Abbas, interlocuteur obligé de la communauté internationale pendant des années.

Des camions transitant par Israël avaient livré depuis mardi des centaines de milliers de litres de carburant destiné à la seule centrale électrique du territoire coincé entre l’État hébreu, l’Égypte et la Méditerranée. Le Qatar, soutien de longue date du Hamas, paie le carburant (60 millions de dollars pour six mois).

Accord dénoncé par l’Autorité palestinienne

L’objectif était que les Gazaouis puissent avoir du courant plus longtemps que les quatre heures qu’ils reçoivent chaque jour tout en dissipant les tensions faisant craindre une quatrième guerre entre Israël et le Hamas.

L’Autorité palestinienne avait toutefois dénoncé cet accord.

Cette instance, préfiguration d’un État découlant des accords d’Oslo signés il y a 25 ans, reste officiellement l’interlocuteur reconnu, y compris pour Gaza, alors que le Hamas est considéré comme « terroriste » par Israël, les États-Unis ou l’Union européenne.

En fait, l’Autorité ne gouverne plus que sur des fragments de la Cisjordanie occupée par Israël. Le Hamas l’a évincée de Gaza par la force en 2007.

Et elle craint aujourd’hui que l’administration Trump et d’autres ne cherchent à la court-circuiter, à éloigner davantage Gaza de la Cisjordanie et à assombrir encore les perspectives de création d’un État palestinien.

— Agence France-Presse

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