OPINION

SÉCURITÉ ROUTIÈRE Encore des victimes de la route 117

Le 2 janvier 2018, il y a maintenant un an, un tragique accident de la route sur la 117 entre Labelle et Rivière-Rouge coûtait la vie à Louise Paquet, dans un secteur décrié depuis des années comme l’un des plus dangereux au Québec.

Le 30 décembre dernier, à peine un an plus tard, cette même route, au même endroit, fait une victime de plus et quatre blessés. Encore des familles et des amis frappés par une mort violente, encore une funeste illustration d’un problème criant que le ministère des Transports n’arrive pas à endiguer.

Cet accident est le troisième à survenir entre le 26 et le 30 décembre. Le troisième qui aura nécessité une fermeture complète de la route 117.

À la suite de la tragédie de l’an dernier, de nombreuses démarches ont été faites conjointement par un proche de la victime de l’accident du 2 janvier (cosignataire de la lettre), le comité SOS 117, le député sortant Sylvain Pagé et d’autres acteurs intimement interpellés par une problématique récurrente et catastrophique. Les chiffres ne mentent pas : près d’une trentaine de morts sur un segment de quelques kilomètres depuis 2011.

L’ancien ministre libéral des Transports, André Fortin, a été à l’écoute et rapidement, au printemps dernier, un important projet de contournement de la route 117 entre Labelle et Rivière-Rouge a été inscrit au Programme québécois d’infrastructures, et un bureau de projet a été créé. Des engagements ont également été pris afin de corriger certaines courbes périlleuses entre Rivière-Rouge et Lac- Saguay.

Cependant, depuis les élections provinciales de l’automne dernier, le nouveau ministre François Bonnardel est muet sur la question et les travaux se font attendre.

Pire, ni lui ni la ministre responsable des Laurentides, Sylvie D’Amours, ni la nouvelle députée de Labelle, Chantale Jeannotte, ne se sont prononcés ces derniers jours sur les accidents survenus sur la 117 entre Labelle et Lac-Saguay, et sur la nécessité de mettre tout en œuvre pour sécuriser davantage le seul tronçon existant entre Montréal et l’Abitibi et sur lequel circulent entre 11 000 et 15 000 véhicules quotidiennement, près de 25 % d’entre eux étant des poids lourds.

Un engagement ferme et des gestes clairs de la part du nouveau gouvernement, des ministres et de la députée sont essentiels dès maintenant. Jamais une mort prématurée et violente ne saurait être justifiée par une équipe gouvernementale néophyte ou trop nouvellement élue.

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