JEAN-PAUL BELMONDO

Moment d’émotion

Une standing ovation de plusieurs minutes. Cinq ans après que Cannes lui a décerné la Palme d’honneur, c’est le festival de Venise qui rend hommage à Belmondo pour l’ensemble de sa carrière. « Je suis d’autant plus ému que ma grand-mère était sicilienne », a-t-il dit. Une bonne raison pour aimer le cinéma transalpin dont il a connu la grande époque. Après le triomphe d’À bout de souffle, qui le révèle en 1960, le jeune premier joue dans quatre films en Italie. D’Anna Magnani à Claudia Cardinale, de Gina Lollobrigida à Sophia Loren, il a étreint les plus grandes stars du pays. « Tu les faisais toutes craquer. Je me rappelle quand tu m’as prise dans tes bras », a déclaré Sophie Marceau sur la scène du palais du cinéma. C’était il y a 32 ans, dans Joyeuses Pâques. Son personnage tombait amoureux d’une très jeune femme qu’il faisait passer pour sa fille. Ils se sont retrouvés sur le tapis rouge. Sous l’œil attendri de son fils. Le vrai.

— Paris Match

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