France

« J’entends les colères [dans le pays] […] mais il n’y a pas de coagulation dans les mécontentements [sociaux]. »

— Le président de la République française Emmanuel Macron, hier, commentant la contestation sociale en France au cours d’un grand entretien télévisé parfois tendu, près d’un an après son élection. (AFP)

Paludisme dans le monde

400 000

Nombre de morts causées par le paludisme chaque année dans le monde. Une conférence panafricaine s’est ouverte hier près de Dakar, où plus de 3000 experts sont attendus pour faire le point sur cette maladie qui est toujours en progression, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les experts partageront jusqu’au 20 avril les dernières avancées de la recherche en matière de surveillance de la maladie, de diagnostic, de traitements ou encore de progrès vers la réalisation d’un vaccin, toujours attendu. « Malgré les efforts réalisés, il reste beaucoup à faire pour gagner ce combat vital contre ce fléau qui atténue l’impact de nos performances économiques », a déclaré le président sénégalais Macky Sall lors de la cérémonie d’ouverture. — Agence France-Presse

Monténégro

Milo Djukanovic retrouve la présidence et rêve de l’Europe

Le dirigeant historique du Monténégro, Milo Djukanovic, a retrouvé hier un pouvoir abandonné il y a moins de deux ans, après sa victoire dès le premier tour de la présidentielle dans ce petit pays des Balkans candidat à l’entrée dans l’Union européenne (UE). C’est « la victoire de l’avenir européen du Monténégro », a réagi Milo Djukanovic qui s’est engagé à œuvrer tout au long de son mandat de cinq ans à rapprocher de l’UE son pays de 620 000 habitants. Allié de l’Occident, il avait quitté son poste de premier ministre en octobre 2016, après avoir dirigé quasiment sans interruption pendant un quart de siècle le Monténégro, le conduisant à l’indépendance de la Serbie en 2006, puis à l’adhésion à l’OTAN, effective depuis un an.

— Agence France-Presse

Proche-Orient

Israël détruit un long tunnel partant de Gaza

L’armée israélienne a annoncé, hier, avoir mis hors d’usage un long tunnel reliant le nord de la bande de Gaza au territoire israélien, après plus de deux semaines d’affrontements meurtriers à la frontière. Le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a affirmé dans un communiqué qu’il s’agissait du tunnel « le plus long et le plus profond découvert jusque-là » par l’armée israélienne, qui en a détruit cinq ces derniers mois. Les tunnels aux mains de groupes armés palestiniens passant sous la barrière de sécurité qui ferme hermétiquement la frontière israélienne de Gaza ont constitué une arme redoutée pendant la guerre de 2014, et leur destruction s’est imposée comme l’un des objectifs prioritaires de l’État hébreu. Le tunnel détruit durant le week-end franchissait de plusieurs mètres la frontière, mais n’était pas encore doté d’un point de sortie, a affirmé à la presse le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

— Agence France-Presse

Salvador

Une journaliste assassinée

Une journaliste salvadorienne, Karla Turcios, portée disparue hier, a été assassinée, a annoncé le quotidien La Prensa Grafica, qui appartient au groupe pour lequel elle travaillait. « Assassinat de la journaliste Karla Turcios », a écrit le journal sur son compte Twitter. Selon le quotidien, le corps de la journaliste, qui était âgée de 33 ans, a été découvert sur une route dans les environs du village de Santa Rosa Guachipilin, à 100 kilomètres au nord-est de San Salvador. Une source au parquet général salvadorien a indiqué à l’AFP que le corps d’une femme avait été découvert samedi soir sur cette route, mais qu’en l’absence de tout document personnel, la victime n’avait pas pu être identifiée immédiatement et que le corps avait été transféré dans une morgue. Les autorités n’ont pas avancé immédiatement d’hypothèses sur les causes du meurtre.

— Agence France-Presse

Espagne

Manifestation monstre à Barcelone

BARCELONE — Au cri de « Liberté pour les prisonniers politiques », quelques centaines de milliers de Catalans, 315 000 selon la police, ont manifesté hier à Barcelone pour protester contre la détention de neuf figures de l’indépendantisme accusées de « rébellion ».

Six mois après les premières incarcérations, ils ont empli la grande avenue Paralel, résonnant du slogan « Nous voulons que vous rentriez à la maison » : un message aux dirigeants indépendantistes en détention provisoire dans la région de Madrid, poursuivis pour « sédition », « détournements de fonds » ou le délit controversé de « rébellion », passible d’un maximum de 30 ans de prison, et qui suppose un « soulèvement violent ».

L’appel à manifester avait été lancé par une plateforme d’associations et syndicats créée en mars pour « défendre les institutions catalanes » et les « droits et libertés fondamentales ».

Au second rang de la manifestation apparaissait la mairesse de gauche de Barcelone, Ada Colau, qui fait régulièrement valoir qu’elle n’est pas indépendantiste, à proximité du président indépendantiste du Parlement catalan, Roger Torrent.

« Puigdemont, président », réclamaient des manifestants, 10 jours après la mise en liberté de l’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont en Allemagne, où un tribunal a considéré que les chefs d’accusation pour « rébellion » n’étaient pas étayés pour son éventuelle extradition vers l’Espagne.

Cependant, des magistrats espagnols ont transmis jeudi à leurs homologues allemands des éléments afin d’accréditer l’existence « de violences justifiant la rébellion », dans l’espoir d’obtenir la remise de M. Puigdemont à l’Espagne pour cette accusation.

M. Puigdemont est également accusé de détournement de fonds publics, en lien avec l’organisation du référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre.

Les anciens présidents d’associations indépendantistes Jordi Sanchez et Jordi Cuixart sont en détention provisoire depuis le 16 octobre. Incarcérés avant la vaine proclamation d’une « République catalane » le 27 octobre, ils sont considérés comme des membres du noyau dur ayant piloté la marche frustrée vers l’indépendance.

Il reste cinq semaines aux indépendantistes pour investir un candidat à la présidence catalane, faute de quoi de nouvelles élections régionales seront organisées en juillet.

— Agence France-Presse

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