France

+ 200 %

L’utilisation des munitions antiémeutes par les policiers français a augmenté de plus de 200 % en 2018, tout particulièrement depuis le début des rassemblements des gilets jaunes, le 17 novembre, a annoncé hier l’Inspection générale de la police nationale. (AFP) 

Attentat de Christchurch

L’Australien inculpé plaide non coupable

L’extrémiste australien Brenton Tarrant, inculpé pour le meurtre de 51 fidèles en mars dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, plaide non coupable, a annoncé son avocat hier. Le procès débutera en mai 2020, a annoncé le juge. Dans une transmission audiovisuelle à partir de la prison de haute sécurité d’Auckland au tribunal de Christchurch, l’avocat Shane Tait a déclaré que son client plaidait « non coupable à tous les chefs d’accusation », tandis que Tarrant était assis silencieux à proximité. Brenton Tarrant, 28 ans, qui se définit lui-même comme un suprémaciste blanc, avait ouvert le feu pendant la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch le 15 mars dernier. Il avait diffusé son action en direct sur le réseau social Facebook. Au cours de l’audience d’hier, le tribunal a été informé que des expertises psychiatriques menées pendant sa détention avaient établi que Tarrant était mentalement apte à subir son procès, selon un communiqué diffusé par le juge Cameron Mander peu après l’audience. Quelque 80 survivants du massacre et proches de victimes assistaient à l’audience. Ils ont pu voir Tarrant sourire de façon ironique à plusieurs moments.

— Agence France-Presse

Arrestation d’un journaliste en Russie

Vladimir Poutine limoge deux responsables policiers

Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a limogé hier deux responsables policiers impliqués dans l’arrestation du journaliste d’enquête Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue avant d’être disculpé après la mobilisation de la société civile. Le général-major Iouri Deviatkine, chef du département de lutte contre le trafic de drogue de la ville de Moscou, et le général-major Andreï Poutchkov, responsable des forces de l’ordre dans le district ouest de Moscou, « sont relevés des fonctions qu’ils exercent », indique ce décret. Le ministre de l’Intérieur, Vladimir Kolokoltsev, avait annoncé mardi, quelques heures après la levée des accusations pesant sur Ivan Golounov, qu’il allait demander à Vladimir Poutine de relever les deux responsables de leurs fonctions. Selon M. Kolokoltsev, les policiers ayant procédé à l’arrestation ont quant à eux été suspendus le temps de l’enquête. Journaliste du site internet d’information Meduza, connu pour ses enquêtes sur la corruption à la mairie de Moscou et les malversations dans des secteurs opaques comme le microcrédit et les pompes funèbres, Ivan Golounov avait été arrêté il y a une semaine puis assigné à résidence samedi. Cette affaire a eu une immense résonance en Russie. Les soutiens d’Ivan Golounov ont dénoncé une affaire montée de toutes pièces.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Au moins 11 morts dans un attentat du groupe État islamique

Un attentat visant un poste de contrôle de la police à l’entrée de la ville de Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, a tué au moins 11 personnes, hier, selon un dernier bilan des autorités. La branche afghane du groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attentat commis par un kamikaze à pied, qui a fait exploser la charge qu’il transportait, selon Attaullah Khogyani, porte-parole du gouverneur de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est le chef-lieu. Le chef adjoint de l’hôpital provincial, Shoaib Sahak, a indiqué à l’AFP que « 11 personnes [avaient] été tuées et 13 blessées ». Le mois dernier, trois explosions consécutives dans le centre-ville de Jalalabad avaient tué 3 personnes et en avaient blessé 20 autres. La ville proche de la frontière pakistanaise avait jusque-là été épargnée par les attentats, les combats, essentiellement contre l’EI, se tenant dans des districts reculés de la province. Quelque 3804 civils, dont 900 enfants, ont été tués en Afghanistan en 2018, et 7189 autres blessés. Ce fut l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les civils dans le pays. — Agence France-Presse

Parti conservateur britannique

Boris Johnson en tête au premier tour

Boris Johnson est arrivé largement en tête hier du premier tour pour élire le chef du Parti conservateur britannique, loin devant les six autres candidats encore en lice, tandis que trois ont été éliminés.

« Nous sommes évidemment heureux des résultats, mais il reste un long chemin à parcourir avant de remporter la course », a commenté un porte-parole de Boris Johnson, qui a récolté 114 votes des députés conservateurs, sur 313.

Suivent l’actuel chef de la diplomatie, Jeremy Hunt (43 voix), le ministre de l’Environnement Michael Gove (37), l’ex-ministre du Brexit Dominic Raab (27), le ministre de l’Intérieur Sajid Javid (23), le ministre de la Santé Matt Hancock (20) et le ministre du Développement international Rory Stewart (19).

En revanche, trois candidats ont échoué à recueillir les 17 voix nécessaires pour passer au deuxième tour.

Long processus

Le prochain vote pour poursuivre l’écrémage aura lieu mardi. Car le processus a lieu en deux temps : les 313 députés conservateurs s’expriment d’abord sur les candidats lors d’une série de votes à bulletin secret jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux, avant que les 160 000 membres du parti ne départagent les finalistes, d’ici la fin juillet.

« La lutte est maintenant serrée pour le prochain tour », a affirmé Rory Stewart, un baroudeur qui a servi en Irak comme gouverneur adjoint de la coalition après l’invasion américaine en 2003 et a traversé seul l’Afghanistan pendant un mois en 2002.

Le vainqueur prendra possession du 10, Downing Street, la fonction échéant au leader de la formation réunissant une majorité parlementaire suffisante pour gouverner.

À 54 ans, Boris Johnson, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, grand artisan de la victoire du Brexit lors du référendum de 2016, n’a jamais semblé aussi près de prendre les commandes de l’exécutif britannique, un objectif que cet ambitieux député vise depuis des années, sinon sa plus tendre enfance.

Favori des preneurs aux livres, il joue la carte du sauveur du Brexit après l’échec de Theresa May à mettre en œuvre la sortie de l’UE. « BoJo » a assuré, s’il devient premier ministre, que le Royaume-Uni quitterait l’UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Mercredi, lors du lancement de sa campagne, il a toutefois assoupli sa position en faisant du « no deal » une solution « de dernier recours ».

— Agence France-Presse

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