Finale de la NBA

Pas de panique chez les Raptors

Battus sur le fil par les Warriors de Golden State lors du cinquième match de la finale de la NBA, les Raptors de Toronto peuvent toujours espérer décrocher le premier championnat de leur histoire, demain, en Californie. Malgré la fin de match crève-cœur, l’heure n’est pas encore à la panique.

Le temps d’arrêt

de la discorde

Sans surprise, les médias torontois et américains n’ont pas été tendres envers l’entraîneur Nick Nurse qui a utilisé deux temps d’arrêt consécutifs au moment où son équipe prenait finalement le dessus, lundi. Menés jusqu’à 13 points et après avoir fait le yo-yo au tableau d’affichage toute la soirée, les Raptors venaient de réaliser un 12-2 grâce à Kawhi Leonard. « Nous avons eu ce temps d’arrêt qui nous a donné une chance de retrouver notre calme », a admis Draymond Green, des Warriors. Nurse disposait de quatre temps d’arrêt à ce moment-là. Un règlement de la NBA ne permet pas à un entraîneur d’en utiliser plus de deux dans les trois dernières minutes.

Si près du but

Perdre de cette manière alors que le trophée Larry O’Brien n’était qu’à un seul panier va-t-il laisser des traces ? Le temps nous le dira, mais les Raptors restent positifs en regardant la finale dans son ensemble. Pas grand monde ne les imaginait autant bousculer les Warriors malgré l’absence de Durant et les problèmes physiques de Klay Thompson lors du troisième match. « Nous avons démarré la finale en nous attendant à une longue série et nous nous sommes placés dans une position favorable », a dit Fred VanVleet. « J’aurais répondu oui si, avant la finale, on m’avait dit que ça allait être 3-2 pour nous », a ajouté Nurse.

« Le meilleur du monde »

C’est une chose de se passer de Kevin Durant pendant une bonne partie des séries. C’en est une autre de le voir revenir malgré la douleur – il boitait dès le début du match – et d’apprendre qu’il a subi une blessure bien plus sérieuse que la précédente. Les Warriors reviennent donc à la case départ, mais en ayant vécu toute la gamme des émotions. « Il est le meilleur joueur du monde, a lancé Thompson. On peut le placer dans la 30e équipe de la ligue et cette équipe ferait les séries. Ça montre à quel point il est talentueux. » Plusieurs joueurs des Warriors ont indiqué que l’esprit de groupe allait être encore plus fort après cet événement.

Une troisième victoire ?

Depuis le début des séries 2015, soit le point de départ de la dynastie des Warriors, les coéquipiers de Stephen Curry présentent une fiche de 45-10 à domicile. Ils dominent aussi leurs adversaires par une marge de 12 points en moyenne. Les chiffres sont spectaculaires, mais les Raptors ont trouvé la réponse deux fois dans cette série. Ils l’avaient également emporté en saison, le 12 décembre (113-93). La bonne recette, selon Leonard ? « Jouer fort pendant 48 minutes et jouer avec confiance. Il faut être concentré mentalement, essayer de limiter nos erreurs et être l’agresseur. » Le sixième match aura lieu demain, à 21 h.

« Plus rien à prouver »

Depuis 2015, les Warriors ont été des deux côtés de l’échiquier. Ils ont autant renversé la vapeur en étant menés trois matchs que laissé échapper une finale à un gain du titre. Malgré l’usure du temps, les blessures et les montagnes russes émotionnelles, les Warriors possèdent, collectivement, l’expérience des matchs décisifs. « On sera prêts pour le sixième match et on veut gagner ce championnat, a souligné Stephen Curry. Les gens savent qui nous sommes. Nous n’avons plus rien à prouver quant à notre cœur et à notre compétitivité. » Outre le duo Curry-Thompson, il faudra suivre DeMarcus Cousins qui a connu un bon match, lundi. Après la blessure de Durant, il a récolté 14 points et 6 rebonds en 20 minutes.

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