Royaume-Uni

« J’admire de plus en plus Donald Trump. Je suis de plus en plus convaincu qu’il y a de la méthode dans sa folie. »

— Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, qui a une nouvelle fois mis les pieds dans le plat en affirmant que Londres manquait de courage dans les négociations sur le Brexit et que le président Donald Trump ferait sans doute mieux. (AFP)

Slovaquie

L’agression mortelle d’un Philippin secoue le pays

Des milliers de Slovaques se sont réunis hier dans la capitale, Bratislava, pour protester à l’appel de groupes antifascistes après la mort d’un Philippin, qui aurait été battu à mort par un néonazi. « Que l’esprit nazi brûle en enfer ! », ou encore « Les mâles alpha au zoo ! », pouvait-on lire sur les bannières brandies par les manifestants, selon un journaliste de l’AFP sur place. Le rassemblement avait commencé par une marche funèbre jouée par un violoniste. Les manifestants étaient au nombre de 3000, ont affirmé les organisateurs au journal local Denník N. Les appels à manifester avaient été lancés sur Facebook par quatre groupes antifascistes slovaques. Henry Acorda, un Philippin de 36 ans qui vivait en Slovaquie, a été agressé à Bratislava le 26 mai par un homme de 28 ans, Juraj H. Il est mort à l’hôpital cinq jours après. « Les informations dont nous disposons sur Juraj H. montrent clairement qu’il est favorable à l’extrême droite », ont écrit les organisateurs. — Agence France-Presse

république démocratique du congo

L’ancien vice-président acquitté de crimes contre l’humanité

La Cour pénale internationale (CPI) a acquitté en appel hier, à la surprise générale, l’ancien vice-président du Congo-Kinshasa Jean-Pierre Bemba, condamné à 18 ans de prison en première instance pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Centrafrique (RCA). La décision historique de la chambre d’appel de renverser la peine d’emprisonnement la plus lourde jamais imposée par la CPI, juridiction fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis dans le monde, a suscité de vives émotions dans les tribunes publiques de la salle d’audience. La chambre d’appel « annule la déclaration de culpabilité de Jean-Pierre Bemba » et « prononce l’acquittement de l’accusé, car les sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance font entièrement disparaître sa responsabilité pénale », a déclaré la juge Christine van den Wyngaert. — Agence France-Presse

PanamÁ

Washington extradera l’ex-président du Panamá

Les États-Unis ont approuvé hier la demande d’extradition vers le Panamá de l’ex-président Ricardo Martinelli, accusé d’avoir espionné des opposants politiques et des journalistes quand il était au pouvoir, selon ses avocats. Le département d’État a rejeté un ultime appel de l’ancien homme fort du Panamá, qui affirmait courir le risque d’être torturé s’il était rendu aux autorités de son pays. M. Martinelli est accusé d’avoir détourné des fonds publics pour créer un réseau d’espionnage étatique lorsqu’il était à la tête du pays entre 2009 et 2014. Il aurait placé sur écoute les téléphones de plus de 150 personnes, dont des hommes politiques et des journalistes. Il est également impliqué dans une vingtaine de dossiers de corruption, mais ceux-ci n’apparaissent pas dans la demande d’extradition. Le traité signé entre les deux pays en 1905 stipule qu’un accusé ne peut être jugé au Panamá que pour des affaires citées dans la demande d’extradition. — Agence France-Presse

Attentat du Bataclan

Des victimes portent plainte pour « non-assistance »

PARIS — Pourquoi des militaires présents près de la salle de spectacle du Bataclan à Paris lors des attentats du 13 novembre 2015 n’ont-ils pas eu le droit d’intervenir ? Dénonçant l’absence de réponse « précise », des victimes et familles ont décidé de porter plainte.

Cet aspect de la sanglante soirée pendant laquelle un commando djihadiste a tué 130 personnes à Paris et dans sa banlieue – dont 90 au Bataclan – indigne depuis près de trois ans victimes et familles de victimes.

En l’absence de réponse satisfaisante, une trentaine de victimes ou proches ont décidé de déposer plainte contre X vendredi à Paris pour « non-assistance à personne en péril », ont annoncé leurs trois avocats, Jean Sannier, Océane Bimbeau et Samia Maktouf.

Cette démarche vise à faire ouvrir une enquête pour « établir les responsabilités des décisions qui ont été prises » et pour que « l’État clarifie les missions de l’opération Sentinelle », a précisé à l’AFP Me Bimbeau. Cette opération de surveillance, menée par des militaires, a été créée après les attentats de l’Hyper Cacher et Charlie Hebdo en janvier 2015.

« Moins d’un an après, [Sentinelle] se retrouve dans son rôle de protection des populations civiles en cas de menace terroriste et on nous explique que c’était normal de ne pas intervenir. Il faut qu’on nous explique à quoi sert cette force », a-t-elle poursuivi.

Pas d’autorisation d’intervenir

Le soir du 13 novembre, alors que trois djihadistes prennent en otage les spectateurs au Bataclan, huit militaires de l’opération Sentinelle s’étaient retrouvés parmi les premières forces de sécurité sur place, aux côtés de policiers.

Équipés de fusils d’assaut leur permettant davantage de répondre aux kalachnikovs des preneurs d’otages que les policiers uniquement dotés d’armes de poing, les militaires n’ont jamais obtenu l’autorisation d’intervenir dans la salle où plusieurs centaines de personnes étaient prises au piège.

C’est un commissaire de police et son chauffeur qui ont pénétré à l’intérieur, abattant l’un des djihadistes, avant l’intervention plus de deux heures plus tard des forces d’élite de la police, Raid et BRI. — Agence France-Presse

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