accusé de viol

Gilbert Rozon fournit ses empreintes à la police

Gilbert Rozon s’est rendu dans un poste du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), hier matin, dans la foulée du dépôt d’une accusation de viol contre lui. L’homme d’affaires devait fournir ses empreintes digitales à la police. Il a aussi été photographié par les autorités. M. Rozon n’a formulé aucun commentaire en entrant ou en sortant du poste de police situé sur le boulevard Langelier. Il reviendra devant la justice le 22 janvier. Gilbert Rozon a été accusé de viol et d’attentat à la pudeur à l’endroit d’une femme pour des événements datant de 1979, a annoncé le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avant Noël. Le producteur a alors indiqué son intention de se « défendre » dans une déclaration laconique. — Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Projet de pipeline en Colombie-Britannique

Des manifestants retardent un discours de Trudeau à Ottawa

Ottawa — Des dizaines de manifestants ont retardé, hier après-midi, un discours que devait prononcer le premier ministre Justin Trudeau à Ottawa. Ils protestaient contre l’arrestation, lundi en Colombie-Britannique, de 14 autochtones opposés à la construction d’un pipeline.

Après 90 minutes d’attente et un changement d’adresse, M. Trudeau a livré le discours prévu sans rien y ajouter à propos de l’incident. Et pourtant, il participait au Forum du Canada et des Premières Nations autogouvernantes et signataires de traités, rencontre annuelle entre le premier ministre, certains de ses ministres et des leaders autochtones.

« Aucune relation n’est plus importante pour notre gouvernement que celle que nous entretenons avec les peuples autochtones », a déclaré le premier ministre, rappelant l’importance qu’il accorde à cette rencontre annuelle.

rien à dire aux protestataires

Mais il n’avait rien à dire aux manifestants qui dénonçaient l’intervention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique de manière très bruyante, plus tôt dans la journée. Il ne voulait pas non plus s’adresser aux médias après le forum.

Son bureau a plutôt fait suivre, par courriel, une déclaration pour expliquer son silence : « Nous respectons le droit de manifester pacifiquement. Il s’agit d’une occasion importante pour le premier ministre de rencontrer les Premières Nations autogouvernantes et signataires de traités modernes, et il est impatient de participer à cette discussion aujourd’hui. »

Des manifestations aussi en Colombie-Britannique

Des manifestants se faisaient aussi entendre hier en Colombie-Britannique, dénonçant l’intervention policière.

La GRC soutient qu’elle n’a fait qu’appliquer l’injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, qui interdisait toute interférence avec la construction du gazoduc Coastal GasLink autour du pont de la rivière Morice. La police fédérale a assuré qu’elle ne tentait pas de favoriser une partie ou une autre dans ce conflit lorsqu’elle a arrêté les 14 personnes qui bloquaient un chemin forestier.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de réconciliation, Romeo Saganash, a estimé hier que les motifs invoqués par la GRC pour justifier son intervention étaient « plutôt boiteux » en cette ère de réconciliation.

Le projet de gazoduc

Le gazoduc de 6,2 milliards de Coastal GasLink Pipeline, filiale de TransCanada, doit transporter, sur une distance de 670 kilomètres, du gaz naturel liquéfié de la région de Dawson Creek, près de la frontière albertaine, jusqu’au port en eaux profondes de Kitimat, près du Pacifique. Des membres de la Première Nation Wet’suwet’en ont établi un campement de fortune et un poste de contrôle au sud-ouest de Houston, sur un chemin forestier menant à un site de construction du pipeline, un projet évalué à 40 milliards.

Coastal GasLink déclare avoir conclu des accords avec toutes les Premières Nations le long du tracé du gazoduc, mais les manifestants ont indiqué que les chefs de Wet’suwet’en, héréditaires plutôt qu’élus, n’avaient pas donné leur consentement au projet.

Le prêtre Brian Boucher reconnu coupable d’agression sexuelle

Malgré ses dénégations pendant toute la durée du procès, le prêtre catholique Brian Boucher a été reconnu coupable, hier, d’avoir agressé sexuellement un jeune garçon qui servait la messe dans sa paroisse Our Lady of Annunciation, à Mont-Royal, alors qu’il avait entre 12 et 15 ans.

Les agressions se sont produites de 2008 à 2011, dans la chambre à coucher du prêtre, au presbytère de la paroisse. Elles ont commencé par des attouchements, pour ensuite mener à du sexe oral et à des relations anales.

La juge Patricia Compagnone a déterminé que le témoignage de la victime, maintenant dans la vingtaine, était plus crédible que celui de l’accusé de 56 ans.

Le jeune homme a relaté les événements avec l’attitude d’une « victime qui essaie de raconter la vérité, et qui est profondément perturbée par les agressions », a souligné la magistrate dans son jugement rendu au palais de justice de Montréal.

Brian Boucher, par contre, tentait d’éviter de répondre aux questions des avocats pendant son témoignage, répétant que les agressions n’avaient pas pu se produire parce qu’il y avait toujours des gens à l’église et autour.

L’avocat de l’accusé, Me James Cocciardi, a aussi tenté, pendant le procès, d’attaquer la crédibilité de la victime en affirmant que le jeune homme n’avait pas donné assez de détails au sujet des agressions.

« derrière des portes closes »

La juge Compagnone a réfuté cet argument en détaillant tous les gestes faits par le prêtre et rapportés au cours du témoignage de la victime.

« La cour a-t-elle réellement besoin de rappeler que les agressions sexuelles sont presque toujours commises en secret derrière des portes closes ? », a demandé la juge.

Après les agressions sexuelles, Brian Boucher amenait parfois l’adolescent à l’église en lui disant qu’il devait se confesser parce qu’il avait commis un péché. Mais pour lui-même, il n’y avait pas de problème parce qu’il était prêtre, aurait-il dit au garçon.

« L’accusé est un adulte, une figure d’autorité importante, un représentant de l’Église, admiré par les paroissiens, vénéré par la communauté », alors que la victime était un adolescent soumis à son autorité et à celle de ses parents, qui craignait d’être puni s’il parlait des agressions, a aussi souligné la juge.

Un autre procès, deux autres plaignants

Le témoignage de la victime a été appuyé par celui d’un autre jeune homme, maintenant dans la trentaine, qui soutient avoir été agressé sexuellement par Brian Boucher entre 1995 et 1999, alors que le prêtre était curé de la paroisse St. John Brébeuf, à LaSalle.

Le prêtre doit d’ailleurs avoir un second procès, à partir du 21 janvier, pour répondre à d’autres accusations d’agressions sexuelles à l’encontre de deux autres plaignants.

Au cours de sa carrière, il a aussi été en poste dans d’autres églises à Montréal, Dorval et Senneville, en plus d’être aumônier à l’Université McGill.

Les avocats des deux parties feront valoir le 25 mars leurs arguments en vue de déterminer la peine à imposer au prêtre. La procureure de la Couronne, Me Annabelle Sheppard, a déjà fait savoir qu’elle avait l’intention de réclamer une peine de pénitencier, donc plus de deux ans derrière les barreaux.

Pour le moment, Brian Boucher est libre, comme il l’a été pendant toute la durée des procédures.

L’Archevêché de Montréal a rappelé qu’il n’officiait plus comme prêtre depuis le jour où des accusations ont été déposées contre lui.

Le verdict d’hier « provoque une gamme de sentiments, tant chez les paroissiens que chez les responsables de l’Église, y compris les évêques et les prêtres : honte, dégoût et colère, mais aussi désarroi, tristesse et compassion », ont indiqué les autorités ecclésiastiques dans un communiqué, en saluant le courage des victimes qui ont porté plainte.

Ville de Montréal

Les sabots de Denver rapportent gros 

L’utilisation de sabots de Denver rapporte gros à la Ville de Montréal. Ces imposants dispositifs d’acier servant à immobiliser des véhicules ont permis à la métropole de récupérer en 2018 tout près de 880 000 $ en sommes impayées.

L’administration Plante accordera aujourd’hui un nouveau contrat de trois ans à l’entreprise Remorquage Météor afin de remiser les véhicules saisis en utilisant un sabot de Denver. Montréal mise sur cette technique depuis plusieurs années afin d’inciter les citoyens à payer leurs amendes. Et la méthode fonctionne : pas moins de 93 % des personnes ciblées finissent par payer.

Montréal considère que le « sabot de Denver est un moyen efficace et un effet dissuasif auprès des défendeurs récalcitrants », peut-on lire dans un document présenté aux élus. Un véhicule ainsi immobilisé par un lourd dispositif d’acier ne peut être récupéré que lorsque l’amende et tous les frais ont été acquittés.

L’utilisation de sabots de Denver peut aussi avoir un effet dissuasif sur les autres personnes qui pourraient être tentées de ne pas payer des amendes à la Ville. Montréal a d’ailleurs pour pratique de laisser sur la voie publique un véhicule immobilisé pendant au moins 48 heures, le sabot de Denver étant bien visible. La voiture est ensuite remorquée pour être remisée. Si son propriétaire ne paie pas dans les 30 jours, le véhicule est revendu aux enchères.

De toutes les voitures saisies, 83 % des propriétaires finissent par payer la totalité des sommes dues à la Ville. Dans 10 % des dossiers, Montréal conclut une entente de paiement avec le propriétaire. La métropole calcule ainsi avoir récupéré 879 000 $ de février à novembre dernier.

À noter, dans moins de 1 % des dossiers, le propriétaire ciblé par un sabot de Denver s’oppose devant les tribunaux à la saisie de son véhicule et obtient gain de cause.

Seule soumissionnaire, Remorquage Météor est la seule entreprise depuis 2011 à avoir décroché cet appel d’offres. L’absence d’intérêt d’autres entreprises à cet appel d’offres pourrait s’expliquer par le fait que Montréal exige que le lieu de remisage soit accessible en transports en commun.

Montréal

40 millions pour le prolongement de la ligne bleue

La première pelletée de terre n’aura pas lieu avant l’hiver 2021, mais le projet de prolongement de la ligne bleue vient néanmoins de franchir une nouvelle étape. La Ville de Montréal met de côté 40 millions afin de financer des travaux qu’elle prévoit réaliser en parallèle de l’agrandissement de son réseau souterrain. L’administration Plante autorisera ce matin la métropole à emprunter ces sommes sur une période de 20 ans. Montréal profitera du projet pour refaire l’aménagement des rues en surface, notamment en implantant des pistes cyclables, et en mettant à niveau des conduites d’eau et d’égout. Cet emprunt de 40 millions est jugé nécessaire dès maintenant puisque la préparation des plans pour ces travaux débutera dès 2019. Rappelons que le projet de prolongement est évalué à 3,9 milliards. Le tracé de 5,8 km permettra l’ajout de cinq stations jusqu’à Anjou. Le début du chantier est prévu à l’hiver 2021 pour permettre sa mise en service à l’été 2026.

— Pierre-André Normandin, La Presse

Matane–Baie-Comeau–Godbout

Les traversées annulées en raison de la météo

Le sort s’acharne sur les voyageurs de l’est du Québec alors que la Société des traversiers du Québec (STQ) annule toutes les traversées Matane–Baie-Comeau–Godbout prévues aujourd’hui en raison de la tempête hivernale qui doit s’abattre sur la région. Suspendu depuis le 17 décembre, le service maritime n’avait repris qu’hier avec l’arrivée du CTMA Vacancier en renfort. Le retour à la normale du service est prévu pour demain. Le F.-A.-Gauthier, qui assure normalement la liaison quotidienne entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, passera quelques jours à Baie-Comeau avant de se diriger vers Lévis, où il entrera en cale sèche pour environ deux semaines. La STQ tente de déterminer la nature d’un problème avec les propulseurs du navire. Le CTMA Vacancier doit remplacer le F.-A.-Gauthier jusqu’à la fin de janvier. La STQ cherche activement une solution de rechange pour février.

— Fanny Lévesque, La Presse

Accident des Broncos de Humboldt

Le chauffeur du camion plaide coupable

Le chauffeur du camion impliqué dans l’accident ayant causé la mort de plusieurs membres de l’équipe de hockey junior des Broncos de Humboldt a plaidé coupable à toutes les accusations portées contre lui. Jaskirat Singh Sidhu a comparu hier devant un tribunal de Melfort, en Saskatchewan. « Je plaide coupable, votre honneur », a déclaré le chauffeur, vêtu d’un costume noir, d’une chemise blanche et d’une cravate. Seize personnes ont perdu la vie et 13 autres ont été blessées lorsque le semi-remorque conduit par M. Sidhu et l’autocar des Broncos sont entrés en collision dans un secteur rural de la Saskatchewan, en avril dernier. M. Sidhu a été inculpé de 16 chefs de conduite dangereuse ayant causé la mort et de 13 chefs de conduite dangereuse ayant causé des lésions corporelles. — La Presse canadienne

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