Courrier

Soyez assuré qui si, dans quelques mois, le litre est à 2,50 $, les Québécois et les Canadiens vont vouloir des oléoducs partout où c’est possible. La pollution n’a jamais été un enjeu important aux élections. Il y a un monde entre la réalité et le rêve.

— Georges Picard

Courrier

En réponse à l’éditorial d’Ariane Krol au sujet du guichet d’accès à un médecin de famille, publié hier

Toujours rien

Ça va faire bientôt deux ans que nous sommes inscrits au guichet pour obtenir un médecin de famille et toujours rien. Chaque fois que j’entends M. Barrette dire que tout va bien, je sursaute. La réalité, c’est que les quatre membres de ma famille doivent payer des impôts, en plus de payer chaque visite chez le médecin.

— Stéphane Bernier

Une vraie farce

Mon conjoint a subi un infarctus sévère avec AVC il y a presque deux ans. N’ayant aucun médecin de famille, il est inscrit au guichet depuis et demeure sans nouvelle, mis à part un appel pour confirmer l’inscription. Certes, il a un cardiologue, mais ce dernier l’adresse toujours à son médecin traitant pour les bilans sanguins et autres petits problèmes, et cela, même si mon conjoint lui répète ne pas en avoir. Alors, le guichet, c’est de la foutaise, une vraie farce.

Dans ma ville, à Boucherville, les cliniques médicales publiques sont pratiquement inexistantes. Par contre, les cliniques privées poussent comme des champignons. Quelqu’un peut-il m’expliquer comment il se fait que ce soit permis ? C’est certain qu’il n’y a pas de médecins disponibles dans le public : ils vont tous au privé, et en plus, ils prennent le luxe de choisir leurs clients. Alors, quand le ministre s’amuse à dire que tout va bien, j’ai la nausée !

— Martine Lajoie

Un système discriminatoire

Avec le guichet unique, on se retrouve avec un système très discriminatoire. Non seulement le délai d’attente est excessivement long, mais ce n’est pas premier arrivé, premier servi. Superbe privilège qu’ont les médecins de pouvoir dire « toi, je te veux, mais toi, je ne te veux pas ». J’ai comme l’impression de me retrouver au primaire devant les deux capitaines d’équipe choisissant leurs joueurs.

— Pierre Desforges

Déjà 575 jours…

J’attends un médecin de famille depuis plus de 575 jours. C’est très long quand on a 72 ans ! Je ne souhaite cela à personne ! Ça n’a vraiment pas de bon sens !

— Jocelyne Couillard

Nous n’espérons plus

Mon mari et moi, nous sommes inscrits sur la liste depuis février 2015 et depuis… rien. Ça fait un bout de temps que nous n’espérons plus. Heureusement, côté santé, ça va !

— Lucie Giroux

Une famille sans médecin

Personne dans notre famille n’a de médecin de famille. Mon conjoint et moi sommes inscrits au guichet depuis avril 2016. Mes enfants, eux, avaient un médecin dans une clinique sur le boulevard Saint-Joseph, mais il a changé de clinique sans nous informer et en partant avec les dossiers…

— Annick Lussier

Cracher dans la soupe

On a une population qui vieillit et l’accès à un médecin s’améliore. Même si ce n’est pas parfait, trouvez-moi un ministre de la Santé qui a réussi à faire ça ? De plus, trouvez-moi un ministre de la Santé qui a osé confronter les médecins ? Il faudrait un journaliste qui tire sur les journalistes, qui entretiennent constamment un sentiment négatif.

— Patrick Caron

Les médecins ne peuvent suffire à la tâche

En lisant votre éditorial, il me vient toujours cette remarque, d’une grande évidence : il faut absolument augmenter le nombre d’infirmières praticiennes en cliniques médicales et déléguer aux divers corps professionnels les soins qu’ils sont aptes à prodiguer. On le voit bien à l’usage : les médecins ne peuvent suffire tellement la charge est lourde. Sans ça, le système de santé s’en va directement dans une impasse après avoir tourné en boucle à grands frais.

— Monique Faucher

Simplifier la bureaucratie

Les médecins de famille ne craignent pas les nouveaux patients. Au contraire, ils en prendraient plus, mais ils sont terrorisés à l’idée d’être submergés par la paperasse qui accompagne chaque patient à chaque visite médicale. Tout cela à cause de l’informatique qui devait pourtant les en libérer. Quelqu’un quelque part ne fait pas son travail, celui de simplifier la bureaucratie.

— Christian Castonguay

Faire la queue pour voir un médecin

Peu de gens le savent : quand votre médecin est en congé de maternité, la clinique vous recommande de faire la queue et de vous présenter dans une clinique sans rendez-vous (si votre cas n’a pas été jugé préoccupant par votre médecin avant de partir en congé). C’est mon cas ! J’ai 68 ans et je dois faire la queue pour voir un médecin.

— Jocelyne Laramée

Courrier

Il y a de l’espoir !

En lisant le texte de Karel Mayrand, « Lettre à ma génération », une émotion m’a envahie. Celle de l’espoir ! Je suis de cette génération X qui a grandi dans ce mouvement du « laisse-toi porter par la vague », sans trop vouloir changer le monde. Par contre, la quarantaine bien entamée, je me redécouvre comme personne. Mes valeurs se redéfinissent grâce à ces jeunes que je côtoie. Les milléniaux me font du bien ! Je les regarde et admire la conscience sociale qu’ils ont très jeunes. Ils savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas. Grâce à de belles conversations que j’ai avec ces ados, mes valeurs se redéfinissent ! 

Je sais que nous avons été dans l’ombre, mais je considère aussi que notre génération aura peut-être la chance d’être plus engagée à la retraite et consciente de notre rôle dans cette société. Présentement, trop de gens à la retraite se désengagent et ne contribuent plus à faire avancer les choses !

Serons-nous, la génération X, celle qui aura le goût de s’engager davantage à la retraite ? Il n’est jamais trop tard pour se faire entendre ! À mon avis, il y a encore de l’espoir !

— Julie Lavergne

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