Innovation/Consumer Electronics Show

Les 10 voitures de demain à Las Vegas

Début janvier, l’avenir de l’automobile s’est déplacé vers Las Vegas, où petits et grands constructeurs profitent du Consumer Electronics Show (CES) pour dévoiler les prototypes de ce que seront les véhicules de demain. En voici 10 parmi les plus inspirants.

Audi E-Tron Rockets Rescue Run

Jusqu’ici, Disney était présente à peu près partout sauf dans le monde de l’automobile. Ça vient de changer : le prototype électrique E-Tron Rockets Rescue Run d’Audi montre, par l’entremise d’un emprunt à la série de films Avengers du studio Marvel, comment la banquette arrière peut devenir une véritable salle de divertissement grâce à la réalité virtuelle. Un casque de réalité virtuelle permet d’explorer l’espace à bord d’un vaisseau spatial dont le comportement virtuel est dicté par celui, bien réel, du VUS. « Ça transforme les trajets du point A au point B en une aventure inédite », résume Nils Wollny, directeur de la division numérique d’Audi.

BMW Vision iNEXT

BMW a mis au point un environnement de réalité mixte qui simule le temps passé à bord d’une voiture autonome, au CES. Ça se passe à bord du prototype Vision iNEXT, et ça donne une idée du « plaisir de conduire de demain », comme l’explique le constructeur, en ajoutant que « le potentiel de la connectivité numérique pourra prendre plusieurs formes ». La société bavaroise a aussi présenté son assistant numérique personnel, sur le marché dès mars prochain, qui permettra de commander certaines fonctions du nouveau X5, notamment, avec la voix.

Hitachi Automotive

Hitachi et Clarion présentent une technologie qu’on pourrait voir dans plusieurs véhicules très bientôt : le stationnement autonome. Les deux sociétés l’appellent la technologie « Park-by-Memory », qui prend en note la configuration de l’espace autour de l’entrée de garage du propriétaire (ou près du bureau), afin de pouvoir, à terme, garer le véhicule sans intervention humaine. Cette fonction peut être activée à distance, par un téléphone mobile, ce qui signifie qu’on pourra se déposer soi-même à la porte du bureau, pour ensuite envoyer la voiture se garer au fond du stationnement. Celle-ci peut ensuite être hélée pour récupérer son conducteur.

Honda Autonomous Work Vehicle

Si, un jour, les déneigeuses sillonnent les rues de Montréal sans conducteur à bord, il s’agira peut-être de véhicules signés Honda. Le groupe japonais a présenté à Las Vegas son Autonomous Work Vehicle, qui vise justement à effectuer ce type de tâches sans intervention humaine. Ça va du simple déneigement à des opérations de secours sous les avalanches en passant par le chargement et le transport de matériel minier ou industriel. Ça pourrait devenir réalité rapidement : Honda R & D Americas, qui pilote le projet, dit avoir testé son véhicule dans ces conditions au cours de la dernière année.

Hyundai Elevate

Les voitures électriques font disparaître le moteur thermique et les véhicules autonomes éliminent le volant. Quoi d’autre ? Pourquoi ne pas se débarrasser des pneus ? Le prototype Elevate de Hyundai les troque pour des jambes robotisées. Celles-ci possèdent tout de même des roues à leur extrémité, mais elles peuvent surélever l’habitacle et le sortir d’une congère de neige glacée en bordure d’autoroute ou, pourquoi pas, pour grimper au haut de l’escalier qui mène à la porte de votre condo du deuxième étage. Ce véhicule est prêt à tout… même pour la colonisation de la planète Mars !

Navette autonome Bosch

Les navettes dont le trajet est toujours le même seront parmi les premiers véhicules automatisés. L’équipementier allemand Bosch prend donc un peu d’avance avec sa propre navette sans conducteur, présente au CES sous la forme du prototype d’un véhicule en libre-service. L’extérieur de cette navette est essentiellement composé de verre et d’affichages interactifs. À l’intérieur, on compte quatre places assises et un espace central où l’on peut se tenir debout. Bosch souhaite vendre cette navette aux municipalités qui veulent décongestionner leur centre-ville.

Mercedes-Benz Vision Urbanetic

Ce petit fourgon commercial électrifié « va bien au-delà de la notion actuelle de véhicule autonome », assure Gorden Wagener, directeur du design pour Daimler AG, la société-mère de Mercedes-Benz. L’objectif est évidemment de réduire le temps passé dans les bouchons de circulation en ville, et ce véhicule double la mise en promettant de réduire le coût de livraison de produits et de matériaux en tout genre dans les grands centres urbains. Au besoin, il pourrait même former un parc de minibus autonomes capables de rouler sur des circuits prédéfinis.

Byton M-Byte

Ce n’est pas un affichage intégré au tableau de bord, c’est carrément un écran plat sur pied que ce prototype de véhicule électrique propose à ses occupants. Le large affichage équivaut à sept tablettes iPad d’Apple mises côte à côte, ce qui donne des allures d’appareil de poche à la console centrale tout en pixels des véhicules Tesla. C’est justement l’effet désiré par Byton, une marque chinoise fondée par des anciens de BMW et de Nissan qui compte bien en découdre avec sa rivale californienne dès l’an prochain.

Nissan I2V

L’abréviation de « Invisible-to-visible » évoque la réalité mixte, à la fois virtuelle et réelle, que Nissan souhaiterait développer afin d’aider les conducteurs à percevoir ce qui est invisible à leurs yeux. Au volant d’un véhicule Nissan, on aurait ainsi droit à un plan en trois dimensions virtuel, mais en temps réel, des lieux entourant le véhicule, dont les autres véhicules et les éventuels obstacles. « La technologie I2V vous donnera confiance et rendra la conduite plus amusante », assure Tetsuro Ueda, qui dirige le Centre de recherche de Nissan.

Volkswagen-Italdesign Pop.Up

Avec l’aide d’Airbus, Italdesign a mis au point le concept modulaire Pop.Up, qui peut prendre la forme d’une voiture citadine, d’un drone héliporté, ou même d’un tramway composé d’autres modules du même genre. La filiale de Volkswagen a réalisé une maquette au quart de sa taille réelle d’un habitacle qui troque ses roues pour quatre hélices, ce qui en fait un taxi volant et roulant fort polyvalent. « D’ici 10 ans, nos clients pourraient recourir à ce service multimodal sur terre ou dans les airs, tout en se divertissant, en relaxant ou en travaillant », nous apprend le constructeur allemand.

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