Italie

« Tout ce qui m’intéresse, c’est que l’on fixe une date pour les élections. » 

Deux jours après avoir fait exploser la coalition au pouvoir, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et homme fort du gouvernement italien, a continué à exercer de la pression hier pour obtenir des élections anticipées, tout en poursuivant sa tournée des plages dans le sud du pays. Le camp hostile à un vote immédiat commence toutefois à s’organiser. (AFP)

Norvège

Coups de feu dans une mosquée, un suspect arrêté

Des coups de feu dans une mosquée d’Oslo ont fait un blessé, a annoncé hier la police de la capitale norvégienne. Dans un premier temps, la police avait fait état d’une personne touchée par les tirs, mais elle a ensuite précisé que la victime souffrait « de blessures mineures » et qu’il n’était pas établi qu’il s’agissait de blessures par balle. Le responsable de la mosquée a déclaré à des médias norvégiens que l’assaillant, un homme blanc, était muni de plusieurs armes et portait un casque et un uniforme. Les tirs ont eu lieu dans le centre islamique al-Nour à Bærum, ville de la banlieue d’Oslo. Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s’y trouvait est parvenue à maîtriser l’assaillant avant l’arrivée des forces de l’ordre. Quelques heures plus tard, la police a annoncé la découverte du corps d’une parente de celui qui aurait tiré, dans une maison à Baerum. « Nous considérons qu’il s’agit d’une mort suspecte […] La personne morte est liée à l’homme arrêté plus tôt aujourd’hui », a déclaré le porte-parole de la police. Elle entretenait des « liens familiaux » avec lui, a-t-il précisé.

— Agence France-Presse

Tanzanie

64 morts dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté

Soixante-quatre personnes ont péri et plus de 70 ont été blessées dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de siphonner le carburant, hier en périphérie de Morogoro, à près de 200 km à l’ouest de Dar es-Salaam, en Tanzanie. Un précédent bilan faisait état de 62 morts et de 74 blessés, pour la plupart des conducteurs de moto-taxi et des résidants ayant accouru pour récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne. Les faits se sont déroulés vers 8 h 30, heure locale, sur la commune de Msamvu. Peu après que le camion se fut renversé sur la chaussée, des conducteurs de « boda-boda » – des motos taxis – ont afflué sur les lieux pour tenter de récupérer du carburant, tout comme des habitants de la commune. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre des dizaines de badauds affairés à tenter de récupérer du carburant. Puis l’essence s’est embrasée. Sur une vidéo filmée peu après, on aperçoit des corps de victimes carbonisés, côtoyant au sol effets personnels et carcasses de moto. — Agence France-Presse

Bande de Gaza

Quatre Palestiniens « armés » tués à la frontière avec Israël

L’armée israélienne a affirmé hier avoir déjoué une attaque « importante » à la frontière entre la bande de Gaza et l’État hébreu où elle dit avoir tué quatre Palestiniens armés de fusils d’assaut, de lance-roquettes et de grenades. Le porte-parole de l’armée qui a dévoilé les détails de la tentative d’attaque a rappelé qu’un événement similaire avait eu lieu le 1er août dans le même secteur, où un Palestinien ayant franchi la frontière avait été tué, selon l’armée. L’incident d’hier survient en outre au surlendemain de la mort de Dvir Sorek, soldat israélien retrouvé poignardé près d’une colonie juive en Cisjordanie occupée. Hier soir, le service israélien de sécurité intérieure, le Shin Bet, a annoncé avoir arrêté deux Palestiniens soupçonnés du meurtre du jeune soldat de 19 ans. La mort de Dvir Sorek a bouleversé Israël et d’importants effectifs de policiers et de soldats avaient été déployés pour retrouver les auteurs de cette attaque. — Agence France-Presse

Yémen

Le palais présidentiel pris par les séparatistes

Le Yémen, déjà ravagé par cinq ans de guerre civile, s’est enfoncé davantage dans le chaos, hier, avec la prise du palais présidentiel à Aden par des combattants séparatistes, après des jours d’affrontements dans la grande ville du sud du pays. 

Depuis mercredi, des affrontements opposent des combattants séparatistes aux soldats du gouvernement, et ce, alors que tous sont alliés depuis 2015 au sein d’une coalition emmenée par le pouvoir saoudien à Riyad et le gouvernement émirati d’Abou Dhabi, pour lutter contre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran.

« Nous avons pris le palais aux forces de la garde présidentielle sans un combat », a assuré à l’AFP un porte-parole d’une force militaire séparatiste appelée « Cordon de sécurité » et formée par les Émirats arabes unis.

S’il s’agit d’une prise surtout symbolique – le président Abd Rabbo Mansour Hadi et son premier ministre se trouvent en Arabie saoudite –, elle n’en marque pas moins un tournant, le ministère des Affaires étrangères du Yémen ayant accusé les Émirats d’être « responsables du coup d’État » des séparatistes à Aden.

« Nous demandons aux Émirats de cesser immédiatement leur soutien matériel et militaire aux groupes qui se sont rebellés contre l’État », est-il précisé dans un tweet du Ministère.

Autres prises des séparatistes

Selon des sources militaire et sécuritaire, des combattants séparatistes s’étaient déjà emparés plus tôt dans la journée de trois casernes des forces gouvernementales à Aden, où le pouvoir loyaliste a établi son siège, depuis que la capitale historique du pays, Sanaa, dans le nord, est aux mains des rebelles houthis.

« Aujourd’hui, nous avons remporté une grande victoire dans la capitale Aden, et 10 bataillons [de l’armée loyaliste] ont été battus », a déclaré Mokhtar al-Noubi, chef du 5e bataillon des séparatistes, entouré de membres de forces armées célébrant la prise du palais.

Les forces loyalistes ne se sont pas prononcées sur d’éventuelles pertes à ce stade.

Les combats à Aden entre éléments séparatistes du « Cordon de sécurité » et troupes du gouvernement ont fait au moins 18 morts – combattants et civils –, selon des médecins et des sources de sécurité.

Le chef du Comité international de la Croix-Rouge au Yémen, Franz Rauchenstein, a écrit sur Twitter que toutes les parties devraient tenir « les civils et les zones résidentielles » à l’écart des affrontements.

— Agence France-Presse

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