Le chiffre du jour

71 %

Un sondage mené par l’Autorité canadienne pour les enregistrements internet (ACEI), publié hier, révèle que 71 % des organisations, privées comme publiques, ont déclaré avoir subi au moins une cyberattaque ayant eu une incidence durant la dernière année. On parle d’incidence en matière de temps et de ressources, de coûts déboursés et de paiement d’une rançon. Le sondage a été mené auprès de plus de 500 personnes impliquées dans des décisions de sécurité informatique au sein d’institutions des secteurs privé et public du Canada. Parmi les entreprises victimes d’une cyberattaque, 13 % ont indiqué que l’attaque avait porté atteinte à leur réputation.

— La Presse

Rectificatif

Portfolio PME Innovation

Dans notre texte Architecture du (très) Grand Nord paru hier dans le cahier Portfolio PME Innovation, le nom de l’architecte responsable et président d’EVOQ Architecture aurait dû se lire Alain Fournier, et non pas Jean. Le nom de sa collègue est Julia Gersovitz, plutôt que Gersowitz. Nos excuses.

— La Presse

Alimentation

Le retour de Soupesoup

Soupesoup veut renaître de ses cendres. Après avoir fermé ses restaurants en février dernier, l’entreprise, dont les produits se retrouvent dans les supermarchés partout au Québec, devrait vendre ses soupes chez plusieurs détaillants de l’Ontario d’ici la prochaine année et ouvrira également deux nouveaux restaurants à Montréal.

« La marque existe. Elle est toujours là », a tenu à dire Hervé Gévaudan, propriétaire de l’entreprise depuis septembre 2018, lors d’un entretien téléphonique, hier. Les pancartes récemment installées à Montréal – arborant un bol de potage coloré et appétissant – pour appuyer la vente en épicerie font partie de cette stratégie visant à annoncer que l’entreprise revient en force. 

M. Gévaudan a par ailleurs précisé que Soupesoup n’avait jamais déclaré faillite en février de cette année, contrairement à ce qui avait été annoncé dans les médias.

« On n’a pas fait faillite, c’est uniquement la partie restaurant qui a fermé. »

— Hervé Gévaudan, propriétaire de l’entreprise Soupesoup

« Financièrement, c’était intenable, explique-t-il. C’était une activité qui générait 50 000 $ de perte par mois. Mais on était toujours propriétaires de la marque. » 

L’entreprise comptait alors quatre restaurants « corporatifs » et deux franchises sous l’enseigne Soupesoup. La société a même déjà compté sept restaurants, dont trois franchises.

Rappelons que Soupesoup, fondée en 2001 par Caroline Dumas, connue pour ses livres de recettes et ses apparitions à la télévision, a été rachetée par Jacques Parisien, ex-numéro 2 d’Astral, en 2014. Mme Dumas, qui agissait toujours à titre de présidente, a quitté le bateau en 2016. Hervé Gévaudan, homme d’affaires français, a repris les rênes de l’entreprise quatre ans plus tard.

Après la fermeture de tous les restaurants, l’équipe s’est retroussé les manches et a revu la structure de vente en épicerie.

Résultat : les soupes betterave et agrumes ou potages de chou-fleur signés Soupesoup se retrouvent dans plusieurs centaines de supermarchés au Québec et traverseront l’Ontario au début de 2020. En tout, sept produits sont offerts chez les différentes enseignes. M. Gévaudan fait même des démarches pour se tailler une place chez nos voisins du Sud.

Nouveaux restos

Les clients qui s’ennuient des soupes fumantes qu’ils mangeaient auparavant attablés à l’un des restaurants Soupesoup pourraient aussi renouer avec leurs vieilles habitudes.

« On va ouvrir un restaurant d’ici la fin de l’année et un deuxième au début de 2020. »

— Hervé Gévaudan

Une campagne de publicité devrait bientôt apparaître dans le métro pour annoncer le projet.

Les deux établissements, qui seront situés à Montréal, pourraient être les premiers d’une longue série, puisque M. Gévaudan a l’intention d’en ouvrir d’autres un peu partout au Québec et même en Ontario. Les soupes continueront de voler la vedette sur le menu, mais le concept sera différent, dit le propriétaire sans donner plus de détails.

« [Dans les anciens restaurants], on a détesté voir des line-ups de gens qui attendaient leur commande à côté des clients qui étaient à table », illustre-t-il. L’homme veut rendre les restaurants – qui auront tous la même superficie de 1220 pi2 – plus efficaces et faire un gain de temps.

A-t-il pensé à recruter Caroline Dumas, ex-figure emblématique de la marque, pour mener à bien ses nouveaux projets ? « C’est un sujet sensible, répond-il d’emblée. On n’a pas été jusque-là [dans nos discussions]. Il faut se servir de ce qui a été fait. Je suis obligé de regarder devant. »

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