plaintes de harcèlement contre Dutoit

Fin de l’enquête interne à l’OSM

L’enquête interne de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) à propos de deux plaintes de harcèlement sexuel à l’endroit du chef d’orchestre Charles Dutoit est terminée. Les plaignantes ont décidé de ne pas remettre de déclaration formelle, empêchant ainsi l’enquête d’être menée à terme. « J’ai été finalement saisie de deux plaintes de harcèlement sexuel à l’endroit de M. Charles Dutoit. J’ai rencontré et/ou communiqué avec les plaignantes à plusieurs reprises. Bien que la démarche entreprise était sérieuse et respectueuse des meilleures pratiques en matière d’enquête interne de harcèlement, cette enquête n’a pas permis de consigner d’informations suffisantes en rapport avec des allégations de harcèlement sexuel », a précisé l’experte indépendante engagée, dont le nom n’est pas mentionné dans le communiqué de presse de l’OSM. Toujours dans ce communiqué, il est indiqué que les deux plaignantes « n’ont pas donné suite à leurs plaintes, ne jugeant pas opportun de fournir de déclarations formelles relatives à leurs allégations ». Rappelons que Charles Dutoit, qui a dirigé l’OSM pendant 25 ans, fait l’objet d’allégations d’agression sexuelle par quatre femmes, selon une enquête de l’Associated Press. Dans la foulée de ces dénonciations, l’OSM avait alors annoncé (en décembre dernier) qu’une enquête interne avait été lancée. — Véronique Lauzon, La Presse

MUSIQUE

Mélomanie

Au-delà des formes dérivées de la chanson, l’écoute passionnée de la musique implique aujourd’hui un très vaste corpus : musique classique, musique contemporaine, opéra, musiques électroacoustique ou électronique, jazz, et plus encore. La rubrique Mélomanie fait un survol de l’actualité dans le domaine, deux fois par mois.

Musique

Mélomanie

Au-delà des formes dérivées de la chanson, l’écoute passionnée de la musique implique aujourd’hui un très vaste corpus : musique classique, musique contemporaine, opéra, musiques électroacoustique ou électronique, jazz, et plus encore. La nouvelle rubrique Mélomanie fait un survol de l’actualité dans le domaine, deux fois par mois.

ROMANTIQUE, POSTROMANTIQUE

Un jeune virtuose et un hommage à Wagner

Sous la direction du jeune chef allemand d’origine iranienne David Afkham, le violoniste canadien Blake Pouliot interprète avec l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) le fameux Concerto pour violon en ré mineur, op. 47 de Sibelius. Parmi les musiciens classiques les plus doués au Canada, ce virtuose âgé d’à peine 24 ans est lauréat du grand prix du concours Manuvie 2016 de l’OSM. Plus récemment, en février 2017, on se souvient de sa remarquable interprétation du Concerto pour violon Korngold avec l’OSM sous la direction de Vasily Petrenko. Au même programme, David Afkham dirigera la Symphonie n3 en ré mineur (WAB 103) d’Anton Bruckner, dite Wagner-Sinfonie. Composée entre 1873 et 1877, corrigée à maintes reprises jusqu’en 1889, cette œuvre est un véritable hommage de Brucker à Richard Wagner, dont il reprend ici des caractéristiques essentielles de l’écriture orchestrale.

À la Maison symphonique demain, 20 h, et dimanche, 14 h 30

JAZZ

David Binney et Alain Caron fêtent les 12 ans du Dièse Onze

Pour les 12 ans du Dièse Onze, le quartette californien du saxophoniste (alto), improvisateur et compositeur David Binney est invité deux soirs consécutifs. Parmi les leaders esthétiques du jazz actuel, ce musicien américain est un habitué des scènes montréalaises. Comme on l’a observé l’été dernier au FIJM (excellent concert au Gesù), le nouvel ensemble de cet artiste visionnaire est constitué de jeunes virtuoses installés à Los Angeles : le pianiste Luca Mendoza, le bassiste Logan Kane et le batteur Anthony Fung. Cet ensemble alternera avec le trio du superbassiste québécois Alain Caron, qu’il forme avec le pianiste John Roney et le batteur Mark Kelso.

Au Dièse Onze, vendredi et samedi, 18 h et 22 h – l’ensemble de David Binney commence le programme de la soirée de vendredi et celui d’Alain Caron commence celui de la soirée de samedi.

CLASSIQUE, IMPRESSIONNISTE

Mozart pour le piano, Debussy pour la harpe

Le piano et la harpe sont à l’honneur avec l’interprétation du Concerto pour piano no 27 en si bémol majeur, K. 595 de Mozart par le pianiste autrichien Till Fellner et la Danse sacrée et danse profane de Claude Debussy par la harpiste montréalaise Jennifer Swartz, membre de l’OSM et professeure à l’Université McGill. Également de Debussy, l’OSM exécutera la suite symphonique de son opéra Pelléas et Mélisande. L’orchestre coiffera ce programme d’une œuvre signature : la Suite n2 de la symphonie Daphnis et Chloé, de Maurice Ravel. La signature pourrait toutefois être différente de celle de Charles Dutoit, car la direction orchestrale est assurée par Alain Altinoglu, 43 ans, chef français d’origine turquo-arménienne.

À la Maison symphonique, les 13 et 14 novembre, 20 h

CLASSIQUE, CONTEMPORAIN

Qu’ont en commun Joseph Haydn et George Crumb ?

Le Nouveau Quatuor à cordes Orford fait le pari d’entrelarder deux œuvres pour quatuor à cordes composées à deux siècles d’intervalle : Les sept dernières paroles du Christ en croix (1787) et Black Angels, Thirteen Images from the Dark Land (1970). Plus précisément, on a prévu d’imbriquer les parties de ces œuvres plutôt que les jouer une à la suite de l’autre, de manière à en illustrer l’étonnante unité. « […] les deux œuvres partagent la même structure, progressant de l’obscurité vers la lumière, du combat vers la victoire, du désespoir vers la rédemption. Tout comme le voyage de l’âme… », écrit Brian Manker dans les notes de programme qui seront offertes au public. Le violoncelliste (principal de l’OSM) se joindra ainsi aux violonistes Jonathan Crow (violon solo du Toronto Symphony Orchestra) et Andrew Wan (violon solo de l’OSM) ainsi qu’à l’altiste Eric Nowlin (alto principal de l’Orchestre symphonique de Detroit) pour cette audacieuse démonstration.

À la salle Bourgie, le mercredi 14 novembre, 19 h 30

CLASSIQUE

Mozart sur la Rive-Sud

L’ensemble vocal et instrumental L’Harmonie des saisons et le Festival Classica présentent le magnifique Requiem de Mozart, œuvre inachevée par son compositeur (mort pendant sa conception), laquelle comprend Libera me, complément signé Sigismund von Neukomm. La version intégrale de cette œuvre dure environ 50 minutes, sa partie instrumentale sera interprétée par une lutherie d’époque, c’est-à-dire de la fin du XVIIIsiècle. Ainsi, 45 musiciens et chanteurs seront réunis sur scène et dirigés par le maestro Eric Milnes. La soprano Hélène Brunet, la mezzo-soprano Caroline Gélinas, le ténor Mark Bleeke et le baryton Marc Boucher seront les solistes de cette exécution prévue dans quatre lieux différents sur la Rive-Sud.

Jeudi 15 novembre à Saint-Lambert, 19 h 30 ; samedi 17 novembre à Granby, 14 h ; samedi 17 novembre à Saint-Constant, 20 h ; dimanche 18 novembre à Boucherville, 15 h. Gratuit pour les 12 ans et moins

CONTEMPORAIN

Méditations mobiles, musiques spatialisées

Du guitariste virtuose, improvisateur et compositeur montréalais Tim Brady, Méditations mobiles est une œuvre pour quatre guitares électriques (Instruments of Happines) et quatre groupes d’instruments spatialisés, chacun impliquant de 8 à 20 interprètes s’exécutant à différents endroits du lieu investi pour cette création. Cette expérience musicale inédite compte offrir aux mélomanes des perspectives multiples en mouvement perpétuel, inspirées des célèbres mobiles d’Alexander Calder actuellement mis en lumière au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Présentée en collaboration avec le Centre d’expérimentation musicale (CEM) de Chicoutimi, Méditations mobiles s’inscrit dans la lignée d’ambitieux concepts de musiques spatialisées qu’imagine Tim Brady.

À la Galerie des Bronzes du Musée des beaux-arts de Montréal, le samedi 17 novembre, 14 h, 14 h 40, 15 h 20. Entrée libre pour les détenteurs de billets pour l’exposition Calder et pour les membres VIP du MBAM.

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