Saguenay–Lac-Saint-Jean

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien fait peau neuve

Grosse année pour le Zoo sauvage de Saint-Félicien. L’établissement du Saguenay–Lac-Saint-Jean a investi 10 millions pour améliorer ses installations, notamment le très fréquenté habitat des ours blancs.

« Le nouvel habitat est 10 fois plus grand que l’ancien avec une superficie de 6300 m2, explique Christine Gagnon, directrice à l’éducation et à la conservation au Zoo de Saint-Félicien. L’ancien habitat datait de 1995 et ne correspondait plus à nos standards. Nos trois ours étaient à l’étroit, et nous ne pouvions pas isoler un animal si nécessaire, ce qui sera désormais possible.

« Le nouvel habitat est aussi plus diversifié et plus stimulant pour les ours, qui peuvent profiter de plusieurs substrats : de la terre, du sable, de la roche, de l’herbe. Il y a des pentes, du plat, des buttes. Le bassin d’eau est aussi plus grand, et il y a une chute qui tombe dans un petit étang. »

Pour l’instant, le mâle et les deux femelles ont accès à une seule des deux sections de l’habitat. La seconde partie sera terminée à l’automne. Dès que les ours y auront accès, ils cohabiteront avec des renards arctiques, qui pourront profiter de plusieurs cachettes aménagées pour eux, afin de ne pas finir en goûter improvisé pour leurs voisins prédateurs.

L’Éthiopie au Lac-Saint-Jean

Le Zoo sauvage a aussi fait l’acquisition d’une toute nouvelle espèce de primates : des géladas, qui ont pris la place des ours blancs dans leur ancien habitat, réaménagé pour eux. « C’est la première fois qu’ils sont présentés au Canada. Ce sont des animaux très intrigants : c’est la seule espèce de primates qui est herbivore. Ils possèdent aussi tout un système de communication qui passe par leurs lèvres supérieures et leurs sourcils », dit Mme Gagnon. À l’heure actuelle, quatre individus mâles peuvent être observés ; deux autres les rejoindront sous peu.

L’arrivée à Saint-Félicien de ces primates adeptes de grimaces peut étonner, quand on sait que les géladas vivent dans les montagnes d’Éthiopie. Le Zoo n’avait-il pas comme mission de se concentrer sur la Boréalie, soit la zone la plus nordique de la planète ?

« Nous avons décidé d’élargir notre créneau et d’inclure les régions froides du globe. Or, les géladas vivent en altitude dans les monts Simien, où il neige en hiver. »

— Christine Gagnon, directrice à l’éducation et à la conservation au Zoo de Saint-Félicien

L’autre grande nouveauté animale importante concerne le retour des caribous dans le Parc des sentiers de la nature. On se souviendra qu’en 2015, la harde avait été décimée par une toxine. En 2017, le Zoo a reçu de Colombie-Britannique 11 nouveaux individus, qui ont passé l’année loin des yeux du public. Depuis le début de l’été, on peut les apercevoir lors de la balade en train sur les sentiers de la nature ou en s’inscrivant au forfait Aventure au pays des caribous. « Les caribous vont bien. Leurs bois sont en croissance actuellement et ils sont impressionnants », explique Christine Gagnon.

À noter : le zoo s’est défait de ses phoques l’an dernier. Il aurait fallu, pour les garder, aménager un bassin d’eau salée, ce qui nécessitait des investissements trop importants. Un choix qui a été difficile à faire, admet Mme Gagnon.

Anima Lumina bonifié

Le parcours nocturne multimédia Anima Lumina a aussi été bonifié, notamment avec l’ajout d’une activité interactive. « Une lampe à ultraviolets est prêtée à chaque famille, qui peut rechercher différents éléments cachés le long du trajet de 1,5 km. Des changements ont aussi été apportés au contenu, à l’éclairage et à la musique. C’est suffisant pour intéresser quelqu’un qui aurait déjà vu le spectacle. »

Le Zoo a également démoli son ancien restaurant pour faire place à un restaurant tout neuf, dont l’architecture a été confiée à Pierre Thibault. Le bâtiment est nouveau et le menu, plus diversifié, selon Christine Gagnon.

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