Congrès du NPD

Le Québec et l’environnement au cœur des priorités, dit Singh

TROIS-RIVIÈRES — L’environnement sera au cœur de la plateforme électorale du Nouveau Parti démocratique (NPD) aux élections fédérales de 2019 et le Québec risque d’y trouver son compte.

Devant des militants réunis à Trois-Rivières, le chef de la formation politique, Jagmeet Singh, a promis hier après-midi qu’un gouvernement néo-démocrate créerait un fonds pour aider les municipalités à développer des projets d’énergie verte et investirait pour faire du Québec un chef de file mondial en électrification des transports.

M. Singh s’est exprimé ainsi dans le cadre du congrès de la section québécoise du parti à Trois-Rivières.

En entrevue avec La Presse canadienne, le chef parlementaire du NPD, Guy Caron, a souligné que le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies démontrait l’importance de faire face aux enjeux climatiques, alors que le Canada accuse un retard au chapitre de ses engagements touchant la réduction des gaz à effet de serre (GES) et la lutte contre les changements climatiques.

Le député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques trouve d’ailleurs très ironique que le gouvernement canadien se soit porté acquéreur d’un pipeline après avoir suscité de grandes attentes en signant l’accord de Paris sur le climat.

Le succès passe donc par le développement des énergies vertes, croit le NPD. Pour l’illustrer, Jagmeet Singh a donné l’exemple de l’usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe, qu’il a visitée. Il a affirmé que « c’est dans ce type de projet qu’il [fallait] investir, et non dans un oléoduc ».

Les électeurs veulent du changement

Le NPD est aussi inspiré par les dernières élections québécoises. Guy Caron y voit la volonté de changement des électeurs par rapport aux vieux partis.

Il note que les appuis n’ont pas seulement augmenté du côté de la Coalition avenir Québec, qui formera le prochain gouvernement, mais aussi envers Québec solidaire, qui a également fait de la lutte contre les changements climatiques sa priorité.

Selon le chef parlementaire du NPD, les libéraux et les conservateurs fédéraux n’échapperont pas à ce désir de changement. Il a bon espoir de revivre une autre vague orange au Québec, comme celle qui s’est produite sous la direction du regretté Jack Layton en 2011.

Par ailleurs, M. Caron ne croit pas que l’élection à Québec d’un gouvernement caquiste, qui souhaite interdire le port des signes religieux à ses fonctionnaires et aux personnes en position d’autorité, va nuire à son chef Jagmeet Singh, qui affiche fièrement ses convictions sikhes.

Reconnaître le français dans la Constitution

Autre signe que le NPD courtise l’électorat québécois : une résolution a été adoptée hier pour appuyer toute demande qui ferait en sorte d’enchâsser le français comme langue officielle au Québec dans la Constitution canadienne.

D’après M. Caron, cette résolution a reçu l’assentiment des membres. Le député a souligné que le projet de loi du NPD visant à faire du français la langue de travail dans les entreprises relevant du fédéral au Québec tenait toujours.

Il a donné l’exemple des banques et des aéroports, qui ne sont pas soumis à la loi 101. Si le NPD ne souhaite pas étendre cette loi aux instances fédérales, il veut l’équivalent d’une loi 101 qui s’appliquerait aux entreprises fédérales sur le sol québécois.

Leurre informatique d’unE enfant

Un ex-animateur de camp de jour de Montréal plaide coupable

Un jeune homme qui a travaillé pendant trois ans comme animateur de camp de jour dans l’est de Montréal a reconnu avoir envoyé une photo de ses organes génitaux à une enfant de 11 ans qui fréquentait le même camp de jour. Steven Hoai Trung Lam voulait « jouer » avec la préadolescente, parce qu’il se « sentait seul ».

L’homme de 21 ans s’est présenté devant un juge la semaine dernière pour la première fois depuis qu’il a plaidé coupable, en mai dernier, à une accusation réduite par procédure sommaire de leurre informatique sur un enfant de moins de 16 ans. Les observations sur sa peine devaient avoir lieu ce jour-là, mais l’audience a été reportée pour permettre au père de la victime de s’adresser à la cour.

Steven Hoai Trung Lam avait été accusé en avril 2017 de possession, accès et distribution de pornographie juvénile, de leurre d’enfant de moins de 14 ans et de transmission de matériel sexuellement explicite à une personne âgée de moins de 14 ans.

Entre janvier et mars 2017, le jeune homme a communiqué à trois reprises avec sa victime, rencontrée au camp de jour de la maison Don Bosco Youth Leadership Centre, dans le quartier Rivière-des-Prairies. Selon le résumé des faits présenté au mois de mai, l’animateur se plaignait pendant leurs conversations de ne pas avoir d’ami et de se sentir seul.

Steven Hoai Trung Lam a alors envoyé une photo de son pénis à sa victime et lui a demandé de lui envoyer à son tour des photos d’elle nue. La jeune fille a refusé, mais lui a envoyé une photo de sa Barbie sans vêtements. Le jeune homme lui a alors demandé de lui fournir une photo d’elle « comme sa Barbie ». L’enfant a de nouveau refusé cette demande. Son nom est protégé par une ordonnance de la cour.

À la fin du mois de mars, le frère de la victime a découvert dans l’appareil électronique de sa sœur un message d’excuses de Steven Hoai Trung Lam dans lequel il évoque une « photo inappropriée » et demande à sa victime de ne pas en parler à son père. Cette découverte mènera à l’arrestation de l’animateur de camp de jour.

EXCUSES

Steven Hoai Trung Lam est allé s’excuser au père de la victime avant même son arrestation et a même présenté des aveux complets aux policiers après son arrestation, a fait valoir son avocat, Me Dominic Côté. « Monsieur a fait beaucoup de démarches thérapeutiques », a ajouté Me Côté. Les parties n’ont pas indiqué la semaine dernière quelle peine elles comptaient demander à la cour.

Au moment de l’arrestation du jeune homme, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a publié un communiqué afin de trouver d’autres victimes potentielles de l’ex-animateur de camp de jour. Selon les policiers, l’accusé utilisait les pseudonymes suivants sur certaines applications populaires chez les jeunes : Slammt1habs sur Instagram, Aznslam ou HrnyAznboy sur Kik et Aznslam sur Whisper.

Cannabis légal à 21 ans

Trudeau a des réserves sur le plan de la CAQ

Le premier ministre Justin Trudeau a exprimé des réserves quant à l’intention du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de faire passer de 18 à 21 ans l’âge légal pour consommer du cannabis. À son avis, cette approche plus restrictive laissera une frange importante de la population entre les griffes du crime organisé, et pourrait donc en quelque sorte aller contre l’esprit de la loi fédérale. « Si on élimine le segment de la population entre 18-19 ans et 21 ans, qui est une population souvent à l’université, souvent dans des endroits où ils vont essayer de consommer, on garde un important segment de consommateurs potentiels pour le marché noir », a-t-il exposé hier en conférence de presse à Erevan, en Arménie. Or, l’un des objectifs fondamentaux de la légalisation du cannabis est précisément de déplacer du marché illicite vers le marché licite la vente de la substance, a-t-il rappelé à quelques jours de l’entrée en vigueur de la loi, le 17 octobre, au côté de son vis-à-vis arménien Nikol Pashinyan. Le premier ministre a dit comprendre les gens qui aimeraient prohiber la consommation avant l’âge de 25 ans puisque le cannabis a des impacts sur le développement du cerveau jusqu’à cet âge. Mais « ça maintiendrait un marché noir », et c’est pour cela « que nous croyons que de fixer l’âge légal à l’âge de consommation de l’alcool, c’est un compromis qui a de l’allure », a-t-il affirmé. — La Presse canadienne

QUÉBEC

Accident mortel à l’usine de Papiers White Birch

Un accident de travail a coûté la vie à un employé de Papiers White Birch, hier matin, à Québec. La cause de l’accident mortel serait un bris mécanique, selon le Syndicat des employés de l’entreprise, cité par Radio-Canada. La victime, un homme de 56 ans, aurait subi des blessures au corps et à la tête. C’est un collègue de travail qui a fait la découverte du corps inanimé. Des procédures de réanimation ont été entreprises par les premiers policiers arrivés sur place, et ce, jusqu’à son transport à l’hôpital où le décès a été constaté. Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a dépêché un enquêteur du module des crimes majeurs sur les lieux, mais on assure qu’aucun élément ne permettait de croire qu’il s’agirait d’un acte criminel. L’enquête sera menée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour faire la lumière sur cet événement.

— Le Soleil, avec Radio-Canada

Gaspésie

Trois morts dans un incendie majeur

Un incendie qui s’est déclaré dans la nuit de vendredi à hier a fait trois morts et un blessé à Saint-Siméon-de-Bonaventure, en Gaspésie. Une femme de 40 ans et deux adolescents de 14 ans, un garçon et une fille, « manquent à l’appel », a indiqué hier soir la Sûreté du Québec (SQ), alors que les policiers cherchent toujours à identifier les corps des trois personnes décédées tôt en matinée dans l’incendie. À l’arrivée des pompiers, une femme, qui serait âgée d’une vingtaine d’années, avait réussi à sortir par elle-même du brasier. C’est elle qui aurait indiqué aux premiers répondants que trois autres personnes étaient prisonnières des flammes. La femme a été transportée en ambulance à l’hôpital. Après avoir combattu le brasier pendant quelques heures, les pompiers ont pu entrer dans les décombres et ont fait la macabre découverte. Il est trop tôt, pour le moment, pour confirmer les liens qui unissent les victimes. Le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec a été chargé de l’enquête afin de déterminer l’identité des victimes ainsi que les causes et les circonstances de leur mort. Aucune hypothèse n'est privilégiée jusqu'à maintenant pour expliquer ce drame. — Le Soleil, avec La Presse canadienne

Travaux d’urgence

Le pont Mercier fermé durant plusieurs heures

Des travaux d’urgence ont entraîné hier matin la fermeture du pont Mercier en direction de Châteauguay. Il a été rouvert à la circulation vers midi. Les voies de circulation en direction sud ont été complètement fermées après que les autorités eurent constaté « un défoncement de la dalle » sur le pont hier matin, a confirmé le ministère des Transports (MTQ). « C’est un peu comme un effritement », a indiqué la porte-parole, Émilie Lord. « Nos équipes font le nécessaire. » Une plaque d’acier devait être installée sur la voie avant de rétablir la circulation. Le MTQ ignore toujours ce qui a pu causer le dommage. Il n’est d’ailleurs pas survenu dans la zone où les autorités mènent actuellement des travaux de réparation sur la plus vieille structure du pont Mercier. En raison des travaux prévus, la circulation devait se faire à contresens sur une seule voie par direction jusqu’à demain. Le ministère des Transports effectue ce week-end des travaux de réparation sur la plus vieille structure du pont Mercier. Les travaux prévus devaient entraîner une déviation du trafic et une réduction de moitié de la capacité de l’ouvrage. La circulation devait se faire à contresens sur une seule voie par direction jusqu’à demain matin. — Fanny Lévesque, avec Bruno Bisson, La Presse

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