Résultats financiers

Profits en baisse pour Corus

Corus Entertainment a affiché hier des résultats inférieurs aux attentes, son bénéfice du premier trimestre ayant diminué en raison d’une modification comptable liée aux actifs en télévision. Ses revenus ont cependant augmenté grâce à la publicité télévisée. La société a indiqué que son bénéfice attribuable aux actionnaires avait chuté à 60,4 millions, soit 28 cents par action, pour le trimestre clos le 30 novembre. En comparaison, Corus avait réalisé un bénéfice de 77,7 millions, ou 38 cents par action, un an plus tôt. Corus possède des stations de télévision, y compris le réseau Global, ainsi que des stations de radio et une entreprise d’édition de livres, notamment. — La Presse canadienne

Fil techno

L’IA contre les prêteurs de mots de passe

De l’arrivée de l’Echo Auto à un logiciel espion présenté au procès d’un caïd mexicain de la drogue en passant par les centaines de millions en TVQ non perçue et la traque d’abonnés délinquants de Netflix, voici ce qui a retenu notre attention cette semaine dans le monde de la techno.

Fini, les prêts de mots de passe

Faites-vous partie de ceux qui profitent de Netflix ou de Spotify grâce à un mot de passe gracieusement prêté par un ami ? Vous n’êtes pas seul : quelque 26 % des Américains le font, et près d’un jeune Y sur trois l’avoue, selon un sondage Magid publié l’été dernier. Cette pratique, interdite par les diffuseurs de contenu en direct, mais généralement tolérée, risque de devenir impossible d’ici peu. Plusieurs grandes entreprises numériques, Netflix étant la plus récente, ont embauché une firme britannique qui a conçu une intelligence artificielle (IA) capable de traquer les abonnés délinquants. Le logiciel de Synamedia, présenté au Consumer Electronics Show qui se termine aujourd’hui à Los Angeles, détecte le lieu, l’appareil et l’heure où un abonné se connecte à son compte et établit la probabilité qu’il s’agisse en fait d’un mot de passe prêté.

La citation

« Nous confions certains des problèmes les plus graves de l’histoire de l’humanité à un tas de jeunes [experts en intelligence artificielle] qui n’ont jamais réglé un seul problème dans leur propre vie. »

— Vivienne Ming, neuroscientifique et entrepreneure de la Silicon Valley en entrevue au quotidien The Guardian

L’Echo Auto s’en vient

Plus de quatre ans après le lancement de l’Echo, qui a connu un succès phénoménal et lancé la tendance des haut-parleurs intelligents, Amazon s’apprête à secouer le marché avec un autre appareil. Son Echo Auto, annoncé en septembre 2018 au coût de 50 $US, a atteint en quatre mois le plateau enviable du million de précommandes aux États-Unis. Les premiers appareils ont été livrés durant le temps des Fêtes, a confirmé un porte-parole d’Amazon au site spécialisé TechCrunch. Que fait ce gadget pour susciter autant d’émoi ? Il s’agit essentiellement d’un assistant vocal portatif de 45 g qui se connecte à votre téléphone et au système audio de votre voiture par Bluetooth. Outre les milliers de requêtes habituelles – météo, musique, minuteur, recherches internet –, il attend les ordres de son propriétaire pour téléphoner ou trouver un trajet par GPS. Aucune date de lancement pour le Canada n’a été annoncée.

Le chiffre

350 millions

Somme annuelle que pourrait prélever Revenu Québec avec la TVQ sur les achats de biens en ligne sur des sites étrangers, selon le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Seuls les services et biens « incorporels » sont actuellement taxés, selon ce qui a été annoncé cette semaine par Revenu Québec. On s’attend à ce qu’ils rapportent environ 31 millions par année, soit 11 fois moins que l’estimation du CQCD pour les biens tangibles.

L’espionnage bon marché

Ne laissez pas votre téléphone entre les mains de n’importe qui. C’est la révélation techno inattendue du procès cette semaine du baron mexicain de la drogue Joaquín Guzmán, connu sous le surnom d’El Chapo. On y a appris que le caïd avait installé sur une cinquantaine de téléphones des logiciels permettant d’espionner ses proches. Un logiciel qu’on peut se procurer en un clic sur le web pour la modique somme de 349 $ par année, FlexiSPY, lui permettait d’activer le micro du téléphone de sa maîtresse, d’intercepter courriels, SMS, appels classiques ou par Skype et Messenger. Il faut évidemment dans un premier temps accéder au téléphone de la victime pour y installer le logiciel espion. Une belle occasion de relire le dossier troublant du quotidien français Le Monde, qui a répertorié en 2017 une quinzaine de ces logiciels, certains plus ou moins escrocs, qui prétendent suivre à la trace des millions de téléphones.

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