Bahamas

2500

Nombre de personnes encore portées disparues aux Bahamas après le passage de l’ouragan Dorian. Le bilan provisoire fait état d’au moins 50 morts. — AFP

Catalogne

Forte baisse de la participation à la manifestation indépendantiste

La grande manifestation annuelle des indépendantistes catalans à Barcelone a connu hier sa plus faible participation, sur fond de divisions à quelques semaines de la sentence judiciaire contre leurs dirigeants pour la tentative de sécession de 2017. Alors qu’environ un million de militants séparatistes étaient descendus dans les rues de la métropole catalane en 2018, ils n’étaient qu’« environ 600 000 » cette année, a indiqué la police municipale sur Twitter. C’est la plus faible participation depuis la première grande mobilisation indépendantiste en 2012 le jour de la « Diada », fête de la Catalogne qui commémore la chute de Barcelone en 1714 face aux troupes de Philippe V. Cette baisse de la participation est un revers pour les indépendantistes, qui voulaient justement afficher leur capacité de mobilisation avant la sentence attendue en octobre contre les 12 dirigeants indépendantistes jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017, la pire crise politique qu’ait connue l’Espagne depuis 40 ans.

— Agence France-Presse

Russie

Le robot Fedor ne remplacera pas les cosmonautes

La mission est terminée pour le premier robot humanoïde russe à avoir séjourné dans l’espace, Fedor, qui ne sera plus utilisé pour de telles opérations, mais sera remplacé par un modèle plus approprié aux missions longues et dangereuses. Le robot humanoïde est rentré sur Terre le 6 septembre après avoir passé plus d’une semaine à bord de la Station spatiale internationale (SSI) avec pour mission d’assister les cosmonautes russes Alexandre Skvortsov et Alexeï Ovtchinine. Il a réalisé une série de travaux avec les instruments de bord et a recueilli des données techniques. Selon ses concepteurs, le robot anthropomorphe, qui mesure 1,80 m de haut et pèse 160 kg, n’est pas en mesure de remplacer les cosmonautes pour des missions plus longues et dangereuses comme les sorties dans l’espace. Fedor est capable de reproduire les mouvements humains et peut être piloté à distance. Il est toutefois incapable de se déplacer en conditions de gravité zéro et ses longues jambes se révèlent inutiles à bord de la SSI. — Agence France-Presse

Chili

Des familles de victimes de la dictature poursuivent d’ex-ministres de Pinochet

Des proches de victimes de la dictature d’Augusto Pinochet, au Chili, ont déposé des plaintes hier pour complicité contre les ministres de l’ancien dirigeant, que la justice n’a jusqu’à présent pas inquiétés. « Nous venons de déposer une plainte contre chacun de ceux qui ont occupé un poste de ministre pendant les 17 années de la dictature […] car, pendant ces 17 ans, les meurtres n’ont pas été seulement commis par les agents de l’appareil répressif », a déclaré Lorena Pizarro, présidente du Collectif des familles de détenus-disparus (AFDD). Ces plaintes ont été déposées à l’occasion du 46e anniversaire du coup d’État contre le gouvernement socialiste de Salvador Allende. Le 11 septembre 1973, des militaires chiliens dirigés par le général Pinochet avaient renversé ce gouvernement démocratiquement élu. Salvador Allende s’était suicidé dans son palais présidentiel pris d’assaut. Comme chaque année, des organisations de gauche ont rappelé la mémoire des 3200 morts et disparus sous le régime de Pinochet (1973-1990), mort en 2006 à 91 ans sans jamais avoir été condamné.

— Agence France-Presse

Zimbabwe

La dépouille de l'ex-président Mugabe rapatriée pour ses funérailles nationales

La dépouille de l’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe a été rapatriée hier pour plusieurs jours d’hommages et des obsèques nationales, dans un pays divisé par l’héritage très controversé de ses 37 ans de règne absolu. Le « héros » de l’indépendance de l’ancienne colonie britannique devenu tyran s’est éteint vendredi à l’âge de 95 ans dans un hôpital de luxe de Singapour où il venait se faire soigner depuis des années. À la tête du Zimbabwe depuis 1980, il a été écarté du pouvoir en 2017 par un coup de force de l’armée, qui a installé son ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa, dans son fauteuil. En provenance de Singapour, l’avion spécial transportant le corps du défunt chef de l’État s’est posé dans l’après-midi à l’aéroport de la capitale, Harare. Le lieu de l’enterrement du défunt dirigeant, prévu dimanche, n’a toujours pas été révélé et fait l’objet, selon des indiscrétions, d’un bras de fer entre la famille et les autorités.

— Agence France-Presse

Brexit

La justice écossaise inflige un nouveau revers à Boris Johnson

Le premier ministre britannique Boris Johnson a essuyé un nouveau revers hier, après que la justice écossaise a déclaré « illégale » la suspension controversée du Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit.

Le gouvernement, « déçu », a aussitôt annoncé qu’il ferait appel auprès de la Cour suprême à Londres, et l’audience doit se dérouler mardi.

En attendant, le Parlement reste suspendu. La décision de justice « ne change rien » pour l’heure, a souligné une source gouvernementale.

Le Labour, principal parti de l’opposition, tout comme la première ministre écossaise Nicola Sturgeon ont réclamé que le Parlement, suspendu depuis mardi, soit rappelé « immédiatement ».

Saisie par 78 parlementaires, la Cour d’appel d’Édimbourg a estimé que la décision de Boris Johnson avait « pour but d’entraver le Parlement » et a déclaré la prorogation « illégale » et « nulle et sans effet ». C’est la première victoire judiciaire des opposants à cette suspension du Parlement, qualifiée de manœuvre pour imposer un Brexit sans accord.

En première instance, la justice écossaise avait rejeté cette action intentée pour bloquer cette suspension, estimant que ce n’était pas à la justice, mais au « Parlement ou, en fin de compte, à l’électorat » de trancher.

« Décision politique »

C’est d’ailleurs ce même argument qu’a utilisé hier la Haute Cour de justice de Londres pour expliquer son refus la semaine dernière d’annuler la suspension du Parlement à la suite de l’action en justice d’une militante anti-Brexit.

La prorogation du Parlement est une décision « intrinsèquement politique » qui « ne relève pas des tribunaux », car « il n’y a pas de critères légaux pour juger de sa légitimité », a-t-elle estimé. Une audience en appel devant la Cour suprême est prévue mardi, le même jour que l’examen de la décision des juges d’appel écossais.

Ces derniers ont considéré à l’inverse qu’ils pouvaient déclarer cette suspension « illégale » parce que son objectif était de soustraire l’action du gouvernement au contrôle des députés, selon un résumé de la décision diffusé par la Cour d’appel d’Édimbourg.

Le Parlement britannique avait été suspendu tôt mardi pour cinq semaines dans un climat politique tendu.

« Si les membres de l’opposition au Parlement ne sont pas d’accord avec notre approche, alors il leur est toujours possible d’accepter l’offre que je leur ai faite – deux fois ! – d’avoir des élections », a argué hier Boris Johnson lors d’une séance de questions-réponses avec des internautes sur Facebook.

— Agence France-Presse

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