Finale de l’Association de l’Ouest

Les Golden Knights ont tenu le coup

Las Vegas — Marc-André Fleury a repoussé 33 rondelles, dont 15 en troisième période, et les Golden Knights de Vegas ont tenu le coup pour vaincre les Jets de Winnipeg 4-2, hier soir, lors du troisième match de la série finale de l’Association de l’Ouest.

Fleury, qui connaissait déjà de spectaculaires séries, a permis aux Golden Knights de résister aux nombreuses poussées offensives des Jets lors du troisième engagement, aidant son équipe à prendre les devants 2-1 dans la série.

Alors que les Golden Knights menaient 3-2 au dernier tiers, Fleury a réalisé deux vols aux dépens de l’attaquant Mark Scheifele, avant de stopper une échappée partielle de Dustin Byfuglien.

Quelques minutes auparavant, le gardien québécois de 33 ans s’était dressé devant Tyler Myers, qui s’était amené seul contre lui.

Jonathan Marchessault a touché la cible à deux reprises alors que James Neal a récolté un but et une mention d’aide. Alex Tuch a aussi fait bouger les cordages pour les Golden Knights, qui n’ont jamais tiré de l’arrière dans la partie.

Scheifele a inscrit les deux buts des Jets, chaque fois aidé de son compagnon de trio Blake Wheeler. Scheifele a marqué 11 buts à l’étranger depuis le début des séries, ce qui représente un record de la LNH.

Dans la défaite, Connor Hellebuyck a cédé trois fois devant 29 tirs.

35 secondes

Seulement 35 secondes ont été nécessaires au premier engagement pour que les Golden Knights ouvrent le pointage. Marchessault s’est défait du défenseur Jacob Trouba et il a servi une superbe feinte à Hellebuyck pour semer l’hystérie au T-Mobile Arena.

Cherchant des réponses à la vitesse de leurs adversaires, et n’effectuant que trois tirs lors des 20 premières minutes de jeu, les Jets sont restés dans le coup assez longtemps pour que Scheifele ramène les deux formations à la case départ, à 5 min 28 s de la deuxième période. L'attaquant des Jets a habilement fait dévier entre ses jambes une passe de Wheeler pour surprendre Fleury.

La réplique de l’équipe locale n’a toutefois pas tardé. Seulement 12 secondes plus tard, Neal a profité d’une bévue de Hellebuyck pour accepter la passe de Erik Haula et envoyer la rondelle dans une cage laissée libre.

Neal a aussi fait des siennes sur le but de Tuch, moins de trois minutes plus tard. Le vétéran a pris son propre retour de tir avant d’apercevoir son jeune coéquipier, seul devant le filet. Tuch n’a pas hésité et il a logé la rondelle derrière le gardien des Jets, qui la cherchait.

En confiance, les hommes de Gerard Gallant ont donné une lueur d’espoir aux visiteurs en troisième période, quand un revirement et une mauvaise couverture défensive ont ouvert la porte aux Jets. Wheeler a décoché un tir qui est passé à la droite de Fleury. Kyle Connor a été vif pour récupérer la rondelle et il a fait une passe savante à Scheifele, qui n’allait pas rater une telle occasion.

Le reste de l'engagement a cependant été l’affaire de Fleury, qui n'a pas cessé d’émerveiller la foule avec de multiples bijoux. Marchessault a finalement permis à sa troupe de respirer en complétant la marque dans un filet désert.

Le quatrième match aura lieu demain soir (20 h) à Las Vegas.

Directeur général de l’année

Cheveldayoff, Yzerman et McPhee finalistes

La LNH a annoncé hier que Kevin Cheveldayoff, Steve Yzerman et George McPhee avaient été retenus comme finalistes pour le titre de directeur général par excellence de la saison 2017-2018. Cheveldayoff, des Jets de Winnipeg, a mené son équipe à la meilleure saison de son histoire. Les Jets ont totalisé 52 victoires et récolté 114 points, en route vers une première participation à la finale de l’Association de l’Ouest. Yzerman, du Lightning de Tampa Bay, a aidé son équipe à établir des records pour les victoires (54) et les points (113). Le Lightning a remporté un premier titre de division depuis 2004 et il a accédé à la finale de l’Association de l’Est pour la troisième fois en quatre ans. Ayant dû composer avec le premier repêchage d’expansion de la LNH depuis 2000, McPhee a rapidement fait son œuvre avec les Golden Knights de Vegas. L’équipe est notamment devenue la première des quatre sports professionnels majeurs en Amérique du Nord à gagner le championnat de sa division dès sa première saison.

— La Presse canadienne

Stars de Dallas

Proches, et loin à la fois

Au cours des prochaines semaines, notre spécialiste de la LNH se penchera sur les défis qui attendent les 15 clubs exclus des séries éliminatoires à l’aube du repêchage et du marché des joueurs autonomes dans la LNH. Aujourd’hui : les Stars de Dallas.

Le directeur général Jim Nill a été très efficace en début de mandat chez les Stars. En deux échanges successifs entre 2013 et 2014, il a su trouver deux centres offensifs, Tyler Seguin et Jason Spezza.

Mais la défense de l’équipe et les gardiens ont toujours constitué son talon d’Achille, de sorte que les Stars viennent de rater les séries éliminatoires pour la troisième fois en quatre ans malgré 75 millions offerts en contrat l’été dernier à Alexander Radulov, Martin Hanzal et le gardien Ben Bishop.

Il y a un seul joueur de moins de 24 ans parmi le top 9 à l’attaque, les quatre premiers défenseurs ou les gardiens : Esa Lindell. Mais on en retrouve sept de 30 ans ou plus.

On ne se régénère pas à Dallas parce qu’on repêche très mal.

Entre 2009 et 2011, les trois premiers choix de l’équipe, Jamie Oleksiak, Jack Campbell et Scott Glennie, ont fait patate. Ils ont pourtant tous été sélectionnés parmi les 15 premiers, et on a ignoré des joueurs comme Ryan Ellis, Nick Leddy, Chris Kreider, Cam Fowler, Vladimir Tarasenko, Jaden Schwartz, Evgeny Kuznetsov, J.T. Miller, Oscar Klefbom et Rickard Rakell, entre autres.

Le premier choix de 2012, Radek Faska, a un rôle régulier, mais il produit à un rythme de 33 points par saison et il a 24 ans. Un autre premier choix, cette fois en 2014, Julius Honka, n’arrive pas à percer. Il a été repêché avant Dylan Larkin et David Pastrnak.

Un recruteur peut se tromper à l’occasion, mais pas trop souvent.

Mais tout n’est pas sombre à l’horizon. Le défenseur John Klingberg a relancé sa carrière après une vilaine saison l’année précédente et il forme une très bonne première paire avec Lindell, 22 ans. Miro Heiskanen, troisième choix au total en 2017, devrait faire son entrée dans la LNH l’an prochain et solidifier le top 4.

À l’attaque, on devrait revoir Valeri Nichushkin après un exil de deux ans dans la KHL. Ce premier choix en 2013 possède un talent indéniable et un gabarit impressionnant, mais il a été décevant en début de carrière en Amérique du Nord.

Leur club-école vient aussi d’atteindre le carré d’as dans la Ligue américaine. Nill pourra y piger en prévision de l’an prochain. Les Stars du Texas sont menés par des vétérans, mais un jeune défenseur comme Denis Gurianov, par exemple, 20 ans et choix de premier tour en 2015, pourra en bénéficier.

On semble aussi résolu à donner plus de place à des jeunes comme Honka et Jason Dickinson. Voilà sans doute pourquoi Nill s’est tourné vers un jeune entraîneur de la NCAA pour relancer son équipe, Jim Montgomery, à la suite du départ du vétéran Ken Hitchcock.

« Quand Jim et moi avons discuté lors des entrevues, je lui ai dit que j’avais 40 ans d’expérience chez les professionnels, que j’étais âgé de 60 ans, qu’il me restait cinq ans et que je voulais gagner, a révélé le directeur général lors de l’embauche du Montréalais Montgomery, il y a deux semaines. Je crois que nous avons les éléments en place pour le faire. Il est d’accord avec moi. Nous ne sommes pas si loin. »

Les Stars sont proches, et loin à la fois. Montgomery, anciennement de l’Université de Denver, devra instaurer rapidement une culture gagnante et une cohésion. Sans quoi la déception sera vive à nouveau à Dallas l’hiver prochain.

Manque de créativité

Aucune équipe de la LNH n’a effectué autant de dégagements refusés que les Stars. Cette statistique dénote un sérieux manque de créativité, et probablement aussi beaucoup de panique sous pression. Jim Montgomery a promis, lors de son point de presse après sa nomination, d’améliorer l’équipe au chapitre de la possession de rondelle. « Nous n’arrêterons jamais de travailler. Non seulement serons-nous un club efficace en possession de rondelle, mais nos joueurs devront tenter des jeux, peu importe leur position sur la glace. Et quand nous n’aurons pas la rondelle, nous imposerons la pression nécessaire pour la récupérer. »

Classement

19es au classement général

Choix au repêchage

Premier tour : 13e

Deuxième tour : 44e

Troisième tour : 75e

Quatrième tour : 100e

Cinquième tour : 137e

Sixième tour : 168e

Septième tour : 199e

Âge moyen

27,1 ans (14e en ordre croissant)

Joueurs autonomes sans compensation

Kari Lehtonen, Dan Hamhuis, Greg Pateryn, Antoine Roussel

Dossiers chauds

Régler le sort de Jason Spezza, par une transaction, un rachat ou le statu quo, trouver un auxiliaire à Ben Bishop, s’entendre à long terme avec Tyler Seguin.

Directeur général

Jim Nill (en poste depuis 2013)

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