TECHNO

La technologie est au cœur de notre quotidien. On compte sur elle pour s’informer, se divertir et se matcher. Mais à quoi servira-t-elle demain ? Comment peut-on la rendre encore plus utile, performante, humaine ? C’est ce que tentent de définir nos nommés, respectivement en quête du robot qui programmera, devinera nos envies, remplacera notre bras, éveillera notre créativité et détectera nos cellules cancéreuses en un temps record… Juste ça.

Frédéric Leblond

Le Détecteur de cancer

Frédéric Leblond a mis son puissant cerveau au service de celui des autres. C’est à lui qu’on doit l’invention d’une sonde qui permet de différencier presque instantanément les cellules cancéreuses des cellules saines du cerveau grâce aux ondes lumineuses et à l’intelligence artificielle. Une technologie qui devrait sous peu faire son chemin jusque dans les salles d’opération. Et ce n’est pas tout ! Sa compagnie vient de signer un contrat avec une multinationale américaine pour développer un nouvel outil médical qu’il se doit de garder secret. L’avenir de notre santé n’a jamais été en des mains aussi sûres.

« En ce moment, on est capables de distinguer les cellules malades avec une précision qui varie entre 90 et 96 % ! »

Charles Deguire

Inspecteur Gadget 2.0

Chez Kinova, on fabrique des robots qui améliorent les capacités humaines. Grâce à Charles Deguire et sa bande, des personnes avec limitations physiques peuvent utiliser un bras robotisé pour prendre un verre d’eau, ouvrir des portes et se desservir, par exemple. Quant aux chirurgiens, grâce à Kinova, ils peuvent pratiquer des interventions avec une précision inégalée. Bref, des coups de main, Kinova en donne à tout le monde, et ce, dans déjà plus de 35 pays !

« La robotique peut transformer n’importe quel domaine; on a choisi de commencer par donner un coup de pouce aux personnes en fauteuil motorisé et aux chirurgiens. On aurait pu faire des robots-balayeuses pour votre salon, mais bon, on avait d’autres priorités, faut croire. »

Lazlo Bonin

Tout va trop vite

Lazlo Bonin est designer, programmeur, entrepreneur et créateur de jeux vidéo expérimentaux. Il a inventé Bolt, un outil qui permet aux créateurs de tout acabit de construire des expériences interactives, et ce, sans savoir coder. À titre d’artiste, il se porte à la défense du jeu vidéo d’auteur. À cet effet, il nous emmènera bientôt explorer les romantiques étés montréalais dans son jeu vidéo doux-amer Les éphémères. Oh, et il n’a que 25 ans…

« En humour, on parle beaucoup de la tyrannie du rire. Dans le domaine du jeu vidéo, c’est la tyrannie du fun. Tout doit toujours être le fun. C’est problématique. On devrait pouvoir explorer autre chose que "le fun". »

Le square Banque Nationale

La techno forme la jeunesse

L’avenir est à la techno. Par conséquent, pour éviter les futures inégalités, il faut s’assurer qu’elle soit disponible pour tous. Heureusement, il y a Le Square. Ce laboratoire de création numérique offre gratuitement aux adolescents un espace pour expérimenter avec la vidéo, la programmation, les imprimantes 3D et tout ce que la technologie de fine pointe a à offrir. En plus des conseils et ateliers d’une équipe dévouée, sur place comme en ligne… Niché au cœur de la BAnQ, Le Square fait présentement ses boîtes pour déménager dans plus grand et rendre la techno accessible à toujours plus de jeunes. L’avenir est de bon augure.

« La technologie peut être un refuge créatif, tout comme un passe-temps l’fun. Elle peut ouvrir les portes de l’esprit ou participer à la création de carrières qui vont transformer l’individu comme la société. »

Layla El Asri

Celle qui murmure à l’oreille des robots

Layla El Asri est directrice de recherche chez Maluuba, une entreprise spécialisée en intelligence artificielle récemment achetée par Microsoft. Sa mission : créer une “Siri” ultra puissante… En gros, elle enseigne aux ordinateurs à communiquer avec les humains, à raisonner et à apprendre par eux-mêmes. Grâce à elle, les personnes en besoin d’assistance pourraient bientôt compter sur un robot au quotidien. Un robot compréhensif, là pour leur bien.

« Ce qui manque pour qu’on parvienne à une conversation parfaite avec une intelligence artificielle, c’est la jugeote. Si on ne les entraîne que sur du texte, il y aura nécessairement des failles. Il faut que les agents conversationnels aient une expérience plus similaire à celle de l’humain. C’est comme ça qu’on apprend : en voyant, en lisant, en touchant, en écoutant. »

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