LE havre de paix de Nicolas Deslauriers

Depuis son retour dans la Belle Province, Nicolas Deslauriers en a visité des maisons, mais aucune d'entre elles ne l'a autant comblé que celle qu'il a dégotée dans un village pas trop connu du Québec, à Saint-Ignace-de-Loyola.

Le petit village de Saint-Ignace est établi sur la plus importante des quelques 103 îles composant l'archipel du lac Saint-Pierre. La municipalité regroupant environ 2000 habitants fait face à la ville de Sorel-Tracy et il y est également possible de s'y rendre à l'aide du traversier.

Deslauriers est vraiment tombé en amour avec la petite communauté.

« On regardait au départ pour une maison entre Gatineau et Québec. On avait donc beaucoup de possibilités, mais quand on a visité la maison aux îles, on a tout de suite su que c'était celle-là », a expliqué l'athlète originaire de ville LaSalle. « C'est vraiment comme notre maison de rêve. On est maintenant fier de dire qu'on est des Loyolois. »

Pour vous mettre encore plus en situation, le village de Saint-Ignace ne possède pas d'épicerie, il n'y a qu'une seule station d'essence et le livreur de lait passe encore chaque jour. Tout le monde se connaît aux îles et tout le village maintenant est fier de dire qu'il compte parmi les rangs un joueur des Canadiens de Montréal.

« Tu vois vraiment que c'est une petite communauté et que tout le monde s'entraide. J'aime comment c'est tranquille », a souligné le numéro 20. « Tout le monde est joyeux. C'est un endroit qui me sort de la ville. C'est vraiment le calme. C'est certain que j'aime bien aussi les beignes du Délice d'antan », a-t-il ajouté en riant.

De nouvelles passions

L'attaquant qui vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec 14 points, dont 10 buts en 58 rencontres avec le Tricolore la saison dernière, a également découvert un côté campagnard qu'il avait enfoui au fond de lui.

« Je n'étais pas un gars de bateau avant et maintenant j'en possède un. C'est même rendu que je vais pêcher au lac Saint-Pierre », a exprimé Deslauriers. « J'ai découvert en habitant là qu'au fond de moi, j'avais vraiment le gars de campagne qui veut faire du bateau et pêcher, mais que je n'avais jamais eu l'occasion de faire toutes ces activités, car je n'étais pas installé à un endroit comme ça. »

Un texte de Pierre-Antoine Mercier

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