OPINIONS

Courrier

Les enfants au cœur de nos choix

En 1997, le Québec se penchait sur l’état précaire de ses finances publiques. Cela n’a pas empêché le gouvernement du Parti québécois de chercher la voie pour construire une société plus juste.

Lors d’un sommet présidé par Lucien Bouchard, la décision a été prise de mettre en place une véritable politique familiale en adoptant trois mesures phares : une réforme du soutien financier par l’instauration de l’allocation unifiée pour enfant, le développement de services de garde éducatifs et l’instauration d’un régime d’assurance parentale.

Cette politique avait comme objectifs d’assurer l’équité par un soutien universel aux familles et une aide accrue aux familles à faible revenu, de faciliter la conciliation famille-travail et de favoriser le développement des enfants et l’égalité des chances.

Les recherches ont démontré que nous avions misé juste, que l’initiative, en plus de contribuer à construire une société plus juste, avait clairement favorisé la croissance économique du Québec.

Aujourd’hui, l’Association québécoise des CPE nous offre l’opportunité de prolonger la réflexion sur cette politique audacieuse. Je souhaite que ce soit l’occasion de nous assurer que le Québec continue de consacrer les ressources essentielles à l’atteinte des objectifs que nous avions fixés et que nous soyons en mesure de garantir à chaque enfant, quel que soit son milieu social et économique, une véritable égalité des chances dans la vie.

— Pauline Marois

En 1997, à titre de ministre de la Famille, Mme Marois a piloté la mise en œuvre de la politique familiale dont le bilan sera fait dans le cadre des travaux de la Commission. Elle a assumé la responsabilité de ministre de la Famille jusqu’en 2001. Elle a également été première ministre du Québec entre 2012 et 2014.

« Habituez-vous, il y en aura d’autres », texte de Germain Belzile publié hier

Le taxi, dernier recours

Enfin une explication claire et nette du problème. Je crois que les chauffeurs de taxi seront perdants dans cette guerre, même si Uber se retire du Québec. Quant à moi, à la suite d’expériences désagréables, le taxi demeurera un dernier recours en ce qui a trait à mes déplacements.

— Denis Vallières

Vous rêvez !

Il n’y a rien d’innovant dans Uber à part que leurs profits ne profitent pas à notre société et qu’ils enfreignent la loi sous prétexte qu’ils sont modernes, mais ouvrez vos yeux, vous êtes chercheur !

Où est l’innovation ? Des chauffeurs, des autos, des clients… quant à moi, ça ressemble à du transport rémunéré de personnes, on appelle ça des taxis ! Et les taxis existaient déjà avant Uber. Et ces taxis fonctionnaient selon la loi !

Et pourquoi, quand vous louangez Uber, prenez-vous toujours pour acquis que leurs voitures sont propres, belles, et les chauffeurs bien habillés ? Ne pensez-vous pas qu’à long terme, il n’y aura pas de chauffeurs Uber qui vont se laisser aller ? Qu’il n’y aura pas de relâchement ? Vous rêvez !

La solution à la mauvaise qualité des taxis ? Alexandre Taillefer est un bon exemple. Il va rehausser les attentes des clients, et ce, de façon tout à fait légale.

— Martin Flibotte

« Guerre ouverte », chronique de Lysiane Gagnon publiée hier

C’est mieux en Ontario

Je ne vois pas vraiment ce qu’on a à perdre en tentant de faire un pas dans la direction du modèle proposé par le fédéral. En matière de santé, le « modèle » québécois ne semble pas l’être pour qui que soi, et ce, depuis 20 ans.

Je me permets ici de rappeler que plusieurs milliers de Québécois n’ont toujours pas accès à un médecin de famille, les temps d’attente ne bougent pratiquement pas et les médecins continuent d’exercer un monopole qui exclut les super infirmières et les pharmaciens, tout en bénéficiant des largesses de l’État sur le plan fiscal et salarial. J’aimerais bien savoir ce qu’en disent les dirigeants de l’Ontario, là où la santé semble mieux administrée.

— Pierre Lemelin

La girouette Barrette

Dans le fond, on voit que M. Barrette est une girouette qui veut diriger le vent comme il veut. Les vents contraires s’annoncent difficiles, vient un moment où il ne pourra pas bafouer les pharmaciens, les médecins (même s’ils profitent de lui pour leurs conditions faramineuses), les professionnels de la santé, les travailleurs du réseau de la santé et même les malades.

Si c’est une guerre ouverte entre Mme Philpott et M. Barrette pour de meilleurs soins pour les Québécois, M. Barrette devra, pour la première fois, faire le choix des malades d’abord.

— Gilles Mercier, Sherbrooke

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