À petites doses

Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Un éléphant, ça compte

Les éléphants sont les animaux dont les capacités mathématiques sont les plus semblables à celles de l’homme, ont découvert des biologistes japonais. Avec une tablette tactile géante, ils ont testé trois éléphants du zoo d’Ueno à Tokyo sur leur capacité à déterminer quel groupe contient le plus d’individus. Contrairement aux autres animaux, ils étaient plus rapides quand on leur présentait des groupes ayant des nombres très différents d’individus. — Mathieu Perreault, La Presse

Quiz

Qu’a en commun cette araignée de Taiwan avec les mammifères ?

Elle allaite après que ses bébés eurent commencé à sortir du nid. Unique chez les non-mammifères, l’araignée Toxeus magnus fournit à sa progéniture du lait contenant une concentration de protéines quatre fois supérieur au lait humain. Quand les petites araignées commencent à s’aventurer hors du nid, les femelles peuvent y retourner pour prendre d’autre lait, mais pas les mâles, ont découvert des biologistes de l’Académie chinoise des sciences.

Le chiffre

De 30 000 à 40 000 ans

C’est l’âge du premier peuplement du Tibet, selon une nouvelle étude sino-russo-américaine. Jusqu’à maintenant, les paléontologues pensaient que seule l’agriculture avait permis l’adaptation au « troisième pôle » de la planète, voilà 10 000 ans. Dans la revue Science cette semaine, ils décrivent un village de chasseurs-cueilleurs. L’hypothèse des chercheurs est que des Dénisoviens, l’équivalent asiatique de l’homme de Néandertal, sont passés par le Tibet dans leur route vers le Sud-Est asiatique, où l’on retrouve une proportion plus élevée de gènes dénisoviens. Les Dénisoviens avaient des gènes favorisant la vie en altitude.

La mélodie des glaciers

Un glaciologue néo-brunswickois, Julien Chaput, a établi un lien entre l’état des glaciers et les sons qu’ils émettent. Ces sons ont été enregistrés au cours d’une fonte en 2016. M. Chaput travaille maintenant à l’Université d’État du Colorado et a publié ses travaux dans les Geophysical Research Letters.

Révolution musicale chez les baleines

Tous les trois ou quatre ans, les baleines à bosse connaissent une révolution musicale, ont découvert des chercheurs australiens et écossais. Une analyse de 412 chants de 95 baleines enregistrés sur 13 ans à l’est de l’Australie a démontré que les chants deviennent de plus en plus complexes, avant de brutalement se simplifier tous les trois ou quatre ans. Dans la revue Proceedings of the Royal Society B, les biologistes expliquent que les baleines compliquent les chants pour augmenter leurs chances de reproduction. Mais à un certain point, ils deviennent trop compliqués et un nouveau paradigme musical est inventé, nécessairement plus simple parce que les baleines à bosse ont une capacité limitée d’apprendre de nouveaux chants.

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