MIRANDA KERR

UNE FEMME EN OR

L’océan pour écrin. Enfant, elle rêvait de devenir fermière et campait à la belle étoile. L’Australienne a finalement succombé à la magie des flots bleus… et au miracle des nouvelles technologies. Evan Spiegel, 26 ans, une fortune évaluée à 2 milliards de dollars et du charme à revendre, l’a définitivement convaincue. Son application Snapchat permet d’envoyer des images qui s’autodétruisent au bout de quelques secondes. De l’art de la fugacité. De son côté, Miranda a su convertir le petit génie de la Silicon Valley aux vertus des engagements longue durée. Leur mariage aura lieu en 2017.

Vous dites toujours que vous êtes restée dans votre cœur une fille de la campagne. Racontez-nous.

J’ai eu une enfance magique dans un environnement magnifique. On n’avait pas beaucoup d’argent et on appréciait d’autant plus ce que la vie nous offrait. Je passais beaucoup de temps avec mes cousins dans la ferme de ma grand-mère. On grimpait aux arbres, on organisait de grands pique-niques, parfois elle se mettait au piano et nous chantions et dansions. Cela a fait de moi une femme bien dans sa peau, positive, équilibrée et forte.

Pourquoi courez-vous comme une folle d’un rendez-vous à l’autre ?

Je fais ce métier depuis presque vingt ans. À 33 ans, j’ai déjà une grande carrière derrière moi. Je sais que cela ne va pas durer, alors j’en profite ! Avant la naissance de Flynn, je travaillais six jours sur sept et changeais de pays deux fois par semaine. Aujourd’hui, j’essaie de centrer mes activités sur Los Angeles, où je vis. Je ne reste pas éloignée de mon fils plus de deux jours. Je voulais aussi qu’il soit le plus près possible de son père. Je me suis installée ici, car Orlando [Bloom] vit à dix minutes. Mon seul regret, c’est que l’Australie soit aussi loin.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans votre vie ?

Ma vie tout court. Comment aurais-je pu imaginer que je voyagerais autant, que j’aurais une aussi jolie maison, que je rencontrerais des gens passionnants ? Je dois être bénie des dieux. Mes parents ont travaillé très dur pour nous faire vivre, je ne les remercierai jamais assez de m’avoir inculqué le sens du travail. Mon père me disait toujours : « Même si j’en avais les moyens, je ne t’achèterais pas une voiture, ce ne serait pas te rendre service. » Avec mon premier gros chèque, je me suis offert une Saab Vintage verte. J’étais fière ! Tout ce que j’ai, je l’ai bâti moi-même.

Élevez-vous votre fils comme vous l’avez été ?

Oui. Flynn ne sera jamais un enfant gâté. On ne va dans les magasins de jouets que pour son anniversaire ou pour acheter des livres. Orlando et moi sommes tous les deux sur la même longueur d’onde.

Que lui apprenez-vous en priorité ?

À avoir un grand cœur, à partager et à essayer de faire le bien.

Quelle est la première chose que vous faites quand vous vous réveillez ?

Je prie.

Vous priez ?

Oui. Je crois au pouvoir de la prière, qui me donne de la force pour la journée. Je remercie Dieu pour tout ce qu’il m’a donné. J’ai un toit, un fils en bonne santé, tant de choses merveilleuses… J’ai compris très tôt que la vie est fragile, tout peut basculer.

Vous avez écrit, il y a quelques années, deux livres pour jeunes filles : Aimez-vous et Le pouvoir est entre vos mains. Est-ce que vous adhérez vous-même à ces principes ?

Je fais un travail sur moi chaque jour. Il faut commencer par s’aimer soi-même, sinon comment peut-on aimer les autres ? Ce qui m’apporte le plus de joie, c’est d’être mère. Je suis aussi très fière d’avoir créé, en 2009, Kora Organics, une ligne de produits de beauté bio. Cette entreprise correspond à ma vision, c’est mon autre bébé.

Pendant la séance photo, vous m’avez dit : « Je vais envoyer une photo à mon boyfriend pour qu’il voie ce que je fais. » Et vous vous êtes reprise : « Je devrais dire mon fiancé, je n’ai pas encore l’habitude ! » Il s’appelle Evan Spiegel, et il est le fondateur de Snapchat. Parlez-moi de lui.

Evan est un être tout simplement merveilleux. Je l’adore. J’ai une chance folle de l’avoir rencontré. Je me dis tous les jours que je suis bénie de l’avoir comme compagnon.

Qu’est-ce qui vous plaît chez cet homme ?

Son intelligence. On passe des heures à parler de tout. Il m’écoute et me comprend. Il travaille très dur, et il est fier que j’aie fondé ma société. Il me donne des tas de conseils. Il est mon âme sœur. Evan est très casanier, comme moi. On fait des petits dîners entre amis. Il adore ma cuisine ! On est tous deux assez conservateurs alors qu’on vient de mondes différents. Evan a été élevé par des parents avocats à Los Angeles, il a fait ses études dans la Silicon Valley ; moi, je viens d’une petite ville d’Australie. Pourtant, nous nous retrouvons sur des valeurs communes, le sens de la loyauté, de la famille, de l’honnêteté. Mais j’ai plutôt tendance à faire facilement confiance. Evan est plus méfiant, il se protège. Ce qui fait un bon équilibre.

Quand et comment vous êtes-vous rencontrés ?

En novembre 2014, à New York, lors d’un dîner organisé par Louis Vuitton au MoMA.

Vous êtes-vous tout de suite dit qu’il était l’homme de votre vie ?

Non. Il y a eu entre nous des étincelles, mais on y est allés très doucement. Je suis vieux jeu.

Vous attendiez-vous à sa demande en mariage, le 21 juillet ?

Absolument pas ! Il m’a dit : « Miranda, sache une chose, c’est la première et la dernière fois que je me mets à genoux devant toi. » J’étais horriblement nerveuse, émue, je tremblais de bonheur.

A-t-il déjà rencontré votre fils ?

Ils s’adorent. J’ai d’abord été très prudente, je voulais être certaine que notre relation était sérieuse. Aujourd’hui, mon plaisir est de les regarder jouer.

Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile dans une relation ?

Il faut savoir se mettre dans les chaussures de l’autre, ce qui est parfois difficile. Mais parler est, je crois, le secret.

Vous croyez à la chance ou à la destinée ?

Aux deux. Il ne suffit pas d’être au bon endroit au bon moment, il faut savoir saisir les opportunités.

Avez-vous déjà fixé la date de votre mariage ?

Ce sera l’année prochaine. Je ne peux pas attendre.

Quand vous communiquez avec Evan, vous utilisez Snapchat ?

Plusieurs fois par jour. Et j’adore ça !

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