Burkina Faso

267 000

Nombre de personnes ayant fui leur foyer dans le nord et l’est du Burkina Faso en raison des attaques djihadistes au cours des trois derniers mois, selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. 

— Agence France-Presse

Manchester

Un homme arrêté pour terrorisme après une attaque au couteau

Un homme d’une quarantaine d’années a été arrêté pour terrorisme à la suite d’une attaque à l’arme blanche qui a fait plusieurs blessés hier dans un centre commercial de Manchester, dans le nord de l’Angleterre. L’assaillant, « armé d’un grand couteau », a agi seul et sa motivation n’est pour l’heure pas connue, a précisé un responsable de la police de Manchester, Russ Jackson, lors d’une conférence de presse. « Il a commencé à s’avancer brusquement et à attaquer des gens avec le couteau », a-t-il détaillé. L’attaque a entraîné le déploiement d’un important dispositif de sécurité dans cette ville frappée en 2017 par un attentat à la bombe qui avait fait 22 morts à la sortie d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. « En cinq minutes, il a été […] détenu par des policiers armés », a indiqué Russ Jackson.

— Agence France-Presse

Russie

Mort d’Alexeï Leonov, le premier « piéton de l’espace »

Le premier « piéton de l’espace » n’est plus. Premier homme à effectuer une sortie dans le « noir profond », premier commandant d’une mission spatiale américano-soviétique, double héros de l’URSS et ami de Gagarine : le cosmonaute Alexeï Leonov s’est éteint hier à 85 ans. Parti à bord du vaisseau Voskhod 2, Alexeï Leonov avait effectué le 19 mars 1965 la première sortie d’un homme dans l’espace ouvert. Il s’était alors éloigné prudemment de deux à trois mètres du vaisseau, pour flotter dans le vide, trouvant l’opération très pénible. Aveuglé malgré sa visière dorée, il était retenu solidement par un câble au sas de son vaisseau. L’opération dura au total 20 minutes, dont 12 minutes entièrement en dehors du Voskhod. Vladimir Poutine a présenté ses condoléances aux proches du « cosmonaute numéro 11 ». Le président de la Russie a « toujours profondément respecté Leonov », un « grand homme » dont « il saluait le courage », a indiqué le Kremlin. 

— Agence France-Presse

Équateur

Le mouvement indigène rejette l’offre de dialogue du président Moreno

La principale organisation indigène d’Équateur a rejeté hier l’offre de dialogue du président, Lenín Moreno, pour sortir de la crise provoquée par sa décision d’augmenter le prix de l’essence, en échange d’un prêt du Fonds monétaire international. « Le dialogue qu’il promeut manque de crédibilité », a affirmé la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE) dans un communiqué, à l’issue d’une nouvelle journée de manifestations violentes dans les rues de Quito. La CONAIE a ajouté qu’elle ne négocierait avec le gouvernement qu’une fois « que sera abrogé » le décret supprimant les subventions au carburant. Plus tôt, le chef de l’État avait lancé, dans une allocution télévisée, un appel aux dirigeants de la CONAIE à « dialoguer directement » afin de « trouver des solutions ». Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait en plus d’une semaine cinq morts et plus de 2000 blessés, selon le bureau du Défenseur du peuple, entité publique de défense des droits.

— Agence France-Presse

Espagne

Franco sera exhumé d’ici le 25 octobre

Les restes de Francisco Franco seront exhumés de son mausolée d’ici le 25 octobre, a annoncé hier le gouvernement socialiste espagnol après avoir surmonté les obstacles posés par la famille du dictateur. « D’ici le 25 octobre, le dictateur ne sera plus au Valle de los Caídos », le mausolée où il repose, a annoncé la numéro deux du gouvernement, Carmen Calvo. La famille, qui avait déposé en vain plusieurs recours en justice pour empêcher ce transfert, sera « informée 48 heures à l’avance du jour et de l’heure » de l’opération, qui se fera « avec la plus grande discrétion et le plus grand respect », a assuré Mme Calvo. Franco avait dirigé l’Espagne en dictateur depuis la fin de la guerre civile, qu’il avait gagnée en 1939, jusqu’à sa mort en 1975. Il est enterré dans un gigantesque mausolée au Valle de los Caídos (la Vallée de ceux qui sont tombés), à une cinquantaine de kilomètres de Madrid. Il sera inhumé dans le cimetière proche de la capitale où repose sa femme.

— Agence France-Presse

Brexit

Londres et Bruxelles intensifient leurs négociations 

Londres et Bruxelles se sont mis d’accord hier pour lancer des négociations intensives afin de tenter de sortir de l’impasse du Brexit, à 20 jours du divorce.

Les 27 États membres ont donné leur feu vert à leur négociateur, Michel Barnier, qui avait rencontré dans la matinée son homologue britannique, Stephen Barclay, un entretien qualifié de « constructif » par le Français.

Un bilan de ces discussions sera fait lundi, à la veille d’une réunion des ministres des Affaires européennes à Luxembourg, à laquelle Michel Barnier assistera également. Leur résultat sera décisif pour le sommet européen des 17 et 18 octobre, théoriquement le dernier avant le divorce du 31 octobre.

Après une semaine de pourparlers sans annonce concrète, mais marquée par de vives tensions entre Londres et les Européens, un vent d’optimisme s’était levé jeudi après une rencontre entre Boris Johnson et son homologue de l’Irlande, Leo Varadkar.

Les deux hommes ont assuré entrevoir un « chemin » vers un compromis sur la question clé de la frontière irlandaise – sans cependant dire concrètement comment ils comptaient sortir les négociations de l’ornière. L’Irlande, très soutenue par les Européens, sera en première ligne en cas de divorce sans accord et de ses conséquences économiques potentiellement dévastatrices.

« Gravir une montagne »

Le Brexit, c’est « comme gravir une montagne. Nous avons besoin de détermination, de vigilance et de patience », a prudemment affirmé hier Michel Barnier, après son déjeuner avec M. Barclay.

« MM. Barnier et Barclay ont échangé des idées, et c’est pourquoi il a été décidé d’intensifier les discussions. Mais il y a encore beaucoup de questions en suspens », a rapporté hier un diplomate européen.

Les Britanniques seraient prêts à évoluer sur la question épineuse des contrôles douaniers sur l’île d’Irlande « avec en tête l’économie de toute l’Irlande », a indiqué une source européenne sans donner davantage d’informations.

Il s’agit de la principale pierre d’achoppement des discussions. Londres exige la suppression du filet de sécurité (backstop) prévu dans le traité de retrait, puisqu’il estime qu’il porte atteinte à son indépendance commerciale.

Ce dispositif a été prévu pour empêcher le retour d’une frontière dure entre l’Irlande du Nord, province britannique, et la République d’Irlande, membre de l’Union européenne, afin de préserver la paix sur l’île, tout en protégeant les intérêts du marché unique européen.

— Agence France-Presse

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