Courrier

CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le texte de Dominic Champagne publié dimanche a suscité son lot de commentaires, nombreux et partagés. Voici un aperçu des courriels reçus.

C’est une autre preuve que ce gouvernement ne croit pas aux changements climatiques et ne fait que maquiller le Fonds vert pour ses propres intérêts.

— Laurette Lussier

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Qu’il se lance en politique

L’Halloween est passée. Il est temps de remiser les épouvantails. L’urgence la plus urgente est que des gens comme M. Champagne cessent d’utiliser leur plateforme privilégiée pour créer de l’angoisse sur le dos des changements climatiques. De toujours, la panique ne mène à rien d’autre que l’échec. Si M. Champagne croit avoir de meilleures solutions, qu’il se lance en politique. Autrement, tous ses hauts cris ne font que pourrir davantage l’ambiance sociale et font plus de tort que de bien.

— André Harvey

Éviter le fourre-tout

Il faudrait surtout avoir un cadre transparent, précis et accessible à la population sur la façon dont le Fonds vert est utilisé afin qu’il ne devienne pas un fourre-tout à des fins politiques (ONG inutiles, projets douteux et mal ficelés, etc.).

— Pierre Walsh Lebel, Sainte-Julie 

Dénoncer l’anxiété climatique

M. Champagne, la lutte contre les changements climatiques est déjà commencée. Premièrement, il faut des actions concrètes au quotidien de la part des citoyens. C’est une royale perte de temps et d’énergie de penser que c’est notre système parlementaire qui parviendra rapidement à des résultats probants. D’autre part, l’anxiété climatique doit être dénoncée. À force de marteler des messages défaitistes d’extinction ou de catastrophe apocalyptique, on contribue à l’inaction. En effet, s’il n’y a plus rien à faire, pourquoi changer nos bonnes vieilles habitudes ?

— Marc-André Delaunière

Crier au loup

Malheureusement, je crois que certaines personnes qui défendent le climat sont aussi des extrémistes. Je comprends qu’en négociation, il faut demander plus pour obtenir moins, mais crier au loup n’est pas toujours la meilleure façon d’obtenir gain de cause.

— Yvan Sauvageau

Un point de vue parmi tant d’autres

Je me demande bien au nom de qui M. Champagne parle quand il dit « nous ». Et encore plus pourquoi vous lui accordez autant d’attention. S’il veut avoir une certaine crédibilité, qu’il se fasse élire dans un parti politique. Je suis d’accord qu’il faut agir sur le plan de l’environnement, mais ce monsieur n’est qu’un des presque huit millions de Québécois. Alors, son point de vue n’est qu’un parmi tant d’autres. Je déteste me faire faire la morale. Je n’essaie pas de décider pour les autres, j’essaie seulement d’intégrer dans ma vie quotidienne les principes du respect environnemental. M. Champagne devrait faire la même chose.

— Laval Morissette, Saint-Bruno

La pensée pragmatique

Le Fonds vert est d’une inefficacité consommée. Alors que les HEC et le Conseil de gestion dudit Fonds le confirment, vous osez reprocher à la CAQ de vouloir redresser la barre. Alors que l’on apprend qu’au Québec, le recyclage et le compostage finissent en réalité dans les centres d’enfouissement et que la terre contaminée qui devait être traitée se retrouve dans la nature, vous reprochez à la CAQ de vouloir prendre son temps pour bien faire les choses.

Contrairement à la pensée magique qui semble vous animer, la pensée pragmatique a besoin de réflexion pour s’assurer de mettre en place les mesures qui tiennent compte de la réalité québécoise et de l’utilisation efficace de nos ressources financières, humaines et technologiques pour atteindre des objectifs réalistes.

— Pierre Lemelin

Une goutte d’eau dans l’océan

Soyons aussi réalistes : même si je crois que nous devons faire notre part, le Québec ne sauvera pas la planète. À preuve, on apprenait cette semaine que 27 % de la production mondiale d’électricité se fait encore avec du charbon, avec encore une augmentation de la production. Il faut que les Québécois soient conscients qu’il faut faire des efforts, mais que nos résultats seront une goutte d’eau dans l’océan.

— Daniel Gauthier

Apathie gouvernementale

Merci et bravo pour votre lettre ouverte adressée à ce gouvernement plus qu’attentiste en ce qui a trait à la lutte contre les changements climatiques. Je ne peux pas croire que le ministre Charette tente de nous faire avaler tant de couleuvres ! Ça sent la malhonnêteté intellectuelle. Comme vous et des milliers d’autres, j’attends l’heure où ce gouvernement se réveillera… enfin ! Devrions-nous tous faire sonner cloches et klaxons lors d’un « vendredi pour le climat » pour les tirer de leur apathie ?

— Sylvain Christin, Saint-Irénée

Merci, Dominic Champagne

J’ai signé le Pacte pour la transition. Merci à Dominic Champagne de rester à l’affût de ce qui se passe avec le gouvernement de la CAQ, gouvernement qui, par ses actions, semblait démontrer que le Québec peut avancer sur le plan économique tout en luttant contre les changements climatiques. Aujourd’hui, je ne sais plus vraiment quoi penser.

— Marie-Anne LeBlanc

Les « capitaines climat »

Je préfère laisser la gestion des programmes environnementaux aux élus qu’à ces « capitaines climat » qui nous annoncent l’apocalypse tous les jours plutôt que de dire aux citoyens ce qu’ils peuvent faire individuellement pour la protection de l’environnement.

Je suis tanné d’entendre ces tourneurs en rond ne sortir que le négatif alors qu’il y aurait tant de belles choses à faire. Et je suis tanné de n’entendre que la version montréalaise des solutions pour sauver la planète.

Le Québec est sur la bonne voie. Il faut être optimiste plutôt que négatif et encourager le gouvernement à continuer d’y mettre des efforts plutôt que de le critiquer sans cesse.

— Bertrand Harvey

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Une loi trop floue pour être efficace

Dominic Champagne a raison : où iront les milliards confiés à la discrétion du ministre ?

L’article 8 du projet de loi 44 remplace la règle actuelle selon laquelle les deux tiers des revenus du système de plafonnement et d’échanges de droits d’émission de gaz à effet de serre sont réservés aux mesures applicables aux transports par une règle permettant au gouvernement de déterminer la part minimale de ces revenus qui peut être réservée à cette fin.

Ce changement est déplorable, car cela a permis d’injecter près de 130 millions par année dans les transports collectifs urbains et régionaux depuis 2007. Dorénavant, le gouvernement peut déterminer arbitrairement une part minimale du produit de la vente des droits d’émission réservée au financement de mesures applicables aux transports et les sommes qui sont allouées à des mesures applicables aux transports en commun. C’est un recul inacceptable dans la bataille pour réduire les émissions québécoises de GES, dont 43 % proviennent de nos transports.

Il faut fixer des cibles claires et qui ne peuvent être réduites en matière de transport durable, d’électrification des transports, de transition énergétique et d’écofiscalité. C’est le financement de tous ces moyens qui nous permettra de diminuer notre empreinte écologique sur la biosphère.

— François Pepin, président de Trajectoire Québec

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