macédoine

« Nous gagnons un ami, et la Grèce gagne aussi un ami, la Macédoine du Nord. »

— Zoran Zaev, premier ministre de Macédoine, qui a exhorté hier ses « amis » grecs à clore leur vieux litige en ratifiant à leur tour l’accord rebaptisant son pays en « République de Macédoine du Nord ». Vendredi, le Parlement macédonien a ratifié cet accord. Afin qu’il entre en vigueur, c’est désormais aux Grecs de le faire. (AFP)

Guatemala

Manifestation contre la fin de la mission anticorruption de l’ONU

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier au Guatemala contre la tentative du président Jimmy Morales de mettre fin au mandat d’une mission anticorruption de l’ONU qui s’intéresse de près aux comptes de sa campagne électorale de 2015. « Nous refusons le gouvernement des corrompus », proclamaient des pancartes brandies par des manifestants dans la capitale, Guatemala. « Nous rejetons les mesures fallacieuses et illégales de Jimmy Morales […] qui tente encore et encore de mettre fin à la lutte contre la corruption », a affirmé à la presse Álvaro Montenegro, de Justicia Ya. De nouvelles manifestations sont attendues demain. Les tensions entre le président Morales et la mission anticorruption remontent à 2016 lorsque son frère et son fils ont été accusés de fraude fiscale et de blanchiment d’argent. — Agence France-Presse

Tunisie

La peine de mort pour 41 djihadistes

Quarante et un djihadistes ont été condamnés à la peine de mort en Tunisie pour leur participation à une attaque qui avait fait 15 morts parmi les forces de sécurité en juillet 2014, dans la région de Kasserine, près de la frontière avec l’Algérie, a indiqué le parquet hier. Les 41 hommes, dont seulement deux sont en détention, les 39 autres étant en fuite, ont été condamnés vendredi par le tribunal de première instance de Tunis, a indiqué à l’AFP le porte-parole du pôle antiterroriste Sofiene Sliti. Ils étaient affiliés au groupe djihadiste État islamique, a-t-il ajouté. La peine capitale fait l’objet d’un moratoire depuis 1991 en Tunisie : de telles peines continuent à être prononcées, mais elles ne sont pas exécutées. 

— Agence France-Presse

Serbie

Une sixième manifestation en six semaines contre le président

Des milliers de Serbes ont manifesté hier à Belgrade contre le pouvoir du président Aleksandar Vučić, taxé d’autoritarisme, un sixième défilé en six semaines d’une mobilisation qui ne semble toutefois pas prendre de l’ampleur. « C’est un pays pour nous et pas pour les voleurs », a lancé à la foule le comédien Branislav Trifunović, figure de proue de la contestation, qui a appelé à manifester de nouveau mercredi à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat d’Oliver Ivanović. Cet homme politique serbe du Kosovo était l’une des voix les plus critiques contre Aleksandar Vučić. Les auteurs de son assassinat à Mitrovica (Kosovo), en janvier 2018, n’ont pas été identifiés. La première manifestation a été organisée le 8 décembre dernier à l’appel d’organisations citoyennes et avec le soutien de l’Alliance pour la Serbie, regroupement d’une dizaine de partis d’opposition allant de la gauche à l’extrême droite.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Attaque meurtrière contre un poste de police

Au moins cinq personnes, dont un enfant, ont péri hier dans l’attaque d’un poste de police à Herat, dans l’est de l’Afghanistan, ont annoncé les autorités. L’attaque, perpétrée par deux hommes armés qui ont également été tués, n’a pour l’heure pas été revendiquée, mais les talibans procèdent continuellement à des assauts contre les forces de sécurité afghanes, celles-ci subissant de lourdes pertes. Les deux assaillants ont pénétré vers 18 h, heure locale, à l’intérieur d’un poste de police de la capitale provinciale où se trouvaient 10 agents, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province, Jelani Farhad. Des combats se sont alors engagés et les forces spéciales de la police ont été déployées en renfort pour y mettre un terme deux heures plus tard, a dit le porte-parole du ministère de la Défense, Najib Danish. Deux policiers et trois civils ont au total été tués par les assaillants. 

— Agence France-Presse

Chine

Un accident dans une mine de charbon fait 19 morts

Dix-neuf personnes sont mortes et deux autres restaient bloquées sous terre après l’effondrement hier d’une mine de charbon dans la région du Shaanxi, dans le nord du pays, selon les autorités locales citées par l’agence étatique Chine nouvelle. La recherche des deux personnes piégées se poursuivait hier soir, alors que 66 autres ont pu être remontées à la surface saines et sauves. Une enquête a été lancée pour déterminer l’origine de l’accident survenu sur un site détenu par l’entreprise Baiji Mining. Les accidents miniers sont fréquents en Chine, malgré les efforts pour améliorer les conditions de travail dans les mines de charbon et fermer les mines illégales. Selon l’administration chinoise chargée de la sécurité dans les mines de charbon, 375 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de ce type en 2017. — Agence France-Presse

Pologne

Huawei licencie son employé arrêté pour espionnage

Le géant chinois des télécommunications Huawei a annoncé hier avoir rapidement licencié son employé arrêté en Pologne pour espionnage, prenant ainsi ses distances avec cette affaire qui fait suite à des mises à l’index de ce groupe dans plusieurs pays.

Les « actions présumées » de Wang Weijing, interpellé mardi sur le territoire polonais, « n’ont pas de rapport avec la société », a affirmé Huawei dans un communiqué, ajoutant qu’« en conformité avec les termes et les conditions du contrat de travail, nous avons pris cette décision parce que l’incident en question a discrédité Huawei ».

« Huawei se soumet à toutes les lois et à toutes les réglementations en vigueur dans les pays où il opère et nous demandons que tous nos employés respectent les lois et les réglementations dans les pays où ils sont basés », a poursuivi ce groupe, déjà au cœur d’une affaire judiciaire, qui ne porte pas sur de l’espionnage économique, ayant ébranlé les relations entre Washington et Pékin.

Canadiens détenus

Le 1er décembre, une responsable de Huawei, Meng Wanzhou, a en effet été arrêtée au Canada à la demande des États-Unis, la Chine étant d’autant plus ulcérée qu’il s’agit de la fille du fondateur de ce géant des télécoms. Les Américains, qui demandent son extradition, la soupçonnent de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l’Iran.

Depuis, 13 Canadiens ont été détenus en Chine dont 8 ont été remis en liberté, a fait savoir le 4 janvier le ministère des Affaires étrangères du Canada.

Fondée par un ancien ingénieur de l’armée chinoise, Huawei a déjà été au centre de soupçons d’espionnage dans plusieurs pays, dont les États-Unis, l’Australie et le Japon, qui lui ont interdit de bâtir un réseau internet ultrarapide, la 5G. Et ce, alors que ce groupe a d’ores et déjà signé des accords avec plusieurs opérateurs en Europe en vue du déploiement à venir de cette technologie.

— Agence France-Presse

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