NASA

1 milliard

La NASA a lancé hier son laser le plus avancé jamais placé en orbite, l’ICESat-2, mission d’un milliard de dollars destinée à révéler l’ampleur de la fonte des glaces sur une Terre qui se réchauffe. Le satellite d’une demi-tonne a été propulsé par une fusée Delta II depuis la base Vandenberg de l’US Air Force en Californie.

— Agence France-Presse

Mexique

De faux mariachis tuent cinq personnes

Cinq personnes ont été tuées et huit autres blessées, dont un touriste étranger, lorsque des hommes déguisés en mariachis ont ouvert le feu vendredi soir sur une place du centre de Mexico fréquentée par les amateurs de musique et les touristes, selon un nouveau bilan officiel hier. L’attaque a été menée sur la place Garibaldi, dans le centre de Mexico, par cinq personnes vêtues comme des mariachis. « Elles ont pris la fuite sur trois motos par les rues adjacentes à la place », le communiqué du parquet de la capitale. D’après les premiers éléments de l’enquête, deux des personnes qui ont succombé à leurs blessures, des hommes de 36 et 46 ans, étaient connues des services de police pour vol et trafic de drogue, selon le ministère public. Le parquet n’a pas donné plus de précisions sur l’identité des victimes. Les assaillants, qui ont utilisé des « armes légères et de petit calibre », visaient un groupe en particulier, selon la police. Quelque 60 douilles percutées ont été retrouvées au sol.

— Agence France-Presse

Ouzbékistan

Un festival électro pour sauver la mer d’Aral

Au son des basses et sous des lumières stroboscopiques, des milliers de personnes ont dansé jusqu’au petit matin hier dans une région désertique d’Ouzbékistan, où s’étendait autrefois la mer d’Aral, que ce nouveau festival veut sauver. Cet évènement est le premier festival de musique électronique jamais organisé dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale, qui a commencé à s’ouvrir récemment au tourisme international. Il a été organisé dans une zone désertique qui témoigne d’une des plus grandes catastrophes environnementales causées par l’homme : la quasi-disparition de la mer d’Aral, à cheval entre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, provoquée par le détournement sous l’époque soviétique de ses affluents pour irriguer les cultures de coton. « Remplissons la mer d’Aral d’un océan de sons. Si nous ne pouvons pas la remplir d’eau pour l’instant, commençons par les sons », affirme Otabek Suleïmanov, l’un des organisateurs du festival qui s’est déroulé de vendredi à hier. 

— Agence France-Presse

Navire Aquarius

19

Après 19 jours d’escale forcée pour retrouver un pavillon, l’Aquarius a quitté Marseille hier pour la Méditerranée centrale, où il va reprendre sa mission de sauvetage des migrants en perdition, a annoncé SOS Méditerranée. L’Aquarius avait dû revenir à quai à Marseille le 27 août, le temps de retrouver une immatriculation officielle après que Gibraltar eut décidé de le priver de son pavillon. Face à cette mesure, que Sophie Beau, la directrice générale de l’ONG, avait qualifiée de « manœuvre politicienne », SOS Méditerranée a entrepris des démarches auprès de Panamá. C’est sous son pavillon et le nouveau nom officiel d’Aquarius 2 que le navire est reparti en mer. SOS Méditerranée reprend ses opérations face à la Libye, alors qu’aucun mécanisme pérenne n’a toujours été trouvé permettant à l’ONG de savoir à l’avance dans quel port débarquer les migrants qu’elle sera amenée à secourir. — Agence France-Presse

Égypte

Les fils Moubarak arrêtés pour manipulation boursière

Les deux fils de l’ancien président d’Égypte Hosni Moubarak, dont la révolution de 2011 avait provoqué la chute, ont été arrêtés hier dans une affaire de « manipulation boursière », selon une source judiciaire. Après la chute de Hosni Moubarak à la faveur du Printemps arabe, plusieurs procédures judiciaires ont été déclenchées contre l’ancien chef de l’État, resté 30 ans au pouvoir (1981-2011), et ses proches. Gamal et Alaa Moubarak, ainsi que trois autres personnes, sont accusés d’avoir convenu d’acquérir la majorité des actions de plusieurs banques par l’intermédiaire de sociétés-écrans, sans le déclarer en Bourse, comme les y obligeait la loi. Ils ont été arrêtés sur ordre d’un juge lors d’une audience, en leur présence, dans un tribunal pénal du Caire, et doivent être transférés en centre de détention, selon la même source judiciaire. La prochaine audience dans leur affaire a été fixée au 20 octobre.

— Agence France-Presse

Irak

Le bloc pro-Iran gagne la bataille du Parlement

BAGDAD — Le Parlement irakien a élu hier à sa direction les candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par les anciens combattants antdjihadistes proches de Téhéran et le populiste chiite Moqtada Sadr.

Neuf mois après l’annonce de la « victoire » contre le groupe djihadiste État islamique (EI) et sur fond de crise sociale et sanitaire, ces élections constituent le premier pas vers un nouveau cabinet après une paralysie politique de plus de quatre mois.

Les députés élus en mai ont porté à la présidence de la Chambre le sunnite Mohammed al-Halboussi, soutenu par le bloc pro-Iran, dominé par l’Alliance de la Conquête de Hadi al-Ameri.

Ils lui ont choisi comme premier adjoint Hassan Karim, l’ancien maire d’arrondissement de Sadr City, bastion de Moqtada Sadr à Bagdad.

L’émissaire iranien « Qassem Soleimani a réussi à unifier les forces chiites et à obtenir des postes aux sunnites qui l’ont suivi », affirme à l’AFP le politologue irakien Hicham al-Hachémi.

Pour la première fois depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, les chiites s’étaient présentés divisées au scrutin législatif de mai.

« 2-0 pour l’Iran »

De son côté, l’émissaire américain Brett McGurk a « échoué à diviser les chiites, n’est pas parvenu à tenir ses promesses de postes aux sunnites qui s’étaient ralliés aux États-Unis et n’a pas été en mesure de faire peur aux sunnites qui ont choisi le camp iranien », poursuit M. Hachémi.

« L’Iran a déjà marqué deux points, tandis que les États-Unis en ont perdu trois », résume-t-il.

M. Halboussi – élu à 37 ans plus jeune président du Parlement en Irak – a obtenu 169 voix sur 298 votes exprimés, tandis que l’ex-ministre de la Défense Khaled al-Obeïdi, candidat du premier ministre sortant Haïder al-Abadi, n’en a récolté que 89.

M. Abadi était un temps pressenti pour conserver son poste après son alliance avec Moqtada Sadr, vainqueur des législatives sur un programme anticorruption commun avec les communistes.

Mais son grand allié l’a lâché le 8 septembre à l’issue de quatre jours de manifestations meurtrières à Bassora, ville pétrolière du sud en proie à une crise sanitaire sans précédent. Et M. Abadi a jeté l’éponge cette semaine.

Ce sont désormais ses deux rivaux, arrivés devant lui aux législatives, qui désigneront son successeur après s’être dit « sur la même longueur d’onde » pour former le futur gouvernement.

— Agence France-Presse

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