Mode

Conseils d’entretien pour 4 étoffes nobles

Les matières les plus nobles – surtout celles qu’on dit « naturelles » – ont la cote. Et si on décide d’investir dans ce chic pull en cachemire qui nous faisait de l’œil depuis un moment déjà, c’est bien qu’on a l’intention de le porter longtemps, longtemps. Comment l’entretenir adéquatement et ainsi maximiser sa durabilité ? Laurence Bareil, alias la Reine du shopping, nous donne ses trucs.

Soie

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la soie passe avec succès le test de la machine à laver si on s’assure de prendre quelques précautions. « Généralement, les fabricants vont indiquer "nettoyage à sec" sur l’étiquette, avertit Laurence Bareil. Cela dit, il suffit de bien séparer les couleurs pour éviter les transferts et de mettre nos vêtements dans un filet de lavage avant de lancer la machine – toujours à l’eau froide et à cycle délicat. Je collectionne les chemisiers de soie et je n’ai jamais eu de problème avec cette méthode », confirme-t-elle. Évidemment, la sécheuse est à proscrire. « Il ne faut jamais tordre la soie, continue la pro. Souvent, la machine aura fait le travail, mais s’il faut essorer le vêtement, on le roule dans une serviette, puis on le suspend pour sécher. »

Lin

Matière parfaite pour l’été, le lin est partout en boutique cette saison. Ses deux principaux désavantages : dans sa version tissée, cette étoffe se froisse très facilement et devient raide, voire rêche, après avoir séché à l’air libre. Pour minimiser ces désagréments, « un petit coup de fer à repasser s’impose », commente la Reine du shopping, puisque la chaleur et l’humidité forment un duo de choc pour assouplir le lin. Quoi qu’il en soit, il finira toujours par se froisser au fil de la journée. « On peut très bien vivre avec le plissé naturel du lin, tempère Laurence Bareil, ou encore opter pour un tricot de lin, beaucoup plus souple et moins froissant. » Qu’il soit tissé ou tricoté, le lin doit impérativement être lavé à l’eau froide.

Cachemire et mérinos

Si le cachemire est reconnu pour sa douceur, le mérinos gagne pour sa part en popularité grâce à ses propriétés thermorégulatrices. C’est pourquoi ce type de laine a longtemps été associé aux vêtements de sport. Du côté du prêt-à-porter, certains tricots de mérinos sont si fins qu’ils peuvent presque être confondus avec du coton et sont tout aussi prisés l’été que l’hiver. « Contrairement à ce que les gens peuvent croire, le mérinos et le cachemire sont très faciles d’entretien », souligne Laurence Bareil. La laine, toutes origines confondues, se lave habituellement très bien à la machine – à l’eau froide et à cycle délicat, bien sûr. Dans le doute, on se réfère à l’étiquette. Si le mérinos, très léger, peut sans problème être suspendu pour sécher, les lainages plus lourds devraient toutefois sécher à plat, idéalement sur un séchoir ou entre deux serviettes.

Lyocell

Le lyocell (et plus particulièrement le Tencel, marque de commerce la plus connue pour ce type de fibre) jouit d’un statut particulier. D’abord, il ne s’agit pas d’une matière naturelle à proprement parler; c’est plutôt une étoffe artificielle dont le tissage est réalisé à partir de pulpe de bois, par exemple de l’eucalyptus australien dans le cas précis du Tencel. N’empêche, il a tout pour plaire : écologique, il est on ne peut plus facile d’entretien, puisqu’il conserve habituellement bien sa forme et ne déteint pas au lavage. Il faut cependant redoubler de prudence avec le tricot de Tencel qui, lui, peut rétrécir. « On le lave donc à l’eau froide et on le suspend pour sécher », précise Laurence Bareil. Pas plus compliqué que ça !

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.