HUGO DUMAS

Vite, un arbitre pour L’arbitre !

Comment régler un litige de façon rapide, gratuite et finale ? Contactez l’émission L’arbitre !

C’est avec ce slogan accrocheur que la chaîne V recrute des volontaires pour parader devant son tribunal télévisuel présidé par Anne-France Goldwater. Cordonnier très mal chaussé, persiflerez-vous, car la production de la sixième saison de cette populaire émission, stoppée au printemps dernier, n’a toujours pas redémarré en raison du conflit qui s’envenime entre l’avocate au franc-parler et son producteur chez Datsit.

Me Goldwater réclame 140 000 $ pour environ 200 reprises de L’arbitre sur (feu) MusiMax qui ne lui ont pas été payées. Le producteur refuse de casquer, et les coûteuses procédures s’empilent au palais de justice, ce qui bloque toute forme de règlement à l’amiable.

Anne-France Goldwater ne comprend pas pourquoi son patron ne signe pas le chèque immédiatement. « L’arbitre, c’est une vraie réussite de la télé québécoise. C’est original et différent. Je ne comprends pas pourquoi ils n’honorent pas leurs engagements. Si j’étais obligée de m’engager, moi, je ne serais pas capable de me payer pour me défendre. C’est aberrant », m’a expliqué Me Goldwater au téléphone.

Aux bureaux de l’entreprise Datsit, le président-directeur général Bruno Dubé constate : « Le dossier n’a pas bougé. Ça nous prendrait effectivement un arbitre », glisse-t-il, hyper prudent dans ses commentaires. Pour l’instant, la chaîne V se tient à l’écart de cette chicane.

Comment réagirait Anne-France Goldwater si cette affaire aboutissait réellement à L’arbitre ?

« Je serais fâchée contre les trois parties, qu’ils ne soient pas capables de s’asseoir et de régler ça. C’est une émission profitable que tout le monde aime. Je leur dirais : “C’est inacceptable que vous ne soyez pas capables de donner l’exemple et de régler cette querelle entre vous.” C’est enfantin, je me serais attendue à mieux. »

— Me Goldwater

Il reste deux ans au contrat liant la boîte Datsit à Me Goldwater. Cette dernière est récemment revenue sous les projecteurs en acceptant de représenter Pierre Karl Péladeau, engagé dans un difficile processus de médiation avec son ex-conjointe Julie Snyder.

Rappelons que l’avocate de la démone, Suzanne Pringle, a défendu Éric, tandis que Me Goldwater a bossé pour Lola dans la célèbre cause « Lola contre Éric » qui a fasciné le Québec. Aujourd’hui, on a quasiment l’impression d’assister au deuxième round de ce combat, avec des pugilistes différents dans le ring.

POTIN PLATEAU

France Beaudoin a révélé dans l’émission tournée dans les coulisses de l’épisode d’En direct de l’univers avec Céline Dion qu’un invité s’était désisté à la toute dernière minute. Qui est donc cet artiste mystère qui n’a pas pu s’époumoner devant la diva ? Il s’agit d’Éric Lapointe, selon mes espions.

C’était prévu que le rockeur interprète Avec le temps de Léo Ferré en duo avec Isabelle Boulay. L’attachée de presse d’Éric Lapointe affirme que son client souffrait d’une laryngite le jour de l’enregistrement.

Et où se cachait donc Marc Dupré, pourtant un membre important du clan Angélil-Dion ? Il se consacrait à La voix junior, et les horaires de répétition de TVA cognaient avec ceux de Radio-Canada, m’a-t-il expliqué hier.

Samedi soir, 1 170 000 curieux ont visionné cet épisode explosif d’En direct de l’univers. Dimanche, le Gala des prix Gémeaux (1 065 000), en forte baisse par rapport à l’édition précédente copilotée par Véro et Éric Salvail (1 555 000), a été dépassé par Le banquier de TVA (1 388 000). Non loin derrière, le gala country de La poule aux œufs d’or s’est classé au troisième rang avec ses 1 009 000 fidèles.

CHEVAL-SERPENT SUR L’EXTRA

La télésérie Cheval-serpent, qui entraînera les téléspectateurs dans les coulisses d’un cabaret érotique montréalais à la 281, atterrira sur l’Extra de Tou.TV, mais pas avant l’automne 2017. La scénariste Danielle Trottier (Unité 9) astique cette histoire depuis près de cinq ans.

Le tournage des dix épisodes d’une heure, dirigé par Sylvain Archambault (Les pays d’en haut), débutera à la mi-octobre. Fabienne Larouche et son mari Michel Trudeau de chez Aetios chapeauteront cette production, où le « nu frontal » sera difficile à éviter.

Cheval-Serpent, c’est le nom du chic bar où de jeunes adonis retirent leurs vêtements pour une clientèle exclusivement féminine. On y suivra les patrons de l’établissement, Doris et David, qui forment une famille homoparentale moderne. Doris vit avec Dominique, une prof d’université, et le père de leur fille de 22 ans est David.

Les comédiens qui incarneront les danseurs du Cheval-Serpent, dont l’âge oscillera entre 20 et 30 ans, offriront des performances érotiques et sensuelles. D’où l’importance de sculpter leurs corps au gym. « C’est certain qu’il faut qu’ils soient séduisants. Mais ils doivent aussi savoir jouer et danser », note le réalisateur Sylvain Archambault.

Pour l’instant, aucun nom de la distribution n’a été confirmé. Celui de Joey Scarpellino circule beaucoup.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.