Venezuela 

342 %

Hausse des prix au Venezuela sur un an, selon un rapport publié hier par le Parlement, seule institution contrôlée par l’opposition. L’inflation dans le pays a atteint 233 % en septembre. En août, le président socialiste Nicolás Maduro a lancé un ambitieux plan de relance face à la grave crise économique. L’inflation n’a toutefois pas été jugulée. Elle atteint 4 % par jour, selon le rapport parlementaire.

— Agence France-Presse

Affaire Skripal

Le second suspect est un médecin du renseignement militaire russe

Le second suspect de la tentative d’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en mars à Salisbury, en Angleterre, est un médecin du service de renseignement militaire russe (GRU), a annoncé hier le site d’investigation bellingcat.com. « Nous avons identifié “Alexandre Petrov” comme étant Alexandre Yevgenïevich Michkin, un médecin militaire employé par le GRU », précise le site Bellingcat, établi à Leicester, dans le centre de l’Angleterre. Le site explique s’être appuyé sur « de multiples sources », dont des « témoignages de personnes familières » avec l’individu, ainsi que des copies de documents d’identité, notamment une copie de son passeport, dont il présente une photo. Le ministère britannique des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire sur cette annonce. Début septembre, la police britannique avait présenté les noms de deux hommes russes, Alexandre Petrov et Ruslan Boshirov, soupçonnés d’avoir perpétré la tentative d’empoisonnement au Novitchok, un puissant agent innervant, de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, survenu le 4 mars à Salisbury. La police avait lancé un mandat d’arrêt européen, en soulignant que les noms utilisés étaient sans doute des alias. — Agence France-Presse

Accident dans l’État de New York

La limousine n’aurait pas dû rouler

La limousine impliquée samedi dans l’accident de transport le plus meurtrier aux États-Unis depuis 2009 avait été recalée au contrôle technique, et son conducteur n’avait pas le permis requis, a affirmé hier le gouverneur de l’État de New York. La limousine, dont le conducteur et les 17 passagers ont été tués lors de l’accident, « avait été inspectée par le département des Transports de l’État de New York le mois dernier, avait raté les tests et ne devait pas rouler », a déclaré le gouverneur Andrew Cuomo. Robert Patnaude, un responsable de la police de l’État de New York, a précisé qu’une enquête criminelle avait été ouverte après l’accident, qui a tué 20 personnes au total samedi dans la petite ville de Schoharie, à quelque 250 kilomètres au nord de New York. Le véhicule appartenait à une société de location, Prestige Limousine, détenue par un homme d’origine pakistanaise identifié comme Shahed Hussain, actuellement au Pakistan, a-t-il souligné. Selon plusieurs médias américains, il travaillait comme informateur pour la police fédérale (FBI), et a témoigné dans des dossiers terroristes.

— Agence France-Presse

Mexique

Un couple avoue le meurtre de 20 femmes

Un couple de Mexicains, arrêtés dans la banlieue de Mexico alors qu’ils transportaient des restes humains dans une poussette, a avoué avoir tué au moins 20 femmes, ont annoncé hier les autorités judiciaires. Le couple, d’abord soupçonné d’avoir tué 10 femmes, avait été arrêté jeudi à Ecatepec, au nord-est de la capitale. Mais l’homme a avoué le double de meurtres lors d’une audience dans la prison où il est incarcéré. Et il a fourni des détails pour 10 d’entre eux. Le couple attirait les victimes en proposant à la vente des vêtements pour bébés. L’homme a admis avoir agressé sexuellement plusieurs d’entre elles « avant de les tuer et de vendre leurs restes, ainsi que leurs affaires », a expliqué le procureur de l’État de Mexico, Alejandro Gomez, sur Radio Formula. Les meurtriers ont été identifiés comme Juan Carlos N. et sa femme Patricia N. L’homme présente « un désordre mental avec psychose et trouble de la personnalité », tandis que la femme est « déficiente mentale depuis sa naissance, et sujette à des délires », selon un examen psychiatrique présenté au juge. « Mais les deux sont capables de distinguer le bien du mal. » Le couple a trois enfants, dont un en bas âge. — Agence France-Presse

affaire des « bébés volés » en Espagne

Un obstétricien « absous » lors du premier procès des « bébés volés »

Un ex-gynécologue de 85 ans a été reconnu coupable mais a échappé à une condamnation, hier, en raison de la prescription des faits à l’issue du premier procès des « bébés volés » du franquisme, un scandale qui pourrait avoir touché des milliers de nouveau-nés soustraits à leur mère et confiés à des familles d’adoption sous la dictature de Franco. Dans sa décision, le tribunal madrilène chargé de l’affaire indique « absoudre » Eduardo Vela tout en le considérant comme l’« auteur de tous les délits » dont il était accusé. Le parquet avait demandé 11 ans de prison à l’encontre de M. Vela. Considéré comme l’un des principaux acteurs du trafic d’enfants alors qu’il était obstétricien à la clinique San Ramón de Madrid, Eduardo Vela était accusé par Inés Madrigal, 49 ans, de l’avoir séparée de sa mère biologique et d’avoir falsifié son acte de naissance en juin 1969, pour la donner à Inés Pérez, une femme stérile, avec la complicité d’un prêtre jésuite. — Agence France-Presse

Journaliste disparu à Istanbul

Erdogan met la pression sur Riyad

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis hier les autorités saoudiennes au défi de « prouver » qu’un journaliste saoudien porté disparu avait quitté le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, après des informations sur son assassinat par des agents de Riyad.

« Les responsables du consulat ne peuvent pas s’en tirer en disant qu’il a quitté le consulat, les autorités compétentes doivent le prouver », a déclaré M. Erdogan lors d’une visite à Budapest en réponse à une question sur le mystère entourant la disparition à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

« S’il est en parti, vous devez le prouver avec des images », a-t-il ajouté.

M. Erdogan, après s’être borné dimanche à indiquer qu’il attendait les résultats de l’enquête en cours sur la disparition, mardi dernier, de M. Khashoggi, semble accentuer la pression sur Riyad, qui soutient que le journaliste avait quitté le consulat.

« Les allers et venues à l’aéroport sont en train d’être examinés. Il y a des gens qui sont venus d’Arabie saoudite. Le parquet est en train d’examiner cette question », a poursuivi le chef de l’État.

assassinat allégué

Le journaliste, un critique du pouvoir de Riyad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’était rendu au consulat pour effectuer des démarches administratives en vue de son prochain mariage.

Des responsables turcs ont affirmé samedi soir que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat.

Des sources turques ont affirmé que l’opération avait été menée par un groupe composé de 15 personnes qui se sont rendues au consulat après être arrivées à Istanbul à bord de deux avions le même jour.

Aux États-Unis, le président Donald Trump s’est dit « préoccupé » par la disparition de Jamal Khashoggi. « J’espère que ça s’arrangera. À l’heure actuelle, personne ne sait rien là-dessus. De mauvaises histoires circulent. Je n’aime pas ça », a déclaré M. Trump à des journalistes, de retour à la Maison-Blanche après un déplacement en Floride.

Le sénateur américain Lindsey Graham, un allié de Donald Trump, a prévenu l’Arabie saoudite que, si les informations selon lesquelles le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été assassiné sont confirmées, les conséquentes seraient « dévastatrices » pour les relations entre Riyad et Washington.

« Nous appelons le gouvernement d'Arabie saoudite à soutenir une enquête approfondie sur la disparition de M. Khashoggi et à être transparent quant aux résultats de cette enquête », a quant à lui déclaré le secrétaire d'État Mike Pompeo.

— Agence France-Presse

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