Semaine de la mode de New York

Rihanna vole la vedette

La chanteuse et femme d’affaires a attiré l’attention (et les stars !) avec le défilé de sa collection de lingerie à New York.

New York — La chanteuse et créatrice Rihanna a profité du tremplin de la Semaine de la mode pour faire d’une collection de lingerie un évènement mondial.

L’artiste barbadienne a déjà fait cette année une démonstration remarquée de son appétit de création, mais aussi de son sens des affaires avec le lancement de la maison Fenty, sous l’enseigne LVMH.

Elle n’en a pas renoncé pour autant, loin de là, à sa marque indépendante de lingerie, Savage, dont le premier défilé a eu lieu il y a un an, en marge de la Fashion Week.

Cherchant visiblement à prendre date quelques semaines après l’annulation du prochain défilé de Victoria’s Secret, « RiRi » a mis sur pied un grand spectacle, filmé par la plateforme Amazon, qui le diffusera en exclusivité le 20 septembre.

Habile, Rihanna a pris le parfait contrepied de Victoria’s Secret, critiquée pour son obsession de la minceur et un côté un peu figé.

Rondeurs, hip-hop et ondulations frénétiques : Savage a rafraîchi le genre au point de s’imposer comme une référence légitime de la lingerie actuelle, bien qu’elle ait vu le jour il y a quelques mois seulement.

Entre revue, néo-burlesque et concert géant, Rihanna s’est offert le groupe de rap Migos et la chanteuse Halsey, entre autres, ainsi que les mannequins Gigi Hadid, Cara Delevingne et Bella Hadid.

Vera Wang revient sur les podiums

Pour la première fois depuis trois ans, la designer Vera Wang, grand nom de la Fashion Week, était de retour sur les podiums de New York.

Pour elle, « le moment est excellent », a-t-elle expliqué à l’AFP, soulignant le resserrement du format, de sept à cinq jours, et la réduction du nombre de designers conviés. 

« À un certain moment, il y avait presque 400 défilés. Vous en perdez le sens de la perspective. »

— La designer Vera Wang, à propos de la réduction du nombre de défilés à la Semaine de la mode de New York

Pour cette collection du retour, la designer, rendue célèbre par ses robes de mariée, a proposé sa vision de la sensualité, en travaillant la superposition et l’imaginaire.

Beaucoup de tulle, qui révèle le corps, et des bretelles qui pendent d’une jupe ou d’un haut et rappellent des porte-jarretelles. Le dos de certaines pièces est en partie nu, comme si le vêtement avait été déchiré.

« J’habille pas mal de monde à Hollywood et je voulais proposer ma version de Hollywood quand je n’habille pas une vedette en particulier », a-t-elle décrit, après le défilé.

Coach plus cuir que jamais

Inspiré par l’idée d’une nouvelle décennie qui commence, le designer de Coach, Stuart Vevers, a voulu « une collection centrée sur le changement, mais aussi dépouillée, enlevée, optimiste et tournée vers l’avenir », a-t-il expliqué à l’AFP.

À l’origine spécialisée dans les sacs et les accessoires, Coach a toujours eu le cuir solidement ancré dans son ADN. Mais s’il intégrait toujours moult pièces tannées dans ses collections, Stuart Vevers n’en faisait plus l’élément central.

Pour ce millésime « dépouillé », le Britannique, qui a présidé au lancement de plain-pied de Coach dans le prêt-à-porter, en 2015, est revenu aux bases, avec de très nombreux blousons, jupes et pantalons en cuir, souvent assortis.

« Je voulais jouer avec l’héritage de Coach, tout en lui donnant une touche jeune et fraîche », a dit le designer, soulignant que la rupture se situait aussi dans la dimension très urbaine de cette collection, après une série de livraisons champêtres ou marquées par le voyage.

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