Vers les élections américaines de mi-mandat

La bataille de l’Indiana

Peu après son élection en 2016, Donald Trump s’est bruyamment félicité d’avoir « sauvé » des centaines d’emplois de l’Indiana en voie d’être déplacés au Mexique. Deux ans plus tard, la délicate question des délocalisations demeure bien présente dans l’esprit des « Hoosiers » et promet de peser sur une course sénatoriale d’importance nationale.

Un reportage de Marc Thibodeau, envoyé spécial à Indianapolis

Vers les élections de mi-mandat

Des lendemains qui déchantent

Pendant la campagne présidentielle de 2016, Donald Trump s’en est pris à la multinationale américaine United Technologies pour l’empêcher de relocaliser au Mexique les emplois bien rémunérés de centaines de travailleurs de l’Indiana. Deux ans plus tard, quel regard les ouvriers touchés portent-ils sur cette intervention ?

« Il n’a rien sauvé du tout »

Susan Cropper nous donne rendez-vous dans un restaurant situé au bord de l’autoroute, à mi-chemin entre Indianapolis et Huntington, petite ville du nord de l’Indiana où elle a travaillé pendant plus de 30 ans.

L’établissement, tenu par un jeune Anglais, offre un menu diversifié d’inspiration européenne et moyen-orientale qui contraste fortement avec celui des multiples établissements de restauration rapide dominant le paysage.

« J’aime qu’ils proposent des choses différentes », souligne-t-elle en esquissant un sourire fatigué.

La femme de 57 ans aspire au changement depuis son licenciement au printemps par UTEC, filiale de la multinationale United Technologies qui produit des panneaux de contrôle électronique pour des unités de chauffage et de climatisation.

Ses efforts de recherche d’emploi ont été des plus difficiles. « Lorsque vous vous présentez en entrevue face à de jeunes diplômés tout frais sortis de l’université, qui pensez-vous qu’ils vont appeler ? Certains jours, je n’avais plus d’autre envie que de rester terrée sous les draps », confie Mme Cropper.

L’entreprise, dit-elle, l’a traitée injustement. Et Donald Trump n’a rien fait pour l’aider, malgré une intervention très médiatisée pour freiner la réorganisation projetée par United Technologies.

« C’était une blague, ce n’était pas réel. Il n’a rien sauvé du tout ! », s’emporte-t-elle en précisant que le moment était venu, avec les élections de mi-mandat, de « mettre les républicains à la porte ».

« Il a fait ce qu’il pouvait »

Andrew Alberts, qui travaillait dans la même usine que Mme Cropper, a un tout autre avis sur le rôle du président Trump.

« J’ai voté pour lui et je voterai encore pour lui la prochaine fois », souligne l’homme de 39 ans, qui vote républicain depuis toujours.

Il a quitté son poste à l’été 2016 après qu’UTEC eut annoncé un vaste processus de licenciements touchant des centaines d’employés.

« Je pense qu’il a fait ce qu’il pouvait, mais c’était clair qu’il ne pourrait pas sauver tous les emplois. L’entreprise avait prévu leur transfert au Mexique depuis plusieurs années », relate M. Alberts, qui a rapidement trouvé un travail similaire dans une autre usine de Huntington.

« J’ai commencé avec un salaire légèrement inférieur à celui que j’avais avant. Et je fais maintenant plus d’argent que je n’en faisais à l’époque. Je suis béni par Dieu », souligne-t-il.

Son ressentiment envers son ex-employeur, qui voulait tirer profit des bas salaires en vigueur outre-frontière, demeure cependant entier.

« Je pense que ce qu’ils ont fait pour épargner quelques millions de dollars était totalement inacceptable et contraire à toute éthique », dit l’ouvrier.

« Nous ne sommes pas ingrats »

Le sort des travailleurs d’United Technologies en Indiana a reçu une attention nationale en 2016 lorsque Donald Trump a décidé d’en faire un cheval de bataille.

En plus de vouloir déménager au Mexique 700 emplois rattachés à l’usine d’UTEC à Huntington, la multinationale avait signifié au début de l’année son intention d’envoyer à l’étranger des centaines d’emplois d’une autre de ses filiales, Carrier, à Indianapolis.

Les dirigeants de la section locale du syndicat United Steelworkers ont accueilli les premières interventions du candidat républicain avec un haussement d’épaules.

« Je me suis dit que c’était une stratégie de campagne », relate le président du syndicat, Robert James, en entrevue au siège de l’organisation à Indianapolis, un modeste bâtiment de briques rouges dont l’entrée est parsemée d’affiches démocrates.

Après l’élection présidentielle, c’est par les médias que M. James et ses collègues ont appris que le nouveau chef d’État avait entrepris de négocier directement avec la firme pour la convaincre de revoir ses plans.

Bien qu’il ait prétendu par la suite avoir sauvé les emplois en jeu chez Carrier, la réalité était moins glorieuse, relate M. James, puisqu’au moins 500 des 1200 travailleurs syndiqués ont été remerciés. Plus d’une centaine ont depuis été rappelés temporairement. Aucun des emplois en jeu à Huntington n’a été épargné.

« Nous ne sommes pas ingrats. Je suis reconnaissant pour ce qu’il a fait, mais je ne suis pas vraiment un admirateur », dit M. James, qui refuse de voir en Trump un véritable défenseur de la classe ouvrière.

« Ils peuvent faire ce qu’ils veulent »

À défaut de s’entendre relativement à l’intervention de Donald Trump en Indiana, les ouvriers et les syndicalistes soulignent à l’unisson l’importance de la lutte contre les délocalisations, ce qui témoigne du caractère politiquement porteur de la question soulevée par le politicien.

« Les travailleurs américains ne peuvent pas rivaliser avec des travailleurs mexicains qui sont payés 3 $ l’heure. Ici, le salaire minimum est de 7 $ et ce n’est pas suffisant pour que les gens survivent », souligne Robert James.

« Il faut trouver une façon de niveler le terrain de jeu », ajoute le syndicaliste, qui s’indigne de constater que les entreprises peuvent encore « déménager à volonté et faire ce qu’elles veulent des employés ».

La réforme annoncée du traité de libre-échange nord-américain ne règle pas cette question, dit-il.

Andrew Alberts, qui travaillait chez UTEC à Huntington, pense aussi que la renégociation du traité ne va pas assez loin.

« Il faut qu’il soit profondément transformé ou qu’il disparaisse purement et simplement. Sinon, il ne restera pas d’usines aux États-Unis », souligne l’ouvrier.

M. Alberts est d’autant plus sensible à la question qu’il a déjà perdu un autre emploi en 2003, dans une usine de fabrication de tubes cathodiques, en raison d’une délocalisation.

« Les emplois ont d’abord été déménagés au Mexique, puis en Chine », relate M. Alberts.

« L’isolationnisme n’a jamais bien fonctionné »

La guerre des tarifs lancée par le président Trump, qui vise notamment à favoriser le maintien d’emplois manufacturiers aux États-Unis, suscite des réserves.

De nombreux travailleurs craignent que l’approche n’ait un effet boomerang et ne finisse par affecter négativement l’économie locale.

Le maire de Huntington, Brooks Fetters, qui a reçu l’annonce de la délocalisation de 2016 comme une « claque au visage », craint le contrecoup des tarifs.

L’augmentation résultant du coût de l’acier exerce déjà une pression à la hausse sur les coûts de construction et les appels d’offres publics, indique l’élu.

« Historiquement, l’isolationnisme n’a jamais bien fonctionné pour notre pays », relève M. Fetters, qui se décrit comme un républicain modéré « seul dans son île » dans le climat de polarisation politique actuel.

« Je comprends que les Américains veulent avoir des emplois de qualité qui sont bien rémunérés. En même temps, les consommateurs américains réclament des produits au plus bas prix possible », relève le maire.

La situation économique de Huntington, qui présente un taux de chômage inférieur à 4 %, témoigne du fait que les fabricants américains peuvent tirer leur épingle du jeu, dit-il.

D’anciens travailleurs d’UTEC ont pu se replacer, souvent après avoir reçu une formation d’appoint, relève M. Fetters.

« Si vous résidez aujourd’hui à Huntington et que vous ne travaillez pas, c’est que vous avez un problème », conclut l’élu.

Trump face à United Technologies

Février 2016

United Technologies annonce son intention de déménager au Mexique plus de 1000 emplois d’une usine à Indianapolis et 700 emplois d’une usine à Huntington. Le candidat Donald Trump promet sur Twitter que ce type de délocalisation ne se produira plus s’il est élu.

Avril 2016

Trump suscite une réaction enthousiaste dans un rassemblement à Indianapolis en promettant qu’il imposera des tarifs aux entreprises américaines qui veulent délocaliser des emplois. Il obtient l’investiture républicaine peu de temps après en remportant le soutien de l’Indiana.

Novembre 2016

Peu après la victoire de Donald Trump le 8 novembre, la société United Technologies annonce qu’elle est en négociations avec le président désigné.

Décembre 2016

Donald Trump se rend à Indianapolis visiter l’usine de Carrier où il se félicite d’avoir sauvé plus d’un millier d’emplois grâce à une entente avec l’entreprise. Le total est cependant contesté par le syndicat local. Les emplois à Huntington ne sont pas mentionnés.

Mars 2017

Début des licenciements à l’usine de Huntington.

Juillet 2017

Début des licenciements à l’usine d’Indianapolis.

Un goût amer

Au cœur de la bataille pour sauver les emplois des ouvriers de l’Indiana, le syndicaliste Chuck Jones s’est publiquement frotté à Donald Trump en 2016. Deux ans plus tard, sa colère est toujours aussi vive, a-t-il confié à notre reporter.

Envoyé spécial, Indianapolis — Chuck Jones n’a pas la langue dans sa poche. Et il n’est pas du genre à se faire discret de crainte de s’attirer des représailles, y compris celles du président.

L’ex-syndicaliste en a donné une criante illustration à la fin de 2016 en accusant Donald Trump d’avoir « menti effrontément » lors d’une conférence de presse pendant laquelle il avait affirmé avoir sauvé un millier d’emplois syndiqués chez Carrier, un fabricant d’unités de climatisation et de chauffage.

Le véritable total, note M. Jones, était sensiblement plus bas et c’est le syndicat qu’il dirigeait qui s’est retrouvé contraint d’expliquer à des centaines de travailleurs induits en erreur par le président désigné que leur emploi s’en allait bel et bien au Mexique.

Son intervention n’a pas été appréciée par le futur chef d’État, qui l’a attaqué publiquement sur Twitter. « Chuck Jones… a très mal représenté les travailleurs. Pas étonnant que des entreprises fuient le pays », a-t-il tonné.

Le syndicaliste a ensuite commencé à recevoir des messages agressifs de partisans de M. Trump l’accusant de manquer de gratitude. Certains menaçaient de s’en prendre à ses enfants.

Deux ans plus tard, M. Jones ne décolère pas en parlant de l’épisode.

« Ça m’a mis hors de moi qu’il joue avec les émotions des gens simplement pour pouvoir se présenter comme une sorte de superhéros. »

M. Jones a pris sa retraite l’année dernière après avoir dirigé la section 199 du syndicat United Steelworkers pendant plus de 30 ans.

« C’est son ego qui l’a empêché de dire la vérité… Il ne voulait pas rentrer à la Maison-Blanche en ayant l’air d’avoir échoué », ajoute-t-il.

M. Jones relate que le syndicat avait bataillé ferme pendant des mois pour tenter de convaincre la société mère de Carrier, United Technologies, de ne pas délocaliser au Mexique la majorité des emplois établis à Indianapolis.

Malgré le caractère profitable de l’entreprise, les représentants syndicaux avaient proposé de revoir à la baisse les conditions de travail de leurs membres pour générer des économies de 22 millions de dollars par année.

« Ils nous ont répondu que leur projet de délocalisation entraînerait des économies de 65 millions par année. Il aurait fallu que tous nos membres renoncent à leur régime de retraite et à leur assurance et qu’ils soient payés 5 $ l’heure pour pouvoir rivaliser », souligne-t-il.

« CUPIDITÉ d’entreprise »

United Technologies était motivé par « la cupidité d’entreprise pure », relève M. Jones, qui s’indigne du fait que l’entreprise a reçu des millions pour maintenir une partie des emplois aux États-Unis et continue aujourd’hui de bénéficier d’importants contrats avec le gouvernement.

Le président Trump, dit-il, pourrait « d’un trait de crayon » signer un décret précisant que les firmes qui délocalisent des emplois ne peuvent recevoir de tels contrats, ce qui enverrait un message sans équivoque.

« J’aimerais croire qu’il était réellement préoccupé par les personnes dont les emplois étaient menacés. Mais ce n’est probablement pas le cas, à en juger par ce que j’ai vu depuis son arrivée en poste », relève M. Jones, qui sollicite un poste administratif local sous la bannière du Parti démocrate aux élections du 6 novembre.

L’ex-syndicaliste pense que ses combats passés pour défendre les travailleurs de l’Indiana, notamment ses prises de bec avec le président Trump, l’ont bien préparé pour une telle fonction.

« Aider des gens, j’ai fait ça toute ma vie », dit-il.

Une course d’importance nationale

En Indiana, le sénateur

démocrate sortant, Joe Donnelly, tente de conserver son siège face au candidat républicain Mike Braun dans cet État conservateur qui a largement appuyé Donald Trump en 2016. Le résultat du scrutin pourrait être déterminant pour le contrôle du Sénat, où le parti du président dispose d’une mince majorité.

Joe Donnelly

Un démocrate en équilibre précaire

Certaines publicités du sénateur démocrate Joe Donnelly, qui a été élu pour la première fois en 2012, témoignent de la complexité de la tâche politique à laquelle il s’est attaqué en sollicitant un nouveau mandat.

Le candidat ne cesse de répéter qu’il travaille pour les Hoosiers – comme se désignent les résidants de l’Indiana – plutôt que pour un parti et n’hésite pas à faire valoir les sujets de convergence avec la formation de Donald Trump.

Dans l’une des publicités qui tournent en boucle sur les ondes, il dénonce le fait que « la gauche radicale » veut en finir avec la police de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement).

Il souligne avec fierté avoir appuyé à trois reprises des propositions pour financer le mur que le président projette de construire à la frontière avec le Mexique.

Il défend par ailleurs des investissements militaires massifs pour assurer la « paix par la puissance » en se réclamant de l’ex-président républicain Ronald Reagan, icône de la droite.

Le politicien relève aussi, dans un registre plus traditionnel pour un démocrate, qu’il a rejeté la réforme fiscale votée par les républicains et défendu avec vigueur l’accessibilité des soins de santé.

Équilibriste

Ses ouvertures vers le camp adverse témoignent du fait qu’il marche « de façon périlleuse sur un fil de fer », relève Mark Bennett, qui signe des chroniques dans le Tribune Star, journal de Terre Haute.

La circonscription où se trouve cette tranquille agglomération de l’ouest de l’État, nommée par des trappeurs de Nouvelle-France, fait figure de baromètre politique depuis des décennies à l’échelle nationale et voit son comportement scruté à la loupe.

La population a appuyé majoritairement le sénateur démocrate lors de son élection en 2012 alors que Barack Obama était au pouvoir, mais a largement soutenu Donald Trump en 2016. Aux dires de M. Bennett, ce résultat témoigne de la capacité du chef d’État à susciter des réactions « impulsives » dans l’électorat local.

Jamie, enseignante, espère que Joe Donnelly remportera la mise mais se garde de toute prédiction relativement à la course sénatoriale, qui demeure très serrée selon les plus récents sondages.

Ce sont « l’ignorance et le sexisme » qui ont contribué à la victoire locale et nationale de Donald Trump en 2016, tranche la femme de 37 ans, qui a demandé que son nom complet ne soit pas publié.

« Dans mon milieu de travail, c’est une question très délicate », explique-t-elle.

Mike Braun

Un émule de Trump

Mike Braun, candidat républicain dans la course sénatoriale en Indiana, se présente comme un candidat « antisystème » et un émule de Donald Trump en faisant valoir son expérience d’entrepreneur.

Lors d’un rassemblement politique tenu la semaine dernière dans un hangar d’aéroport en périphérie d’Indianapolis, il a repris son credo devant un parterre de sympathisants républicains acquis à sa cause.

La population de l’Indiana doit envoyer des gens « qui agissent » et non des « profiteurs » à Washington, a-t-il martelé lors d’une brève allocution prononcée devant un immense drapeau américain.

La véritable vedette du jour, Donald Trump Jr., a repris le même discours quelques minutes plus tard en relevant que son père avait montré, par ses réalisations, l’importance de se débarrasser des « politiciens de carrière ».

« Il n’y a pas un seul indicateur économique qui ne s’est pas amélioré depuis deux ans… L’économie va tellement bien que même Barack Obama tente de s’en attribuer le mérite », a-t-il souligné en présentant le scrutin de mi-mandat comme une forme de référendum sur le travail du chef d’État.

Enthousiasme

Jennifer Lymberopoulos, qui avait emmené son bébé de quelques mois au rassemblement, a écouté l’intervention avec enthousiasme.

« Je pense que le président fait un super bon travail », a-t-elle confié en évoquant notamment la situation de l’économie et la nomination récente à la Cour suprême d’un second juge conservateur désigné par Donald Trump.

« Peut-être qu’on en aura même un autre avant la fin de son mandat », a souligné la jeune femme, qui est repartie du rassemblement avec une affiche de soutien à Mike Braun.

« Si les démocrates ne veulent pas travailler avec les républicains, il faut s’assurer de les chasser de là en votant », a confié un vétéran de la guerre d’Irak, Bill Clifford.

Le candidat sénatorial n’a pas soufflé mot durant la rencontre des allégations du camp démocrate voulant que son entreprise distribue des produits venus de Chine et soutient, à ce titre, la délocalisation d’emplois.

L’accusation est rendue particulièrement délicate par le fait que le président est intervenu énergiquement en 2016 pour tenter d’empêcher le départ à l’étranger des emplois d’United Technologies et a imposé depuis une série de tarifs visant à faire plier économiquement la Chine.

Mike Braun a plaidé l’ignorance quant à la provenance des produits et a contre-attaqué sur les ondes en reprochant à Joe Donnelly d’avoir eu des actions dans une firme familiale sous-traitant une partie de sa production au Mexique.

L’enjeu des républicains

Le nom du président républicain Donald Trump ne figure pas sur les bulletins de vote des élections de mi-mandat, mais c’est néanmoins lui que de nombreux électeurs auront en tête au moment de choisir leurs sénateurs, représentants, gouverneurs et autres élus.

Jour du scrutin : 

le mardi 6 novembre 2018

L’Enjeu 

Le principal objectif pour les républicains est de garder le contrôle du Congrès américain, l’institution qui vote les réformes et législations mises de l’avant par le président en exercice. Actuellement, les élus républicains sont majoritaires dans les deux chambres du Congrès. S’ils semblent en bonne voie de conserver leur majorité au Sénat – la Chambre haute du Congrès –, ils pourraient perdre celle de la Chambre des représentants – la Chambre basse du Congrès. 

Luttes à suivre 

Les pertes pourraient être considérables dans les circonscriptions actuellement représentées par des républicains en banlieue des grandes villes. Du côté du Sénat, comme les mandats des sénateurs durent six ans et sont échelonnés, les républicains n’ont à défendre que 9 des 35 sièges actuellement en jeu. Ils pourraient même faire quelques gains aux dépens des démocrates, notamment en Indiana, au Missouri et en Floride. La majorité des gouverneurs d’État devrait également rester d’allégeance républicaine.

— Judith Lachapelle, La Presse

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