Mon clin d’œil

Trump a convaincu Kim Jong-un de se débarrasser de ses missiles nucléaires… sur le Canada.

OPINION

RELATIONS CANADA-ÉTATS-UNIS
Quand nous étions de vrais voisins…

Les Américains sont en proie à la paranoïa et au syndrome de persécution

Dans mon patelin de jeunesse, non loin de la frontière américaine, nous avions tellement hâte à l’été.

« Passer les lignes » afin d’aller visiter de la parenté en Nouvelle-Angleterre et, bien sûr, en profiter pour magasiner, manger dans un diner et voir un film dans un drive-in. Quelques questions à la douane : pas de sandwiches ? Non, et nul besoin d’un passeport.

L’escapade estivale nous prouvait chaque année combien nous nous ressemblions bien que de nationalités, voire de langues maternelles différentes. Partout où nous allions, l’accueil était spontanément chaleureux, l’entente, plutôt cordiale.

Des décennies plus tard, les bons voisins se regardent en chiens de faïence.

Aux postes douaniers américains, il faut montrer patte blanche. Je me souviens d’un été où nous jouions au golf au Vermont avec, comme partenaires, mes parents. Je conduisais la voiture, et on m’a demandé si j’avais un fusil ou si je transportais une grosse liasse d’argent. La semaine suivante, en voiture louée, mon mari et moi passions de la France à l’Italie comme si de rien n’était.

Les Américains sont en proie à la paranoïa et au syndrome de persécution. Plus d’armes que de citoyens ! Ils ont peur de tout, même de leur ombre, et sont prêts à croire les faussetés que leur raconte un président qui est un menteur compulsif. « Les États-Unis ne sont plus la tirelire dans laquelle tout le monde pige. » Affirmation risible, dirait avec raison Justin Trudeau.

En venant à La Malbaie, Donald Trump a utilisé une stratégie ressemblant à un complot bien ourdi visant à la fois à gâcher la finale du G7 et à mettre le Canada dos au mur quant à la révision de l’accord de l’ALENA.

En privilégiant l’intimidation et l’insulte, en se moquant de la promotion des femmes et des changements climatiques, Trump croit trôner en Tout-Puissant, et, certes, pour combler son ego surdimensionné, il fait la une, mais sans s’apercevoir qu’il révèle sa petitesse tout en s’aliénant des alliés moins enclins à faire front commun avec son pays.

Appel au boycottage

Il est temps que nous, Canadiens, réfléchissions sérieusement à notre pouvoir de riposte en tant que consommateurs, car c’est à nous aussi qu’il revient de fortifier notre économie et de sauver nos emplois. Un boycottage des États-Unis est de mise. Chaque achat, chaque projet de voyage. Aux grands maux, les grands remèdes !

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