Colombie-Britannique

La statue de John A. Macdonald est enlevée à l’hôtel de ville de Victoria

Une statue du premier premier ministre du Canada, John A. Macdonald, a été déboulonnée à l’extérieur de l’hôtel de ville de Victoria. Pour le conseil municipal, il s’agit d’un geste de réconciliation avec les Premières Nations de Songhees et d’Esquimalt. La statue sera remisée dans un entrepôt jusqu’à ce que les élus décident de son sort. John A. Macdonald a joué un rôle important dans le système des pensionnats pour enfants autochtones. Il était aussi au pouvoir lorsque le chef de la rébellion métisse Louis Riel a été pendu, le 16 novembre 1885, à Regina. — La Presse canadienne

Incendies de forêt en Colombie-Britannique

Des familles évacuées par hélicoptère

Les autorités ont procédé à l’évacuation par hélicoptère d’au moins quatre familles en Colombie-Britannique hier, alors que des incendies de forêt faisaient rage à proximité de la ville de Prince George. Un brasier a bloqué l’accès à un chemin forestier. Au total, près de 80 résidants ont dû abandonner leur demeure. Le nord-est de la province devrait continuer à connaître un temps chaud et sec accompagné de vents puissants, des conditions météorologiques qui donneront du fil à retordre aux pompiers de la région. — La Presse canadienne

CONVENTION COLLECTIVE

Des syndiqués de Revenu Québec en grève

Des centaines de syndiqués de Revenu Québec, membres du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), ont manifesté hier après-midi en marge du congrès de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec. 

Le SPGQ s’était doté de nouveaux moyens de pression dans les négociations pour les conventions collectives de ses membres en observant trois grèves rotatives de trois unités parapluies, et ce, à partir d’hier. 

Les employés de Revenu Québec ont ouvert le bal hier en manifestant au congrès, où était notamment présent le premier ministre Philippe Couillard. Les 4600 professionnels, en négociation depuis trois ans pour une nouvelle convention collective, sont en arrêt de travail jusqu’à aujourd’hui. 

Si le SPGQ « n’obtient pas satisfaction à la table de négociation », les fonctionnaires de Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ) prendront le relais mardi durant une journée. Puis ceux de Loto-Québec seront en débrayage de vendredi à dimanche prochain.

Les employés de BAnQ, majoritairement des femmes, dénoncent des conditions de travail inférieures à celles des experts d’autres administrations publiques qui exécutent des tâches similaires. Dans le cas de Loto-Québec, le syndicat juge les offres du gouvernement « inacceptables », surtout en ce qui concerne la sécurité d’emploi. 

Même mandat pour tous, dit québec

Le SPGQ dénonce des « négociations stériles » ainsi que des « offres ridicules de l’employeur » et souhaite des améliorations en ce qui concerne les augmentations salariales, la conciliation travail-famille, les avantages sociaux et la sécurité d’emploi de ses membres. 

De plus, en ce qui concerne Revenu Québec, les promesses de flexibilité faites lors de sa transformation en agence, en 2011, n’ont pas été tenues, selon le syndicat. Les conditions de travail des employés devaient alors s’améliorer, mais le SPGQ affirme que ça n’a pas été le cas.

À ce jour, le gouvernement du Québec est parvenu à des accords négociés avec 99,9 % des employés de l’État. Une entente a été trouvée avec la majeure partie des membres du SPGQ et a été entérinée à 86 % en juin dernier. 

Le président du Conseil du trésor Pierre Arcand a affirmé hier que par souci de « cohérence », il ne pouvait « se permettre de donner plus à certains qu’à d’autres ». Ainsi, les mandats proposés et acceptés par les autres professionnels du gouvernement sont essentiellement les mêmes que ceux proposés à Revenu Québec, à BAnQ et à Loto-Québec. 

« Il peut y avoir des atténuations, des circonstances particulières, mais le mandat général [des négociateurs] est le même », a déclaré M. Arcand, qui dit vouloir trouver une solution, sans déroger de l’entente qui a été adoptée avec les 18 000 autres professionnels. 

— Marissa Groguhé, La Presse

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