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IL TRINQUE AVEC LES OURS

Depuis le 2 mai dernier, Sébastien Paradis a repris les rênes des Brasseurs du Nord, l’entreprise qui fabrique la bière Boréale. L’ancien gestionnaire de chez Burton et de Red Bull s’est donné pour mission de réveiller, puis de libérer l’« ours » emblématique de la microbrasserie 100 % québécoise.

On le surnomme le « joker », le « gros coup »… Pas de doute, Sébastien Paradis est le loup blanc de l’entrepreneuriat québécois. Ex-directeur général de Burton Canada et ancien directeur marketing de Red Bull, la recrue a été repêchée par les Brasseurs du Nord, microbrasserie des Basses-Laurentides reconnue depuis bientôt 30 ans pour ses bières de type ale qu’elle vend sous la marque Boréale. Un beau mandat pour ce nouveau venu dans l’industrie. « Je suis peut-être nouveau dans la bière, mais je ne me sens pas comme si je partais d’un milieu complètement différent. Il ne faut pas oublier que j’ai passé neuf ans dans l’industrie du "beverage" avec Red Bull. Même si ce n’est pas de la bière, les enjeux sont similaires », explique l’homme d’affaires et actionnaire des Brasseurs du Nord âgé de 40 ans.

Son leitmotiv ? « Amener la brasserie à un autre niveau, innover et séduire les nouveaux buveurs de bière qui sont arrivés en même temps que l’effervescence de la microbrasserie, tout en gardant notre ADN et nos valeurs. » Une mission possible grâce au Fonds de solidarité FTQ, partenaire financier de Brasseurs du Nord depuis 2013.

« Le Fonds vise à appuyer les fleurons du Québec qui se démarquent en leur donnant les ressources pour prendre de l’expansion. L’arrivée de Sébastien est l’occasion d’assurer cette transition et de poursuivre la croissance », explique Alain Denis, vice-président principal - Innovation et participations majoritaires au Fonds de solidarité FTQ. En plus des travaux d’agrandissement qui ont été effectués à la microbrasserie et de l’achat de nouveaux équipements (pour une somme de cinq millions de dollars), de belles innovations sont à venir pour cette marque, qui célèbre bientôt son 30anniversaire.

LIBÉRER L’OURS

« Libère l’ours en toi ! » — c’est donc lui, Sébastien Paradis. Un nouveau slogan, une nouvelle identité, un nouvel état d’esprit pour cette brasserie naturelle des Laurentides, aux valeurs fortes qui gravitent autour de la nature et du plein air. « L’ours aime passer du temps au bord du lac et dans le bois. Dans nos vies, où nous sommes toujours connectés, libérer l’ours, c’est prendre une bière avec ses amis, se dire les vraies choses », confie le PDG, qui est amateur de bière lui aussi. Rousse, blonde, dorée ou noire ?

Il avoue aussi avoir été particulièrement surpris par la dorée. « C’est une bière qui m’a charmé. Ce n’est pas notre plus gros vendeur, mais j’aime le goût du miel, [lequel] provient directement de chez l’apiculteur, à Mirabel », dit-il.

L’AUTHENTICITÉ EN HÉRITAGE

Offrir des bières naturelles, sans agent de conservation, sans colorant et de qualité supérieure… La mission de la microbrasserie demeure la même que celle instaurée par ses fondateurs, en 1987. « C’est une belle histoire. Nous sommes parmi les pionniers de la microbrasserie. Nous avons fait la première rousse au Québec. Les gens de l’industrie ont un grand respect pour Boréale. C’est notre héritage, nos racines, et il faut le mettre de l’avant », ajoute-t-il fièrement.

INNOVER POUR RASSEMBLER

Pour Sébastien, le principal défi, aujourd’hui, est de rassembler un marché fragmenté. « À l’heure actuelle, il existe 151 microbrasseries au Québec, indique-t-il. Beaucoup rayonnent localement : en Gaspésie, à Charlevoix, dans la région de Montréal, en Estrie… Nous avons le désir d’être une microbrasserie qui rayonne pour la province au complet. » Pour y arriver : innover, encore et encore. « Notre maître brasseur, Gabriel Dulong, est jeune et hyper-dynamique. Il imagine de nouvelles recettes, des brassins spéciaux, des bières de saison… Par exemple, une bière au concombre et au basilic, ou une blanche aux fruits, comme la mangue et l’ananas », explique-t-il. En plus des classiques (rousse, blonde, noire, cuivrée, dorée, blanche et IPA [India Pale Ale]), Boréale lancera en novembre sa série Artisan, avec des bières encore plus créatives, comme la Double blanche du lac, l’ISA (India Session Ale) des chutes et la Pilsner des mers. « On regarde aussi de nouveaux emballages pour nos bières », ajoute Sébastien.

Et comment devenir un plus grand joueur dans le monde des microbrasseries ? « Je pense qu’il y a de très belles possibilités pour nous de devenir beaucoup plus grand en restant petit. Une microbrasserie utilise en dessous de 300 000 hectolitres de bière par année », lance-t-il. Sans oublier les projets d’exportation vers l’Ontario et le nord-est des États-Unis, où la microbrasserie est en effervescence ; la France, où les produits québécois ont la cote ; l’ours, le côté nature et authentique du Québec… « Avoir un partenaire comme le Fonds de solidarité FTQ a permis à la microbrasserie de conserver ses intérêts, ses valeurs et ses emplois au Québec. Son expérience et son expertise dans l’agroalimentaire sont des super-valeurs ajoutées pour assurer notre succès sur les marchés étrangers », conclut Sébastien. En somme, viser les étoiles… et, qui sait, la Grande Ourse ?

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