Mode de vie

Des endroits où le quotidien est très différent

Chaque jour, c’est la même routine… Se lever. Manger. Se déplacer. Travailler. Recommencer. Et pourtant, un simple changement de décor pourrait rendre ce train-train quotidien très différent. Et si personne n’avait d’emploi ? S’il n’y avait pas de voitures ? Si on n’avait jamais besoin de sortir dehors ? Dans certains coins du monde, voici à quoi la vie ressemble.

Une ville de vagabonds

En plein désert de Californie, la communauté non officielle de Slab City est un refuge de sans-abri et de propriétaires de véhicules récréatifs. Des gens y vivent dans des remorques et des maisons de fortune sans eau courante, sans électricité — à moins d’en produire soi-même —, sans adresse et sans collecte d’ordures… mais aussi sans loyer, sans taxes et sans frais de stationnement. L’endroit compte environ 150 résidents permanents, mais accueille chaque hiver des milliers de campeurs saisonniers. En été, la chaleur extrême fait fuir les gens : le mercure peut en effet atteindre 48 °C !

Une ville sans routes

Considérée comme la « Venise des Pays-Bas », la partie ancienne du village de Giethoorn ne compte aucune route : que des canaux d’eau et plus de 150 ponts. Les 2 620 résidents de l’endroit s’y déplacent à pied ou à vélo, mais surtout sur des embarcations électriques appelées whisper boats (ou « bateaux-murmures » en français). Idyllique, vert, fleuri et silencieux, c’est le paradis pour ceux qui rêvent d’une vie sans voiture !

Une ville sous un même toit

La communauté de Whittier, en Alaska, compte un peu plus de 200 résidents… dont la quasi-totalité occupent le même immeuble. Ancienne base militaire, le complexe à 14 étages de Begich Towers abrite 150 logements de deux ou trois chambres à coucher, un poste de police, une épicerie, un hôpital, une église et une école. L’endroit n’est accessible que par bateau ou par un étroit tunnel partagé par les voitures et le chemin de fer.

Une ville sur la mer

Le complexe industriel de Neft Daşları, en Azerbaïdjan, forme la plus vieille plateforme pétrolière marine du monde, et une véritable ville sur l’eau. Cette communauté, née du temps de l’ancienne Union soviétique, compte plus de 300 kilomètres de « rues » reposant sur des quais en pleine mer Caspienne. Au sommet de sa gloire, la cité flottante pouvait accueillir une population de 5 000 résidents. Aujourd’hui, on n’y recense que 2 000 travailleurs, et les bâtiments sont abandonnés au fur et à mesure que les accès deviennent impraticables, faute d’entretien.

Une ville de morts

La petite ville de Colma, en Californie, compte un peu moins de 1 800 résidents vivants… et 1,5 million de morts. En 1912, lorsque les autorités ont décidé d’y déplacer tous les cimetières (ainsi que les dépouilles) de la ville voisine de San Francisco, les défunts sont devenus près de mille fois plus nombreux que les vivants ! On y trouve pas moins de 17 cimetières — occupant environ 73 % du territoire — et une quantité surprenante de fleuristes, de fossoyeurs et de fabricants de pierres tombales. Par sa devise amusante, la municipalité assume fièrement son identité : « C’est bon d’être vivant à Colma ! »

Une « ville » en Antarctique

Bien que l’Antarctique ne compte pas de ville formelle, des scientifiques d’une trentaine de pays y habitent à longueur d’année dans des postes de recherche. Le plus grand d’entre eux ? La base antarctique McMurdo, un établissement américain qui accueille de 250 à plus de 1 200 résidents selon la saison. On y dénombre plus d’une centaine de bâtiments, y compris un port, trois aérodromes, une église, un café et même un « hebdo de quartier » : l’Antarctic Sun (offert en édition virtuelle seulement !).

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