Industrie aéronautique

Delta fera voler la C Series en 2019

Delta s’attend à recevoir ses premiers appareils C Series en provenance de Mirabel au quatrième trimestre de 2018 et à les mettre en service « au début de 2019 », a indiqué hier son président et chef de la direction, Ed Bastian, dans une conférence téléphonique portant sur les résultats trimestriels de l’entreprise. Il n’a pas voulu en préciser le nombre, sinon pour dire que ce serait « une poignée ». La commande ferme de Delta est pour 75 avions CS 100, le plus petit des deux modèles de la C Series.

— Jean-François Codère, La Presse

Libre-échange

Trump veut réintégrer le traité transpacifique

Le président américain fait volte-face sur deux fronts. Il envisage maintenant la possibilité que les États-Unis réintègrent l’accord de Partenariat transpacifique et il n’est plus du tout pressé de conclure la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain.

Donald Trump envisage de rejoindre le nouvel accord de libre-échange transpacifique alors qu’il s’était retiré du traité initial à son arrivée à la Maison-Blanche, l’an passé.

Le président des États-Unis a chargé l’un de ses conseillers économiques et son représentant au Commerce d’entrer de nouveau en discussions, a indiqué hier un sénateur républicain.

« La grande nouvelle qui est sortie de cette réunion ce matin, c’est que le président a demandé à Larry Kudlow et à [Robert] Lighthizer de regarder comment entrer de nouveau dans les négociations du [Partenariat transpacifique] », a déclaré Ben Sasse à des journalistes.

Cette annonce intervient alors que les États-Unis et la Chine sont en profond désaccord sur le commerce international.

Onze pays des deux rives du Pacifique avaient signé début mars un accord pour faire revivre le traité de libre-échange transpacifique, donné pour mort il y a un an après le retrait des États-Unis.

Les chefs de la diplomatie ou les ministres du Commerce de l’Australie, de Brunei, du Canada, du Chili, du Japon, de la Malaisie, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande, du Pérou, de Singapour et du Viêtnam avaient signé le texte désormais appelé Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

Pas de date butoir pour l’ALENA

Donald Trump a déclaré hier qu’il n’y avait pas de date butoir pour la conclusion de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec le Canada et le Mexique, quelques jours après avoir affirmé qu’un terrain d’entente pourrait être trouvé prochainement.

« Nous sommes en train de renégocier l’ALENA, je n’ai pas de calendrier », a martelé le président des États-Unis, fustigeant les médias qui diffusent, croit-il, des nouvelles erronées selon lesquelles son administration pousserait à une signature rapide d’un ALENA renégocié. « Nous ne poussons » pas à la conclusion d’un accord, a-t-il affirmé.

« Nous sommes plutôt près d’un accord, cela peut être dans deux semaines, cela peut être dans trois mois, cela peut être dans cinq mois, ça m’est égal. »

— Donald Trump, président des États-Unis

Il a également souligné que tant que les négociations se poursuivent, personne n’investit au Mexique.

Les États-Unis tentent de faire adopter une entente dès ce printemps, et les équipes de négociation se rencontrent à Washington cette semaine. Toutefois, d’après un horaire que La Presse canadienne a pu consulter, les équipes qui traitent de certains points litigieux comme les produits laitiers et le processus de résolution des conflits ne se rencontrent pas.

Les plans en vue d’une éventuelle annonce cette semaine, dans la cadre du Sommet des Amériques au Pérou, ont été abandonnés. M. Trump a d’abord annulé sa participation au Sommet, puis son représentant au Commerce, Robert Lighthizer, a lui aussi indiqué qu’il n’y serait pas.

Moins d’exigences pour l’automobile

Les États-Unis ont réduit une autre de leurs principales exigences dans les négociations de l’ALENA, cette fois en abaissant de 10 points de pourcentage la proportion de pièces nord-américaines que devront contenir les véhicules automobiles afin de pouvoir éviter l’imposition d’un tarif douanier.

En vertu de cette nouvelle proposition, les véhicules automobiles devront être composés à 75 % de pièces nord-américaines, plutôt qu’à 85 % comme exigé précédemment.

Washington a déjà accepté d’abandonner sa demande voulant que tous les véhicules comportent au moins 50 % de pièces américaines.

Les Américains proposent maintenant que les constructeurs automobiles puissent obtenir des crédits, pour les aider à atteindre le seuil de 75 %, lorsqu’ils adoptent certains comportements, comme le versement de salaires plus élevés, ce qui devrait profiter à la production hors Mexique.

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