Question de propriété

Savez-vous quoi faire en cas de tremblement de terre ? 

Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) est en tournée avec son Séismobile, un simulateur de tremblement de terre. Celui-ci permet aux gens de ressentir les effets d’une secousse d’une magnitude de 7 pendant 30 secondes. Cette activité a pour but de sensibiliser la population aux gestes à faire au cas où la terre tremblerait.

Un sondage du BAC en 2017 a révélé que seulement 8 % de la population connaissait les actions à faire en cas de tremblement de terre, soit se baisser, s’abriter sous un meuble solide et s’agripper. « Près de 19 % auraient le réflexe de se déplacer sous un cadre de porte, mais ce n’est pas sécuritaire », dit Anne Morin, responsable des affaires publiques au BAC.

Une assurance peu populaire

Environ 84 % des Québécois croient que leur résidence n’est pas à risque de subir des dommages en cas de tremblement de terre. D’ailleurs, seulement 3 % d’entre eux ont l’avenant qui la protège contre ce sinistre, car cette protection n’est pas automatiquement incluse dans les polices d’assurance. La prime ainsi que les franchises élevées sont les raisons qui expliquent cette faible couverture.

Pourtant, le mouvement du sol peut endommager les fondations, faire éclater des vitres, toucher la brique et le mortier et provoquer des dommages aux cheminées.

« Un séisme de 6,5-7 peut occasionner des dommages coûteux, surtout si la fondation est touchée. Les résidences plus anciennes sont plus à risque, car elles n’ont pas été conçues pour résister à cela. »

— Anne Morin, responsable des affaires publiques au BAC

« Il ne faut pas non plus ignorer les risques de blessures en raison des objets qui tombent », ajoute-t-elle. 

Bien des Québécois croient que la province est peu touchée par les tremblements de terre. Pourtant, on en compte en moyenne 450 dans l’est du Canada chaque année. Les trois zones au Québec les plus souvent touchées sont : Charlevoix-Kamouraska, l’ouest du Québec et le Bas-Saint-Laurent jusqu’à la Côte-Nord.

La plupart des séismes sont faiblement ressentis, mais parfois la secousse s’avère plus violente. Le site internet La grande secousse recense le cas du Saguenay, en 1988. Ce tremblement de terre de magnitude 5,9 a été le plus fort enregistré chez nous au cours des 50 dernières années. Ce séisme a occasionné des dommages matériels et des pertes financières évalués à plusieurs millions de dollars. Ses effets se sont fait sentir jusqu’à Montréal et ont même causé des dommages, notamment à l’ancien hôtel de ville de Montréal-Est.

Sans vouloir alarmer la population inutilement, Maurice Lamontagne, séismologue pour Ressources naturelles Canada, rappelle tout de même que les risques d’une secousse importante au Québec sont réels. « Le 25 juin 2010, il y a eu un tremblement de terre d’une magnitude de 5 près de Val-des-Bois, en Outaouais. C’est toujours une question de temps avant que le prochain ne survienne. Il est certain que les gens âgés de 20 ans vont ressentir au moins une fois un tremblement de terre de 5 au cours de leur vie puisque c’est un phénomène qui revient en moyenne tous les 5 à 10 ans. »

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