Thaïlande 

« Les huit sont en bonne santé, pas de fièvre. Tout le monde est en bonne santé mentale. »

— Jesada Chokedamrongsuk, responsable du ministère de la Santé publique de la Thaïlande, à propos des huit premiers enfants extraits d’une grotte inondée. En fin de soirée, hier, cinq personnes étaient toujours coincées sous terre. (AFP)

Japon

Au moins 141 morts à la suite des violentes pluies

Les sauveteurs nippons étaient plus que jamais à pied d’œuvre ce matin (heure locale), avec des chances amoindries de découvrir des survivants dans les décombres et la terre séchée après les ravages des terribles pluies dans l’ouest du Japon, où au moins 141 personnes ont péri. Les autorités disent être sans nouvelles d’une dizaine d’autres habitants, a précisé Yoshihide Suga, porte-parole de l’exécutif, tandis que les médias donnaient un total bien supérieur. Les recherches et travaux de nettoyage se poursuivaient désormais sous un soleil de plomb, avec une température de 35 °C prévue à l’ombre, « et ce temps ensoleillé devrait durer une semaine au moins », a ajouté M. Suga. « Une grande vigilance » s’impose face au risque d’insolation et de coup de chaleur, ainsi qu’en raison des possibles nouveaux glissements de terrain, a-t-il insisté.

— Agence France-Presse

États-Unis

50 enfants migrants vont retrouver leur famille

Au moins 50 enfants migrants de moins de 5 ans séparés de leurs parents à leur arrivée aux États-Unis vont pouvoir retrouver leur famille dès aujourd’hui, tel qu’ordonné par un tribunal, a indiqué hier une avocate de l’administration Trump. La justice avait imposé cette date limite pour forcer le gouvernement américain à réunir les familles séparées à la frontière avec le Mexique. Cette cinquantaine d’enfants qui vont retrouver leurs parents ne représente cependant que la moitié de la centaine de jeunes visés par l’ordre de la cour. Lors d’une audience tenue hier, l’avocate du département de la Justice, Sarah Fabian, a reconnu que l’administration Trump ne serait pas en mesure de ramener tous les enfants à leurs parents avant la date butoir imposée par la cour. Plus de 2000 enfants ont été séparés de leurs parents par les autorités américaines de l’immigration à leur arrivée à la frontière sud des États-Unis au printemps. Le président Donald Trump a mis fin à la pratique le 20 juin en raison de l’indignation internationale qu’elle avait soulevée.

— Associated Press

Nicaragua

La reprise du dialogue compromise après des violences

La reprise du dialogue hier au Nicaragua semble compromise, au lendemain de violences ayant causé la mort d’au moins 14 personnes dans le sud-ouest du pays lors d’affrontements entre forces gouvernementales et opposants au président Daniel Ortega. Vendredi, l’Église catholique, qui fait office de médiatrice, avait annoncé une reprise du dialogue pour hier entre le gouvernement et l’opposition, alors que le pays est secoué depuis avril par une vague de contestation exigeant le départ du président. Mais cette nouvelle tentative, qui suit plusieurs rencontres sans résultat, semble incertaine après la violente incursion des forces antiémeutes et des paramilitaires dans les villes de Diriamba et de Jinotepe pour démanteler des barrages érigés par des opposants. Hier en milieu de journée à Diriamba, à 45 km de la capitale, un nouvel incident a opposé des dizaines de partisans du gouvernement au cardinal Leopoldo Brenes, archevêque de Managua et président de la Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN), et au nonce apostolique (ambassadeur du pape) Stanislaw Waldemar Sommertag. — Agence France-Presse

Éthiopie

L’Érythrée et l’Éthiopie annoncent ne plus être en guerre

Au lendemain d’un sommet historique de leurs dirigeants, l’Érythrée et l’Éthiopie ont signé hier, à Asmara, une déclaration formalisant leur rapprochement et mettant fin à 20 ans d’état de guerre. Le président érythréen Issaias Afeworki et le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont signé une « déclaration conjointe de paix et d’amitié », a annoncé le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel. « L’état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin. Une nouvelle ère de paix et d’amitié s’ouvre », selon ce texte. Le document confirme la reprise du commerce, des transports et des télécommunications, le rétablissement des relations diplomatiques et la mise en œuvre des décisions internationales sur la frontière commune. Le chef de cabinet de M. Abiy, Fitsum Arega, a ensuite indiqué sur Twitter que l’Éthiopie avait formellement demandé au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en visite hier à Addis Abeba, que soient levées les sanctions onusiennes à l’encontre de l’Érythrée. — Agence France-Presse

Turquie

Erdoğan nomme son gendre aux Finances

ANKARA — Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a entamé hier un nouveau mandat de cinq ans avec des pouvoirs renforcés, et dévoilé un gouvernement resserré au sein duquel il a confié à son gendre le poste clé des Finances.

M. Erdoğan, 64 ans, a prêté serment au Parlement, s’engageant notamment à préserver les principes de la Turquie laïque fondée par Mustafa Kemal Atatürk et à accomplir sa tâche d’une manière « impartiale ».

Au pouvoir depuis 2003, d’abord comme premier ministre puis président, M. Erdoğan a été réélu le 24 juin, remportant l’élection présidentielle dès le premier tour avec 52,6 % des voix, loin devant ses concurrents.

Après la prestation de serment, M. Erdoğan a déposé une gerbe au mausolée d’Atatürk avant de présider une cérémonie au palais présidentiel, inaugurant une nouvelle ère dans l’histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel.

Saluant « un nouveau début » pour la Turquie, il a promis, dans une apparente tentative d’apaiser une société extrêmement polarisée, de servir tous les Turcs.

Chute de la livre turque

Dans la soirée, il a dévoilé un nouveau cabinet de 16 ministres (contre 26 actuellement), dont le plus en vue est son gendre Berat Albayrak, qui s’est vu confier le portefeuille clé des Finances.

Marié à la fille aînée de M. Erdoğan, M. Albayrak, 40 ans, qui occupait depuis 2015 le poste de ministre de l’Énergie, a connu ces dernières années une irrésistible ascension.

Sa nomination aux Finances survient dans un contexte économique difficile avec une inflation élevée, une forte dévaluation de la monnaie et un important déficit des comptes courants, en dépit d’une croissance solide.

Les marchés, qui redoutent des pressions de M. Erdoğan sur la banque centrale, semblent avoir mal accueilli la nomination de M. Albayrak aux Finances, la livre turque chutant de 3,5 % dans la soirée pour s’échanger à 4,7 TRY pour 1 $.

L’accession de M. Erdoğan à cette « hyperprésidence » intervient près de deux ans après une tentative de coup d’État menée par des militaires factieux et suivie de vastes purges notamment au sein des forces armées, de la police et des administrations, avec l’arrestation ou le limogeage de dizaines de milliers de personnes.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.