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Second Cup crée un « buzz » avec le cannabis

Toronto — Le titre de Second Cup a bondi hier, après que l’entreprise eut fait savoir qu’elle envisage d’offrir un autre genre de « buzz » à ses clients en convertissant certains de ses cafés en boutiques de cannabis et, aux endroits où ce sera permis, en fumoirs.

Second Cup a indiqué s’être jointe à la société de services National Access Cannabis (NAC) pour créer et exploiter un réseau de magasins consacrés à la consommation récréative de cannabis.

L’annonce de la chaîne de cafés a dopé son action, qui a pris 35 % en cours de séance à la Bourse de Toronto pour se négocier à 3,70 $. Le titre a fini la journée à 3,54 $, en hausse de 29 %.

Cependant, aucun des deux partenaires ne détient encore de permis pour vendre de la marijuana ; l’entente reste donc conditionnelle à l’obtention du feu vert des gouvernements, ainsi que celui des franchisés et des propriétaires.

Si la réglementation le permet, les deux entreprises envisagent d’ouvrir des « salons » où le cannabis pourrait être consommé, a précisé le président du conseil de Second Cup, Michael Bregman.

Marché lucratif

Jadis un pionnier du secteur des cafés haut de gamme, Second Cup éprouve des difficultés à conserver sa place dans un marché de plus en plus concurrentiel. Il a perdu des parts de marché face à des acteurs plus dominants, comme Starbucks et Tim Hortons, ainsi que d’autres marques indépendantes de plus en plus populaires.

La deuxième chaîne de cafés spécialisés du pays a affiché un profit net d’à peine 110 000 $ pour son exercice 2017. Comme plusieurs autres entreprises canadiennes, elle espère obtenir une deuxième chance en s’emparant d’une partie du lucratif marché de la marijuana à des fins récréatives.

L’enseigne de NAC

Dans un communiqué commun, Second Cup et NAC ont indiqué que les établissements convertis, qui adopteront l’enseigne de NAC, se trouveraient initialement dans l’Ouest canadien, mais que leurs plans prévoyaient d’étendre le concept à d’autres provinces où les lois le permettraient.

NAC exploite un réseau de « cliniques » offrant services et conseils aux patients traités à l’aide de marijuana médicinale. Elle demandera des permis pour pouvoir vendre des produits du cannabis et travaillera avec Second Cup et ses franchisés pour construire ses « salons » de cannabis.

NAC a déjà signé des ententes de fourniture avec CannaRoyalty, un fournisseur californien de produits du cannabis, et d’autres sociétés.

Le Canada devrait légaliser le cannabis à usage récréatif plus tard cette année, mais le modèle de distribution différera largement d’une province à l’autre.

Revue boursière

L’inquiétude baisse sur les marchés

Wall Street a fortement avancé hier, avec la volonté du président Trump de réintégrer l’accord de libre-échange transpacifique, qui a dominé les craintes liées à un bombardement américain en Syrie.

Charpentes métalliques

Perte de 7,2 millions pour ADF

Le Groupe ADF a affiché hier une perte de 7,2 millions pour son exercice financier contre un bénéfice pour l’exercice précédent, une situation qu’il a attribuée à une charge fiscale non récurrente liée à ses activités américaines. Le fabricant de charpentes métalliques complexes de Terrebonne a indiqué que sa perte de 22 cents par action pour l’exercice clos le 31 janvier se comparait à un bénéfice de 1,5 million, ou 5 cents par action, pour l’exercice précédent. En excluant l’impact d’une radiation des actifs d’impôt différé liée à la réforme fiscale américaine, le dernier exercice du Groupe ADF se serait soldé par un bénéfice de 2,0 millions, ou 6 cents par action, a précisé l’entreprise. — La Presse canadienne

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