Boîte techno

La voiture Google Maps de demain, c’est vous !

Un des principaux fournisseurs de services de cartographie, dont les véhicules sillonnent les routes de la planète pour garder à jour l’atlas routier des différentes applications de navigation, a trouvé un moyen plus simple pour continuellement être à jour : la caméra de votre téléphone intelligent ! Mapbox fournit les données routières à des sociétés comme Snap et Tinder, et utilise déjà les données de positionnement GPS pour savoir si de nouvelles routes voient le jour ou si d’autres ne sont plus utilisées. Pour rendre cette information plus précise, sa technologie utilisera l’information provenant de la caméra frontale des téléphones de ses utilisateurs, a-t-on appris la semaine dernière.

Les données demeurent anonymes, mais l’information pourrait avoir une utilité plus grande qu’on le pense : l’entreprise cite en exemple la possibilité de calculer en temps réel le nombre de piétons qui traversent aux intersections d’une municipalité précise. Déjà, Mobileye, le spécialiste des systèmes de conduite autonome, aurait manifesté son intérêt pour utiliser ces données, selon ce que le PDG de Mapbox, Eric Gundersen, a affirmé à la publication américaine Wired.

Le chiffre de la semaine

100 millions d’euros (151 millions CAN)

La somme que compte débourser le gouvernement de la France afin d’aider des sociétés privées à acheter 5000 fourgons et 200 camions lourds à moteur à hydrogène. L’objectif de l’Hexagone est de trouver un remplacement viable au diesel dans le transport commercial de marchandises.

Land Rover veut des Robo-VUS au plus tard dans 10 ans

Le constructeur britannique Jaguar Land Rover a dévoilé le mois dernier les détails d’un investissement de 3,7 millions de livres anglaises (6,4 millions CAN) destiné à mettre au point un système de conduite autonome capable de piloter de gros VUS jusque dans les sentiers de hors-piste. En combinant des sonars, des caméras et des lidars, le constructeur pense qu’il sera possible de laisser un véhicule utilitaire, comme l’I-PACE qu’il compte prêter à la société Waymo, se déplacer même là où il n’y a pas de routes ni de signalisation routière, au plus tard en 2025.

Normalement, la conduite autonome exige un environnement contrôlé. D’où l’importance d’avoir des routes bien balisées, et même entièrement numérisées puis mémorisées par les ordinateurs de bord. Mais pour des marchés où le réseau routier n’est pas « idéal », comme la Russie, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient (ou même le Canada l’hiver), de tels systèmes sont limités. En revanche, ces marchés sont essentiels pour Land Rover, d’où son intérêt pour une technologie sur mesure pour ces environnements automobiles imprévisibles.

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