Partir en excursion hivernale du bon pied

La destination est choisie, l’équipement est prêt et les partenaires trépignent d’impatience à l’idée de se lancer à la conquête de l’arrière-pays québécois. Mais pour que l’aventure soit une réussite complète, il ne faut pas négliger les autres aspects de l’excursion : la nutrition, l’hydratation et la sécurité.

Les repas, une question d’équilibre

En excursion hivernale, notre moral et notre énergie dépendent en grande partie de l’alimentation. Mais comme on ne peut pas transporter son réfrigérateur sur son dos, la nourriture prévue, en plus d’être équilibrée et énergétique, doit être légère et compacte. Puisque le corps fournit un effort constant durant une activité extérieure, on choisit des aliments qui fournissent de façon équivalente des glucides, des protéines et des lipides. On opte de préférence pour des vivres qui ne nécessitent pas de préparation et qu’on peut grignoter pendant de courtes pauses. De cette façon, on bénéficie d’un apport énergétique continu sans alourdir le corps.

La boîte à lunch idéale

Alors, quoi inclure dans sa boîte à lunch ? Le fameux mélange du randonneur (arachides, noix, fruits séchés, graines de tournesol) est une valeur sûre. Plusieurs recettes sur le web existent pour cuisiner ses propres barres tendres dans toutes les variantes possibles à partir de ce mélange. On pourra également apporter de la viande séchée, des barres d’énergie protéinées, du chocolat et des barres de fruits, au goût. De la soupe ou du bouillon de poulet se traînent très bien dans un thermos et sont excellents pour se nourrir et se réchauffer pendant une sortie. Enfin, les conserves sont à éviter, puisqu’elles sont lourdes et encombrantes.

S’hydrater

La soif se fait moins ressentir en hiver. Mais quelle que soit la saison, le corps éprouve toujours les mêmes besoins en hydratation. Une mauvaise hydratation peut entraîner de moins bonnes performances à l’effort et occasionner des maux de tête. Il est recommandé de boire deux tasses (500 mL) de liquide dans les deux heures précédant la sortie. On privilégie des liquides comme l’eau, le lait, le jus, le thé ou les bouillons. Pendant l’activité, on devrait boire toutes les 30 minutes de 125 à 250 mL d’une boisson contenant des glucides, comme du Gatorade ou du jus coupé avec de l’eau. Après l’exercice, il ne faut pas négliger la réhydratation du corps. Il est conseillé de boire jusqu’à ce que l’urine devienne claire.

Sécurité :  les essentiels

Même les athlètes chevronnés ne sont pas à l’abri d’un bris d’équipement ou d’une blessure qui les obligerait à rester immobilisés quelques heures avant que les secours arrivent. En situation de survie, le froid est l’ennemi numéro un. Quiconque s’aventure dans l’arrière-pays devrait être en mesure d’allumer un feu avec les moyens du bord et maîtriser certaines techniques de base, comme les premiers soins en milieu sauvage et l’orientation avec carte et boussole. Aussi, on apportera dans son sac à dos quelques essentiels, comme un appareil de communication satellite, deux briquets, un couteau à lame fixe, un sifflet de plastique, une couverture isolante et une lampe frontale. Plusieurs centres de plein air comme Kanatha-Aki à Val-des-Lacs, dans les Laurentides, offrent des stages de survie en forêt des plus utiles.

Se préparer au pire

Impossible d’aborder les sports hivernaux sans mentionner les risques d’avalanches, qui sont bien réels en zone montagneuse. Dans l’histoire moderne du Canada, on a déploré la mort de 766 personnes dans des avalanches, et 90 % des cas accidentels étaient déclenchés par les victimes. Se préparer à une telle éventualité est par conséquent la meilleure façon d’éviter un drame. L’organisme Avalanche Québec offre des formations pour le grand public, question de connaître les bonnes pratiques à adopter pendant les sorties et les techniques pour se sortir du pétrin, si nécessaire.

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